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RALEIGH, N.C. - Cam Ward a connu un début de carrière dans la LNH incroyable, avec une conquête de la Coupe Stanley et du trophée Conn-Smythe, remis au joueur par excellence des séries éliminatoires, en 2006.

Mais il n'y a pas qu'en début de carrière qu'il a vécu de beaux moments. Un de ses plus mémorables s'est déroulé en 2019, avec les Blackhawks de Chicago. Et pourtant, il espérait ne pas avoir à vivre une telle expérience.
« J'avais toujours cru que je ne voudrais pas jouer un match en plein air. En tant que gardien, j'allais avoir froid! », a raconté Ward.
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Mais le portier a complètement changé d'avis lorsqu'il a été le partant des Blackhawks lors de la Classique hivernale 2019 au Notre Dame Stadium de South Bend, en Indiana. Il a réalisé 32 arrêts, mais Chicago s'est incliné 4-2 contre les Bruins de Boston devant 76 126 spectateurs.
« Je dois le dire, ç'a été une des plus belles expériences de ma carrière. C'est vraiment très haut sur ma liste », a-t-il souligné.
Ward a amorcé sa carrière de 14 saisons dans la LNH avec les Hurricanes de la Caroline, eux qui, pour la première fois de leur histoire, seront les hôtes d'un match en plein air. Ce sera la 37e fois que la LNH tient un tel événement, puis une première en Caroline du Nord. La rencontre opposera les Hurricanes aux Capitals de Washington lors de la Série des stades 2023 Navy Federal Credit Union au Carter-Finley Stadium de Raleigh, le 18 février.
« Je suis vraiment heureux pour les joueurs qui n'ont pas eu cette chance de jouer un match en plein air, et je suis content pour la ville de Raleigh et les partisans, les 'Caniacs', a affirmé Ward. Ils vont offrir un très bon spectacle. Ce sera une expérience vraiment mémorable pour tout le monde. Et ce sera de surcroît au Carter-Finley, un très bel endroit pour tenir un match à l'extérieur. »
Ward a disputé 701 matchs en saison dans la LNH, au 29e rang de l'histoire. Les blessures ont écourté sa carrière, alors que des ennuis chroniques au genou l'empêchaient de s'entraîner ou de s'échauffer convenablement.
« Quand la fin de ma carrière est arrivée, je le savais que c'était terminé, a-t-il raconté. Quand je jouais, mon père répétait : 'Plus tu as du plaisir, mieux tu vas faire'. C'était devenu évident que je n'avais plus autant de plaisir en fin de carrière. J'étais trop souvent blessé. Mon corps a commencé à me lâcher. Je savais que le temps était venu. »
La transition de joueur actif à retraité n'a pas été facile.
« Très honnêtement, ç'a pris du temps. C'est difficile, du jour au lendemain, d'être à l'arrêt. Une fois que tu es à la retraite, tu es à la retraite. C'est une pilule difficile à avaler », a confié le principal intéressé.
Ward a amorcé son après-carrière à Raleigh et s'est fié aux amitiés créées lors de son passage avec les Hurricanes.
« J'ai rencontré plusieurs bonnes personnes par l'entremise du hockey, particulièrement ici. Je suis de retour maintenant. Je regarde davantage de matchs, j'amène mon fils aux matchs. Je suis détenteur de billets de saison, j'ai donc l'occasion de partager des souvenirs avec mes enfants et pouvoir regarder plus de hockey », s'est-il réjoui.
Lorsque Ward regardera le match de la Série des stades la semaine prochaine, il aura sans doute en mémoire l'imprévisible joie de disputer une rencontre à l'extérieur. Un des nombreux moments de sa carrière pour lesquels il a de la gratitude.
« Je suis reconnaissant d'avoir pu obtenir le départ ce soir-là (à South Bend) et d'avoir pu vivre cette expérience. Considérant que ça fait quatre ans que je suis à la retraite, je peux dire que le temps passe vite. Il ne faut pas oublier de chérir les différents moments vécus lors de notre carrière », a conclu Ward.