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Si les derniers jours ont été mouvementés pour Pierre-Luc Dubois, ils l'ont été tout autant pour son père Éric Dubois, qui a non seulement vu son fils changer d'adresse, mais également rejoindre l'organisation pour laquelle il travaille.

Éric, qui occupe le poste d'entraîneur adjoint du Moose du Manitoba, le club-école des Jets de Winnipeg dans la Ligue américaine de hockey (LAH), est passé par toute la gamme des émotions depuis que Pierre-Luc a été échangé.
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Il a d'abord dû composer avec les rumeurs de transaction au sujet de son fils, puis, comme tout le monde, il a appris que Pierre-Luc passait des Blue Jackets de Columbus aux Jets en retour des attaquants Patrik Laine et Jack Roslovic, samedi.
« Il m'appelait pratiquement chaque heure pour me parler des différents endroits où il pourrait aboutir », a raconté Éric en visioconférence, lundi. « Il me demandait si j'entendais parler de quoi que ce soit à Winnipeg. Il m'a même réveillé deux fois durant la nuit. La troisième fois qu'il m'a appelé, j'ai mis mon téléphone en mode silence parce que j'étais fâché et que je devais dormir.
« Ç'a été plutôt fou d'anticiper où il pourrait être échangé, et nous sommes devenus fébriles en voyant que les Jets étaient dans la course. En même temps, nous étions un peu nerveux du fait qu'il soit échangé au sein de l'organisation pour laquelle je travaille. Nous avons vécu des choses différentes vendredi et samedi, mais au final, quand la poussière est retombée, nous étions heureux. »
On devine que les dernières semaines ont apporté leur lot de stress pour Dubois et sa famille. Au début de la saison, l'entraîneur des Blue Jackets John Tortorella a révélé que son joueur de centre avait demandé une transaction, et tout ça a culminé avec Dubois qui a été cloué au banc dans une défaite de 3-2 en prolongation contre le Lightning de Tampa Bay, jeudi.
Dans ces circonstances, Dubois n'a pas connu un très bon début de saison, inscrivant seulement un but en cinq matchs et affichant un différentiel de moins-2. La saison dernière, il a été le meilleur pointeur des Blue Jackets avec 49 points (18 buts, 31 passes) en 70 rencontres.
« Nous ne savons pas tout ce qui s'est passé [lorsqu'il a été cloué au banc], a dit Éric. Même moi je ne le sais pas, nous n'en avons pas parlé. Mais la bonne nouvelle, c'est qu'il est heureux de jouer ici. J'ai eu une bonne conversation avec Paul [Maurice, l'entraîneur des Jets], et il est emballé. Il s'agit d'un nouveau chapitre pour lui. Vous allez voir rapidement qu'il oublie ce qui s'est produit dans le passé. »
Éric a souligné à quel point il était fier de son fils et de la manière dont il s'était comporté dans toute cette histoire. Dubois a 239 matchs d'expérience dans la LNH derrière la cravate, ce qui fait en sorte qu'on oublie qu'il n'a que 22 ans. Difficile, dans le contexte, de faire abstraction de ce qui se passe à l'extérieur de la patinoire, d'être à son mieux sur la glace et de mettre des points au tableau.

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« Quand rien ne nous tracasse, c'est facile de bien jouer, a argué Éric. Quand tu as beaucoup de tracas et de distractions, ce n'est pas toujours facile. Je pense qu'il va sortir grandi de cette expérience-là. Ça n'a pas été facile.
« C'était une tempête, et il a passé à travers. Je ne suis pas inquiet pour lui pour ce qui s'en vient. »
Un père d'abord et avant tout
Dubois s'amène dans l'organisation au sein de laquelle travaille son père depuis la saison 2016-17, mais ce dernier s'est assuré d'éliminer toute ambiguïté quant à la ligne à tracer entre ses rôles de père et d'entraîneur.
Même s'il a déjà dirigé Pierre-Luc lorsqu'il était plus jeune, Éric est un père avant tout et quand il entre au travail, c'est pour veiller au développement des défenseurs de l'organisation des Jets uniquement.
« Après mon travail, je suis un père, et s'il a besoin de moi ou de parler, je serai là pour lui, a dit Éric. La limite, elle est là. Je serai un père d'abord et avant tout. Il y a un excellent personnel d'entraîneurs avec les Jets, et je vais les laisser faire leur travail. »