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Jonathan Huberdeau croyait bien avoir fini de compter les jours avant le retour du hockey.

La nouvelle saison est bel et bien commencée depuis une semaine, là n'est pas le problème. Mais chez les Panthers de la Floride, on a plutôt l'impression d'être dans un éternel prolongement du camp d'entraînement, que tous qualifiaient de « court », il n'y a pas très longtemps.
Ils n'ont encore que deux matchs au compteur, et ça restera ainsi jusqu'à ce qu'ils affrontent les Blue Jackets de Columbus, mardi. C'est que quatre de leurs rencontres - deux contre les Stars de Dallas et deux autres contre les Hurricanes de la Caroline - ont déjà été reportées en raison d'éclosions chez leurs adversaires.
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« C'est sûr que nous étions déçus de voir ça, a confié l'attaquant québécois en entrevue avec LNH.com, jeudi. Ça fait deux fois que ça nous arrive. Une fois, c'est correct, deux fois, c'est difficile. Mais on ne peut rien y faire. Ça va arriver cette saison, et ça fait partie du jeu.
« C'est plus difficile mentalement de ne pas trop savoir quand nous allons jouer, mais cette année, il faut être prêts à tout et accepter le changement. C'est ce qui va caractériser cette saison. »
Au moins, la troupe de Joel Quenneville a remporté ses deux premiers affrontements face aux Blackhawks de Chicago. Elle n'a pas à ruminer la défaite pendant six jours avant de reprendre l'action, et peut continuer de s'entraîner sur une note plus légère en attendant de se mesurer à de vrais adversaires.
Le pilote d'expérience a prescrit à ses ouailles une séance décontractée, jeudi, et prévoit tenir un match simulé au cours de la fin de semaine. Oui, un match simulé en pleine campagne.
« Les joueurs veulent jouer des matchs, a-t-il expliqué. Je crois qu'ils apprennent davantage en jouant des matchs intenses et en se retrouvant dans différentes situations. Tout le monde était heureux de n'avoir qu'un court camp d'entraînement, mais on dirait bien qu'on a quelques jours de plus sous la main.
« Nous allons tenter de recréer un peu la mentalité que nous avions pendant le camp avec ce duel intraéquipe pour essayer d'améliorer certains aspects plus techniques dans des situations précises. »
Ce ne sera donc pas du temps perdu. Surtout que la saison morte a été passablement occupée en Floride avec l'acquisition de pièces importantes à l'attaque comme Patric Hornqvist, Anthony Duclair et Alexander Wennberg ainsi que celle de Radko Gudas à la ligne bleue, notamment.
Tous ces nouveaux venus ont le luxe d'apprivoiser leur nouvel environnement de fond en comble, ce qui n'a évidemment pas été le cas à travers la LNH.
« D'habitude, on accueille deux ou trois nouveaux joueurs, mais nous avons beaucoup de nouveaux effectifs, a fait valoir le Jérômien de 27 ans. On a pu développer la chimie, et faire des essais pour les combinaisons de trios et de duos. Ç'a porté ses fruits. On aimerait mieux jouer, mais on aborde les choses positivement. »
Étincelles
Parlant de positif, tout indique que la chimie opère entre Huberdeau et ses nouveaux compagnons de trio. Dans le but d'équilibrer un peu les choses offensivement, le Québécois a été jumelé à Wennberg et à Hornqvist tandis que son complice de toujours, Aleksander Barkov, se retrouve avec Carter Verhaeghe et Duclair.
Huberdeau a amassé un but et trois aides à ses deux premiers matchs tandis qu'Hornqvist, le nouvel adjoint au capitaine, a déjà trois buts et une passe à son actif.

« Je n'ai jamais vu un gars travailler fort comme lui, a-t-il lancé au sujet de son nouveau coéquipier suédois. Il va au filet, il récupère les rondelles, alors c'est plaisant de jouer avec lui. […] On avait besoin d'un gars plus vieux qui a de l'expérience et qui a gagné la Coupe. Je suis sûr que ça va nous aider. »
Avec tout ça, est-ce finalement l'année de l'éclosion des Panthers? On se pose la question chaque année, mais on dirait que le groupe en place affiche plus de profondeur et semble mieux équilibré que par le passé.
« On veut changer la culture d'équipe, a conclu Huberdeau. On a acquis des gars qui travaillent fort et qui sont rapides. On est une équipe physique aussi, et on peut jouer tous les styles. On a trouvé une identité à notre équipe et on sait qu'on va avoir la chance de gagner chaque partie. »
Ne reste maintenant plus qu'à en jouer, des parties.