MONTRÉAL – À certains moments de son séjour de deux saisons chez les Penguins de Pittsburgh, David Perron n’aurait jamais pensé se tenir devant les médias montréalais, un matin de décembre 2025, pour discuter du 1200e match de sa longue et fructueuse carrière.
Il était loin de s’en douter à l’époque, mais il était à peine à la moitié du parcours. Et le meilleur était à venir.
« Quand j’ai été échangé aux Penguins de Pittsburgh, je pensais que j’allais vivre les meilleurs moments de ma carrière, a expliqué le vétéran des Sénateurs d’Ottawa. J’aimais l’équipe, l’organisation et les gars étaient incroyables. Mais ça ne cliquait tout simplement pas de mon côté. »
En 86 matchs répartis sur deux saisons, il avait été limité à 16 buts et 38 points. Un peu plus d’un an après son acquisition, il était échangé aux Ducks d’Anaheim. C’est là qu’il a eu son deuxième souffle.
« C’était un peu le moment do or die de ma carrière, a-t-il réfléchi. Il fallait que je trouve le moyen de jouer du bon hockey. J’ai eu la chance de jouer avec Ryan Getzlaf, et ç’a probablement été la meilleure chose qui pouvait m’arriver. Il m’a montré comment jouer en zone offensive, comment gagner mes batailles et être fort sur la rondelle.
« J’ai pris ça, et je n’ai plus regardé derrière. »
Depuis qu’il a quitté les Penguins et qu’il a remis la suite de sa carrière en doute, Perron a disputé 658 autres matchs, inscrit 189 buts et récolté 484 points. Deux ans après sa renaissance californienne, il participait à sa première finale de la Coupe Stanley dans l’uniforme des Golden Knights de Vegas.


















