MANALAPAN, Floride – Les directeurs généraux ont voté mardi en faveur que les punitions pour avoir envoyé la rondelle dans les gradins et certaines punitions pour bâton élevé soient contestables.
De plus, les DG ont voté en faveur de quelques petites modifications à d’autres règles, dont des changements aux mises en jeu qui ont lieu après un dégagement refusé et aux arrêts de jeu qui se produisent quand un joueur refuse de jouer la rondelle, quand un gardien perd son masque et quand le filet est accidentellement déplacé.
« Simplement quelques petites corrections », a commenté le vice-président des opérations hockey de la LNH, Colin Campbell.
Les directeurs généraux soumettront leurs propositions de changements de règlements au Comité de compétition de la LNH/AJLNH, qui devra passer au vote lors de sa prochaine réunion. Si elles sont approuvées par le Comité, les propositions seront soumises au Bureau des gouverneurs de la LNH pour la ratification.
Aucune date n’est prévue pour la prochaine rencontre du Comité de compétition, mais elle a normalement lieu avant la fin juin.
L’idée est que les modifications aux règles soient adoptées avant le début de la prochaine saison.
« Tu assistes à un match, un appel est fait sur la glace et tous les partisans peuvent voir que ce n’était pas la bonne décision… il faut s’assurer que ce genre de situation ne se produise pas. Ça devient donc plus juste pour les joueurs sur la glace, mais également pour les deux équipes et les arbitres », a soutenu le DG des Coyotes de l’Arizona, Bill Armstrong. « Je pense que nous essayons simplement d’améliorer le hockey petit à petit. C’est ce qui est le plus important pour nous. »
Les DG veulent que les entraîneurs puissent contester une pénalité pour avoir retardé le match quand la rondelle est envoyée directement dans les gradins depuis la zone défensive. La pénalité pourrait être annulée si la reprise montre clairement que la rondelle a été déviée par un joueur de l’équipe en attaque ou qu’elle a frappé la bande avant de sortir de la surface de jeu.
Avant les matchs de mardi, 234 pénalités de cette nature avaient été décernées cette saison. Après analyse, le département des opérations hockey de la LNH a déterminé que deux de ces appels étaient incorrects. La saison dernière, six des 278 pénalités pour avoir rejeté la rondelle dans les gradins ont constitué des appels erronés – six sur 254 en 2021-22.
L’amendement au règlement permettrait seulement d’annuler une pénalité ayant été imposée. Un entraîneur ne pourrait pas utiliser une contestation pour demander une pénalité si les arbitres ne l’ont pas appelée sur la séquence.
Les DG veulent également que les entraîneurs puissent contester les pénalités pour bâton élevé s’ils croient qu’elles ont été causées par un bâton n’appartenant pas à un joueur de l’équipe prise en défaut. Ces pénalités pourraient être annulées si la reprise démontre hors de tout doute que ce n’est pas le bâton du joueur fautif qui a été porté trop haut.
Les arbitres ont actuellement le droit d’entreprendre leur propre révision pour les pénalités de quatre minutes pour bâton élevé afin de déterminer si la pénalité est légitime.
Encore une fois, la contestation de l’entraîneur pourrait seulement servir à annuler une pénalité, et non à en décerner une.
Dans les deux cas, une contestation invalide pourrait entraîner un avantage numérique à 5-contre-3 pour l’adversaire, car une pénalité pour avoir retardé le match serait décernée à l’équipe ayant demandé la révision – comme c’est le cas actuellement pour les autres types de contestation.
Présentement, les contestations ne sont que permises lorsqu’un but a potentiellement été causé par un hors-jeu, de l’obstruction envers le gardien ou un coup de sifflet non considéré.
« Lorsque tu regardes ce genre de séquences sur vidéo, tu te dis ‘’Oh, j’aurais aimé faire quelque chose pour ajuster le tir’’ », a mentionné le DG des Jets de Winnipeg, Kevin Cheveldayoff. « Nous devons nous assurer que personne n’obtienne un avantage pour les mauvaises raisons. »
Voici, en rafale, quelques modifications proposées lors de la réunion :
Filet accidentellement délogé
L’équipe qui aura provoqué un déplacement de son filet ne pourra effectuer de changements, tandis que les adversaires pourront décider de quel côté de la zone offensive se déroulera la mise en jeu suivante.
Mises en jeu après les dégagements refusés
Un joueur prenant une mise en jeu en zone offensive après un dégagement refusé aura droit à un avertissement avant de devoir céder sa place, comme c’est le cas pour le joueur en zone défensive. Avant, aucun avertissement n’était attribué avant un changement de joueur offensif en pareille situation. Après un dégagement refusé, il y aura maintenant une équité entre les deux joueurs s’affrontant au cercle de mise en jeu.
Gardien retiré pour raisons mandataires
Lorsqu’un gardien est retiré pour une raison mandataire, par exemple pour aller se soumettre au protocole de commotions cérébrales, son remplaçant aura un peu de temps pour s’échauffer. Ce n’est pas le cas présentement.
Mises en jeu après qu’un gardien ait perdu son masque
L’équipe dont le gardien a perdu son masque devra accueillir la mise en jeu suivante en zone défensive, ne pourra pas effectuer de changements, puis les adversaires pourront décider de quel côté se déroulera la mise en jeu.
Refus de jouer la rondelle
Lorsqu’une équipe refuse de jouer la rondelle après qu’il y ait un appel à retardement de passe avec la main ou de bâton élevé, le jeu s’arrête et reprend en zone neutre. Présentement, le jeu reprend là où l’appel à retardement a été provoqué.




















