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MILAN – Personne n’a besoin de le dire. Tout le monde le sait.

Le tournoi de hockey masculin des Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026 est en mode éliminatoire. Pour Équipe Suède, cela signifie que chaque match pourrait être le dernier aux Olympiques pour quelques-uns des vétérans du « Tre Kronor ».

Les Suédois ont défait Équipe Lettonie 5-1 au Santagiulia Arena mardi en ronde de qualification pour atteindre la phase des quarts de finale, où ils affronteront les États-Unis mercredi (15 h 10 HE; Peacock, NBC, ICI Tele, CBC Gem, CBS [JIP], SN, TSN [JIP]).

Le gardien Jacob Markstrom a 36 ans. L’attaquant Marcus Johansson en a 35, tout comme les défenseurs Victor Hedman et Erik Karlsson. Le défenseur Oliver Ekman-Larsson a 34 ans, le capitaine Gabriel Landeskog, 33. Six autres joueurs ont 32 ou 31 ans.

Qui sait s’ils auront la chance de jouer pour leur pays à nouveau dans quatre ans?

« Je ne pense pas que ç’a besoin d’être un sujet de discussion, a dit le défenseur de 25 ans Rasmus Dahlin. Nous savons qui sont les joueurs. En tant que l’un des jeunes, je veux vraiment les rendre heureux et jouer pour eux. Ça pourrait être leur dernière occasion, alors il faut en soutirer quelque chose de bon. »

Ekman-Larsson, Johansson, Karlsson et Landeskog ont fait partie de l’équipe de la Suède qui a gagné la médaille d’argent à Sotchi, en 2014, lors des derniers Olympiques avec des joueurs de la LNH. Ils ont attendu 12 ans pour revivre l’expérience. Les autres membres de l’équipe ont attendu toute leur vie pour obtenir cette première occasion.

Markstrom occupe le deuxième rang de l’histoire de la LNH parmi les gardiens nés en Suède pour les victoires (256) et les matchs joués (564), derrière Henrik Lundqvist dans les deux catégories (459 et 887, respectivement).

« Je suis un des 25 joueurs qui représentent mon pays aux Olympiques, a dit Markstrom. J’ai attendu 36 ans pour avoir cette première occasion. C’est un sentiment incroyable, mais je ne veux pas que ça se termine. Nous devons continuer de tout donner. »

Hedman a remporté la Coupe Stanley avec le Lightning de Tampa Bay en 2020 et en 2021. Il a mis la main sur le trophée Norris (meilleur défenseur) en 2017-18 et sur le trophée Conn-Smythe (joueur par excellence des séries éliminatoires) en 2020.

« Ça va vite. Il faut savourer chaque seconde, a dit Hedman, qui a raté 34 matchs cette saison en raison de blessures. Je l’ai dit aux autres gars – en étant un peu égocentrique – que c’était très important pour moi d’avoir ce match additionnel. Je n’ai pas joué beaucoup cette année, alors je voulais retrouver mon timing et mes jambes et me préparer pour demain. »

Karlsson a remporté le trophée Norris trois fois – avec les Sénateurs d’Ottawa en 2011-12 et 2014-15, puis avec les Sharks de San Jose en 2022-23. Il est huitième dans l’histoire de la LNH chez les joueurs nés en Suède avec 905 points (204 buts, 701 passes) en 1135 matchs. Parmi les défenseurs, il occupe le deuxième rang. Seul Nicklas Lidstrom le devance avec 1142 points (264 buts, 878 passes) en 1564 matchs, et il est tout juste devant Hedman, qui a inscrit 807 points en 1152 rencontres.

« Je suis venu ici pour jouer ces matchs-là, a commenté Karlsson. Je pense que c’est pareil pour tout le monde. Nous nous attendions à affronter [les Américains], et nous aurons l’occasion de le faire demain. Ça va être amusant. Ce sera un bon défi et une belle expérience. Nous allons nous préoccuper des choses que nous pouvons contrôler. Peu importe ce qu’ils font, ça ne devrait pas nous déranger. Nous espérons seulement que notre rendement sera meilleur que le leur. »

Puis il y a Landeskog. Ce dernier a soulevé la Coupe Stanley à titre de capitaine de l’Avalanche du Colorado en 2022, avant de passer presque trois ans sur la touche à se battre avec des problèmes de genou. Il ne savait pas s’il aurait la chance de jouer à Milan.

S’il y a une personne qui sait à quel point cette expérience est précieuse, c’est bien lui.

« C’est maintenant que le plaisir commence, n’est-ce pas? a dit Landeskog. On ne regarde jamais trop loin. Il faut garder les deux pieds sur terre. Présentement, l’important est que nous nous regroupions et que nous reconnaissions que nous avons bien fait, tout en comprenant que nos adversaires de demain seront à un autre niveau. Il faut également réaliser que c’est une chance inouïe de montrer ce dont nous sommes capables. Je suis fébrile, j’ai très hâte à ce match. »

Suède. États-Unis. Les quarts de finale aux Olympiques. Un enjeu tellement grand.

La victoire ou un retour à la maison. Pour certains, peut-être la fin d’un chapitre.

« Que ce soit l’an dernier ou il y a 12 ans, si vous m’aviez dit que j’aurais la chance de jouer en quarts de finale contre les États-Unis, j’aurais été plus que ravi », a dit l’attaquant Mika Zibanejad, qui en est à ses premiers Olympiques à 32 ans. « Tu dois affronter de bonnes équipes à un moment ou à un autre. C’est évidemment un gros défi. Nous savons la force qu’ils représentent, mais nous sommes fébriles. »

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