MERCER BADGE CHAUMONT

MONTRÉAL – Dawson Mercer a porté l’uniforme des Jets de Winnipeg pour une première fois à la Classique Héritage au Princess Auto Stadium. Depuis ce match en plein air qui s’est soldé par un revers de 2-1 contre les Canadiens de Montréal, les Jets ont perdu quatre autres matchs.

Voilà donc qu’ils débarquent à Montréal avec une vilaine séquence de neuf revers d’affilée (0-7-2). Cette glissade a fait en sorte que Scott Arniel doit maintenant répondre sur une base pratiquement quotidienne à des questions concernant son futur comme entraîneur en chef.

Acquis comme l’une des pièces principales de l’échange ayant fait passer Connor Hellebuyck aux Devils du New Jersey le 23 octobre, Mercer rêvait probablement à un contexte plus favorable pour ses premiers pas avec sa nouvelle équipe.

« Je cherche juste à me sentir de plus en plus à l’aise, a dit Mercer à sa sortie d’un entraînement optionnel sur la glace du Centre Bell. J’apprends encore des trucs sur notre système de jeu et je découvre mes coéquipiers. Nous nous retrouvons sur la route depuis quelques jours, alors c’est plus facile de créer des liens.

« Mais je peux vous dire que les derniers jours étaient assez chaotiques pour moi, a-t-il poursuivi. Je me suis fait échanger et dès le lendemain, je participais à la Classique Héritage. C’était une expérience cool, mais ça venait avec encore plus de chaos. Je n’avais même pas encore vécu un entraînement à l’aréna principal des Jets. Je n’ai pas encore eu le temps de m’installer à Winnipeg. Nous avons joué un autre match à la maison après la Classique et nous sommes partis sur la route après ça. »

À ses cinq premiers matchs avec les Jets, Mercer a récolté deux passes et il joue en moyenne 15 min 59 s. Face au CH, il devrait se retrouver à l’aile gauche du troisième trio avec Morgan Barron et le jeune Viggo Bjorck.

« C’est un nouveau départ pour moi, a rappelé l’attaquant de 25 ans. Je joue dans une nouvelle ville et je me retrouve maintenant dans l’Association de l’Ouest. Il y a plusieurs ajustements. Mais je veux en profiter. J’espère que cet échange sera bon pour ma carrière. »

En conférence de presse à l’extérieur du vestiaire de l’équipe adverse mardi, Arniel a parlé du contexte étrange dans lequel son nouvel attaquant doit naviguer.

« Il y avait beaucoup de nervosité pour lui à son tout premier match avec nous, a souligné l’entraîneur en chef. J’avais aimé son match pour un joueur qui avait encore besoin de connaître notre système. Mais il s’améliore à chacun de ses matchs. Je peux l’utiliser un peu partout : en avantage numérique et en désavantage numérique, au sein de mon top-6, au sein d’un trio défensif ainsi qu’au centre comme à l’aile. »

Originaire de Terre-Neuve-et-Labrador, comme Alex Newhook chez le CH, Mercer avait le sourire au visage en décrivant son passage à Montréal.

« Pour moi, c’est comme un match à la maison puisque géographiquement, c’est l’endroit le plus proche de ma province natale, a-t-il répliqué. J’ai joué dans la LHJMQ pour les Voltigeurs de Drummondville et les Saguenéens de Chicoutimi, alors c’est toujours plaisant de revenir au Québec. Ce voyage serait encore plus agréable avec une victoire. »