visuel poulin chaumont

CRANBERRY, Pennsylvanie – Samuel Poulin garde un souvenir de son combat contre Jared Davidson. Quatre jours après le passage des Penguins à Montréal, l’attaquant de 24 ans a des ecchymoses sous chacun de ses yeux.

Poulin a donc le visage décoré de jaune et de noir, les couleurs du logo des Penguins.

À quelques heures d’un deuxième match préparatoire face aux Red Wings de Detroit, mais cette fois au PPG Paints Arena de Pittsburgh, le choix de premier tour (21e au total) en 2019 a décrit la robustesse comme un atout à incorporer à son jeu.

« Oui, j’aimerais ajouter cette carte. Quand tu parles avec à des dirigeants, peu importe l’équipe, ils aiment voir du caractère chez un joueur, a dit Poulin. Nous n’avons pas bien joué en séries l’an dernier dans la Ligue américaine. Je trouvais que je ne prenais pas assez mon aise. Je voulais travailler sur mon aspect physique. J’ai besoin d’être plus robuste. Il y a de nouveaux entraîneurs à Pittsburgh et j’ai besoin de gagner des points. »

« J’ai bien joué à Montréal, a-t-il poursuivi. C’était un premier match préparatoire. Le jeu était décousu assez souvent, mais ça restait bien. J’étais heureux de mon match. J’ai sorti une grosse mise en échec (contre Alex Belzile) et je me suis battu (contre Davidson). J’ai ajouté un peu de punch à mon match. Je me suis bien débrouillé aussi dans les matchs intraéquipe. »

photo Poulin Chaumont

Face aux Wings vendredi soir à Pittsburgh, Poulin a patiné à l’aile gauche du quatrième trio avec Nolan Renwick et Aidan McDonough. Utilisé pour un peu plus de 13 minutes, il a décoché deux tirs, distribué une mise en échec et bloqué un tir dans un gain de 3-2.

Il a connu un match honnête, mais Dan Muse, le nouvel entraîneur en chef, ne lui a pas offert plusieurs occasions pour sortir du lot.

En confiance et dans un bon état d’esprit

Poulin n’a pas participé à l’entraînement vendredi avec Marc-André Fleury, Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Kristopher Letang. Le Québécois avait sauté sur la glace quelques minutes plus tôt avec les autres joueurs qui affrontaient les Red Wings.

À sa sortie de l’entraînement matinal, Poulin s’est dirigé vers l’un des vestiaires secondaires. Il se retrouvait avec un autre groupe d’espoirs et plusieurs joueurs destinés à ouvrir la saison dans la Ligue américaine avec les Penguins de Wilkes-Barre/Scranton.

Il s’agit d’un simple détail. Mais c’est aussi une illustration des probables plans des Penguins à son égard. Il n’y a pas de place pour lui, du moins pour l’instant, au sein de l’équipe de Crosby.

« J’aimerais ça me retrouver dans le gros vestiaire, a-t-il affirmé en entrevue avec LNH.com et RDS.ca. Mais ça reste des choses externes. Je ne contrôle pas ça. Je me concentre sur mon camp. Je veux bien jouer. Le vestiaire n’a pas trop d’importance. Je désire juste bien jouer. »

Poulin a connu sa meilleure saison l’an dernier dans la Ligue américaine avec 43 points (19 buts, 24 passes) en 57 matchs. Il a aussi obtenu une passe en sept rencontres dans la LNH avec les Penguins.

« Je crois en mes chances, a-t-il répliqué. C’est mon but depuis toujours, mais encore plus depuis le début de l’été. Je suis plus en confiance. J’ai fait ce que j’avais à faire durant l’été. Dans le passé, j’arrivais au camp et j’étais nerveux. C’est normal de ressentir un stress, mais je n’étais pas toujours aussi prêt. J’ai vraiment aimé mon été à m’entraîner. J’arrive ici en confiance. »

Affecté par des problèmes de santé mentale dans le passé, Poulin a levé le voile sur ce qui le hantait en diffusant un message sur les réseaux sociaux au mois de janvier 2025. Après cette publication, l’attaquant de 6 pieds 2 pouces et 217 livres a terminé l’année sur une très bonne note avec 28 points (13 buts, 15 passes) à ses 31 derniers matchs.

« Je ne dirais pas que c’est lié. J’ai fait cette vidéo pour aider d’autres jeunes. Il y a plusieurs personnes affectées par des enjeux de santé mentale. Plusieurs personnes n’oseront pas en parler. Je voulais devenir une voix pour d’autres gens. Tu ne dois jamais rester seul avec tes problèmes. En fin de saison, je me sentais bien mentalement et physiquement. J’avais réglé ce que j’avais à régler. Je me retrouvais dans un bon esprit et j’avais la tête à la bonne place. »

« Aujourd’hui, je suis dans un aussi bon état d’esprit. Je me sens vraiment bien dans mon corps et dans ma tête. »