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Parise aurait aimé aller plus loin en séries

Arrivé à la moitié de son contrat avec le Wild, le natif du Minnesota connaît une renaissance offensive et espère jouer longtemps au printemps

par Nicolas Ducharme @nicolasducharme / Journaliste LNH.com

MONTRÉAL - Le 4 juillet 2012, le Wild du Minnesota créait une onde de choc sur la planète hockey en mettant sous contrat d'un seul coup les deux meilleurs joueurs autonomes sans compensation disponibles sur le marché, Zach Parise et Ryan Suter, pour une durée de 13 ans chacun. Les deux joueurs ont atteint le milieu de leur contrat lundi, et Parise espère que les six prochaines années seront davantage sous le signe du succès que ne l'ont été les six premières.

Pour Parise, cette signature signifiait un retour à la maison, puisqu'il est né à Minneapolis où son père Jean-Paul Parise, un franco-ontarien qui a représenté le Canada à la Série du siècle de 1972, était entraîneur adjoint avec les North Stars du Minnesota après une carrière de 890 matchs dans la LNH. 

Les attentes étaient grandes. Âgé de 27 ans lorsqu'il s'est entendu avec le Wild, l'attaquant venait de connaître une saison de 69 points avec les Devils, sa troisième meilleure en carrière. Il semblait avoir encore d'excellentes années devant lui, mais il n'a jamais été en mesure d'atteindre au Minnesota les succès connus au New Jersey.

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Une raison simple peut expliquer cette baisse de régime. Parise a été trop souvent victime de la malchance depuis son arrivée avec le Wild. Après avoir disputé une saison complète à sa première campagne dans l'État du hockey, Parise a dû se contenter d'une moyenne de 64,4 rencontres par année… et il était loin d'être en santé lors de chacune d'elles. 

Mais cette saison, Parise est en forme. Il n'a raté qu'une seule rencontre et connaît une renaissance offensive avec une récolte de 38 points (19 buts, 19 passes) en 40 rencontres. 

« J'aime la façon dont je joue », a souligné celui qui évolue sur le deuxième trio du Wild en compagnie de Luke Kunin et de Charlie Coyle. « J'aime les deux gars avec qui joue aussi. On travaille fort. Ça ne fait pas longtemps que je suis avec eux, mais on s'entend très bien. J'aimerais que cette séquence se poursuive. Individuellement, ce qui est le plus important pour moi, c'est de rester en santé. »

Avant la victoire du Wild par la marque de 1-0 face aux Canadiens de Montréal, lundi, Parise avait accumulé neuf points en cinq parties, dont quatre buts. L'entraîneur-chef Bruce Boudreau n'hésite pas à souligner la qualité du jeu de l'attaquant de 34 ans, qui est aussi le meilleur marqueur du Wild.

« C'est la meilleure saison que j'ai vue de sa part, et c'est la première année où il est le moindrement en santé, a mentionné Boudreau. Ça fait deux ans qu'il est blessé ou qu'il se remet d'une blessure. Cette année, il est arrivé au camp en santé et en excellente condition physique. Il a retrouvé ses habiletés. À vrai dire, ça remonte en mars l'an dernier, quand il avait marqué une tonne de buts, et ça se poursuit cette année. »

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Parise avait en effet terminé la saison 2017-2018 en force en inscrivant 12 buts à ses 17 dernières rencontres. Le Wild s'est présenté en séries éliminatoires à titre de quatrième meilleure équipe de l'Association de l'Ouest. Le long périple que l'équipe et Parise espéraient connaître en séries s'est toutefois arrêté rapidement, après cinq matchs contre les Jets de Winnipeg en première ronde.

C'est d'ailleurs ce que regrette le plus l'attaquant de ses six premières saisons avec le Wild : cette incapacité à connaître un long printemps. Depuis qu'il s'est établi au Xcel Energy Center, l'équipe n'a jamais raté les séries. Elle n'a toutefois atteint la deuxième ronde qu'à deux occasions, et a subi l'élimination dès le premier tour quatre fois.

« [Depuis que je suis au Minnesota], il y a eu des hauts et des bas, a dit Parise. J'aurais aimé qu'on soit meilleurs en séries. Lors des premières années, nous sommes allés en deuxième ronde et je pense qu'on était dans la bonne direction. Mais au cours des dernières années, on s'est fait éliminer dès la première ronde. C'est frustrant, et c'est ce qu'on retient le plus de mes premières années ici, cette incapacité à aller plus loin en séries. J'aimerais dans le futur dire qu'on a réussi à aller plus loin que la première ronde. Il me reste la moitié de mon contrat pour y arriver! »

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