TORONTO – Mats Sundin croit que certains gardiens ont une aura qui se répercute sur toute l’équipe.
C’est la raison pour laquelle le conseiller principal des Maple Leafs de Toronto a milité pour l’acquisition de Sergei Bobrovsky l’été dernier. Le double champion de la Coupe Stanley (2024, 2025) a signé un contrat de trois ans comme joueur autonome sans compensation le 1er juillet.
« Quand vous avez un gardien de la trempe de Bobrovsky ou Henrik Lundqvist, ç’a un impact sur toute l’équipe, sur la confiance des joueurs », a dit Sundin à LNH.com. « Et ça te donne une chance de gagner chaque soir. »
Bobrovsky obtiendra le départ pour les Maple Leafs contre le Mammoth de l’Utah au Scotiabank Arena mardi (19 h HE; TSN4, Utah16, Mammoth+). Il pourrait dépasser Lundqvist (459) pour le plus de victoires par un gardien né à l’extérieur de l’Amérique du Nord dans l’histoire de la LNH.
Sundin était un coéquipier de Lundqvist et le capitaine de la Suède aux Jeux olympiques de Turin en 2006. Il se souvient du sentiment que le gardien avait insufflé à son équipe, en route vers la médaille d’or.
« Il a joué à un niveau que peu de gardiens européens sont parvenus à offrir, s’est remémoré Sundin. Il y a seulement quelques gardiens de ce calibre dans le hockey suédois. Quand Lundqvist est arrivé, c’est la première fois que le hockey suédois a réalisé qu’il avait une chance de gagner l’or olympique. »
Sundin espère maintenant que l’acquisition de Bobrovsky aura un effet similaire chez les Maple Leafs. Mais jusqu’ici, les résultats sont mitigés. Bobrovsky montre un dossier de 3-5-2 avec une moyenne de buts alloués de 3,29 et un pourcentage d’arrêts de ,885 en 10 matchs. Il a accordé au moins trois buts dans neuf de ces rencontres.
La décision de lui confier le départ mardi est prise depuis un bout de temps.
« J’en ai parlé avec vous (les médias) aujourd’hui plus qu’avec mon personnel et la direction de l'équipe au cours des deux dernières semaines », a lancé l’entraîneur Jim Hiller.
L’ailier des Maple Leafs William Nylander avait 9 ans quand son père, Michael, s’est joint aux Rangers de New York en 2005-06, la première saison de Lundqvist dans la LNH. William a mené la Suède au chapitre des points (14) aux côtés de Lundqvist quand la Suède a remporté la médaille d’or au Championnat du monde de la FIHG 2017.
« Bobrovsky et Lundqvist sont géniaux, ils sont déterminés et ils sont toujours à leur mieux chaque jour, a affirmé Nylander à LNH.com. « Des compétiteurs exceptionnels. C’est la raison pour laquelle ils ont atteint de tels sommets, et Bobrovsky est encore en ascension. Bien sûr (qu’ils ont une aura). Quand tu domines le hockey depuis aussi longtemps, tu transportes cette aura. Ils sont deux gars fort sympathiques aussi. »
On croyait qu’Anthony Stolarz pourrait obtenir un deuxième départ consécutif après que Bobrovsky eut accordé cinq buts, incluant le but vainqueur à Brandon Montour avec 33 secondes à faire en troisième période, dans une défaite de 5-4 contre le Kraken de Seattle le 28 octobre. Moins d’une minute auparavant, Auston Matthews avait créé l’égalité 4-4, alors que les Maple Leafs tiraient de l’arrière 4-2 au début du troisième engagement.
« J’ai tellement de bonnes choses à dire à propos de lui », a dit Matthews à LNH.com. « Honnêtement, il est un véritable professionnel dans sa façon de se comporter, dans son état d’esprit et dans sa perspective.
« Avec les succès qu’il a connus durant toute sa carrière, il apporte une perspective unique en termes de préparation et de concentration. C’est un plaisir de le côtoyer, d’être son coéquipier et d’apprendre de lui, de voir ce qu’il fait jour après jour. C’est vraiment spécial, mais honnêtement, plus tu passes de temps avec lui, plus tu constates sa façon de se préparer et son niveau d’attention aux détails. Ce n’est pas une surprise qu’il ait connu une telle carrière. »
Bobrovsky vient de connaître l’une de ses pires saisons en carrière dans la LNH sur le plan des statistiques, alors qu’il disputait la dernière campagne d’un contrat de sept ans signé avec les Panthers de la Floride le 1er juillet 2019. Les Maple Leafs ont fait le pari que ses difficultés – une fiche de 27-23-1 avec une moyenne de 3,07 et un taux d’efficacité de ,877 – étaient dues aux nombreuses blessures à des joueurs clés des Panthers plutôt qu’au fait que Bobrovsky arrivait à la fin de la trentaine.
Il faut toutefois attribuer du mérite à Bobrovsky : malgré la tempête, il a constamment gardé confiance en son jeu.
« C’est gros pour un gardien, a affirmé Stolarz. Quand tu es en confiance et que tout le monde le sait, tu peux être un peu intimidant pour l’adversaire.
« Avoir la mémoire courte est important pour un gardien. Tu dois tout oublier, peu importe ce qui se produit, et je trouve que Bobrovsky fait bien ça. Il a tout vécu dans sa carrière, et il n’y a aucun doute que nous avons hâte de le voir rebondir. »
Les Maple Leafs, sixièmes dans la très relevée section Atlantique, espèrent que ça se produira rapidement.




















