Seth Jones FLA

CHICAGO – Seth Jones ne sait pas exactement pourquoi il connaît un aussi bon début de saison. 

« Je joue simplement au hockey. Je ne pense pas trop sur la glace », a avancé le défenseur des Panthers de la Floride la semaine dernière. « Nous pratiquons un bon système et je suis entouré d’excellents joueurs. J’ai donc bénéficié de tout ça en ce début de saison.

« Je tente de bouger mes pieds chaque jour et d’être le meilleur joueur que je peux être. »

Ce sont justement ses pieds, ou du moins un d’entre eux, qui ont poussé Jones à rater la fin de la dernière saison. Il a subi une fracture à un os d'un pied le 7 avril et a raté les trois dernières parties de la saison. 

Il est toutefois de retour en force cette saison et il va tenter de poursuivre sur sa lancée alors que les Panthers (8-5-2) vont affronter l’une de ses anciennes équipes, les Blackhawks de Chicago (4-10-1), au Amerant Bank Arena mercredi (19 h 30 HE; HBO MAX, truTV, TNT). 

Jones a récolté 18 points (deux buts, 16 passes) en 15 matchs, ce qui le place au deuxième rang chez les Panthers derrière l’attaquant Matthew Tkachuk, auteur de 21 points (quatre buts, 17 passes) en 15 parties. Jones partage aussi le premier rang de l’équipe avec Tkachuk au chapitre des points en avantage numérique (11).

WPG@FLA: Jones surprend Daws en A.N.

L’arrière de 32 ans passe en moyenne 25:02 par match sur la glace, un peu plus de quatre minutes de plus que n’importe lequel de ses coéquipiers. Le défenseur Gustav Forsling arrive au deuxième échelon avec une moyenne de 21:00 par rencontre.

« Il est fantastique. Il est un véritable bourreau de travail, a vanté l’attaquant des Panthers Carter Verhaeghe. Il fait absolument tout pour nous. Il écoule des punitions, il joue en avantage numérique et il transporte la rondelle. Il est un défenseur complet, et c’est super de voir qu’il joue à la hauteur de son talent. »

Jones et les Panthers sont déterminés à renouer avec le hockey qui a permis à la Floride de soulever la Coupe Stanley en 2024 et 2025. Acquis par les Panthers des Blackhawks le 1er mars 2025, Jones a joué un rôle important dans la deuxième conquête. La saison dernière, les Panthers ont toutefois été plombés par les blessures et ne se sont pas qualifiés pour les séries éliminatoires.

L’entraîneur des Panthers Paul Maurice a mentionné que le bon départ de Jones avait aidé les Panthers, surtout en avantage numérique, même si le jeu de puissance a connu un « départ très difficile » avec un rendement de 1-en-28 au cours des cinq premiers matchs, au cours desquels ils ont même accordé un but en infériorité numérique. Au cours des 10 derniers matchs cependant, le jeu de puissance de la Floride montre un rendement de 15-en-40 (37,5 %), ce qui leur vaut le troisième rang de la LNH derrière les Oilers d’Edmonton (39,5 %) et les Ducks d'Anaheim (38,2 %) au cours de cette séquence. 

« Ce que nous aimons le plus, c’est qu’il tente d’exercer une influence sur le jeu, a noté Maurice. Il tente de faire en sorte que la rondelle se rende à l’autre bout de la patinoire en la transportant et en réalisant des jeux, mais il ne le fait pas au détriment de son jeu défensif et de ses autres responsabilités.

« Lui et (son partenaire à la ligne bleue) Niko Mikkola sont très, très importants pour nous. Nous avons perdu les services (du défenseur) Aaron (Ekblad) pendant quelques matchs lorsqu’il a eu un enfant et que Gustav était aussi absent. Ces deux joueurs ont joué un rôle crucial. »

Mikkola, qui a été le principal comparse de Jones depuis l’arrivée de ce dernier en Floride, affirme qu’il est clair que la confiance de son partenaire est en hausse cette saison.

« Il patine bien. J’ai l’impression qu’il est encore plus rapide qu’avant, a affirmé Mikkola. Il l’était déjà, mais maintenant, c’est comme s’il volait sur la glace. Il bouge ses jambes, il fait les bons jeux. Nous nous comprenons assez bien et ça nous rend la vie plus facile sur la patinoire. »

Attendez… Le joueur qui s’est cassé un os de pied, peut-être même deux de son propre aveu, est plus rapide qu’avant?

« Oui, je sais! Mais je l’ai perçu assez rapidement. Le calendrier préparatoire a été court, mais déjà, nous le voyions aller sur la glace », a répliqué son partenaire.

Cette blessure à un pied fut la deuxième de Jones la saison dernière. La première? Pire encore.

L’Américain a été atteint par un tir en hauteur lors de la Classique hivernale à Miami le 2 janvier, le jour même de sa nomination au sein de l’équipe américaine pour les Jeux de Milano Cortina. Son baptême olympique n’aura finalement jamais eu lieu.

« Ce fut malheureux. Nous vivions des bons moments, le match en plein air est arrivé, et voilà qu’en première période, je me blesse, a-t-il raconté. J’ai ensuite eu d’autres problèmes à mi-chemin dans ma convalescence, puis j’ai raté les Olympiques. J’ai vécu les hauts, puis les bas. Mais c’est la vie et tu dois continuer à avancer. J’ai été malchanceux de rater les JO, mais je suis heureux que les États-Unis aient remporté l’or. »

Quelques mois plus tard, Jones est en santé, heureux et il joue « assez bien » – un euphémisme. À 32 ans, il a trouvé des moyens de s’améliorer.

« J’ai fait du chemin pour devenir plus patient. Je ne force plus les choses, a-t-il conclu. J’avais l’habitude de forcer le jeu dans les dernières années, mais désormais, je suis patient avec notre système. Je laisse le jeu venir à moi. Il faut trouver l’équilibre. Se porter à l’attaque, oui, mais aussi laisser le jeu venir à soi et comprendre les situations. »

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