Lundell Laflamme

SUNRISE - Ce qui ne tue pas rend plus fort. C'est le constat qu'a fait Anton Lundell cette saison. Le talentueux jeune attaquant des Panthers de la Floride a connu une baisse de régime sur le plan offensif, à sa deuxième saison dans la LNH.

Après avoir récolté 44 points (18 buts, 26 passes) en 65 matchs dans des débuts fort prometteurs en 2021-22, le premier choix des Panthers en 2020 (12e) a enchaîné avec 33 points (11 buts, 22 passes) en 73 rencontres cette saison.

Ralenti de surcroît par une blessure et la maladie en décembre, Lundell a en quelque sorte été affecté par la guigne de la deuxième année. Le Finlandais âgé de 21 ans préfère parler d'une deuxième année ponctuée « de hauts et de bas ».

« Ce n'est pas toujours facile, mais les embûches vous endurcissent la couenne », a-t-il philosophé, jeudi, après avoir été un élément important de la deuxième victoire des Panthers en autant de rencontres face aux Maple Leafs de Toronto

« Vous ne pouvez pas toujours afficher des statistiques de fou ou tout le temps être bon, a-t-il reformulé. Mais il faut toujours essayer de redouble d'ardeur, d'apprendre et d'être une meilleure version de soi-même. C'est ce que je fais et on voit maintenant les résultats », a soulevé le patineur natif d'Espoo.

En séries, avec six points en neuf matchs à sa fiche, Lundell apporte « son jeu dans le jeu des Panthers », pour reprendre l'expression de l'entraîneur des Canadiens de Montréal, Martin St-Louis. Avec Sam Reinhart et Eetu Luostarinen comme ailiers, le joueur de centre pilote une troisième unité qui fait l'envie de plusieurs équipes.

FLA@TOR, #2: Lundell inscrit les Panthers au tableau

Jeudi, Lundell a réussi son premier but à un moment fort opportun pour les « Félins ». En avant 2-0, les Maple Leafs survolaient la patinoire du Scotiabank Arena après 10 minutes de jeu. Il a par la suite prêté son concours à Gustav Forsling, auteur du troisième but des siens, tôt en deuxième période. La réussite du défenseur allait s'avérer celle qui ferait la différence dans le succès de 3-2 des Panthers.

Un mini Barkov

Son ancien coéquipier Jonathan Huberdeau avait décrit la recrue Lundell comme un mini Aleksander Barkov, l'an dernier, en raison de la grande maturité qu'il affichait déjà dans son jeu.

Barkov, le capitaine des Panthers, est un joueur de centre modèle, soucieux de son jeu en défense et qui possède de belles aptitudes à l'attaque.

« Nous sommes des joueurs au style semblable, mais je n'essaie pas de l'imiter, comme il n'essaie pas de m'imiter », a commenté Lundell au sujet de son compatriote finlandais âgé de 27 ans. « Nous pensons de la même façon sur la glace. Nous ne trichons jamais à l'attaque. Nous voulons avant tout être bons dans notre zone. C'est le 'fun' de regarder ce qu'il fait. Il me rend meilleur et je le rends meilleur », a-t-il avancé, en ne souffrant d'aucun complexe d'infériorité.

Ou l'émule d'Alex Steen

L'entraîneur des Panthers Paul Maurice a dit voir en Lundell un jeune Alex Steen. L'ailier suédois, maintenant à la retraite à l'âge de 39 ans, a connu une fructueuse carrière dans la LNH, avec 622 points, incluant 245 buts, en 1018 matchs. Il a rempli un rôle appréciable dans la conquête de la Coupe Stanley des Blues de St. Louis en 2019.

« Il (Steen) n'avait-il pas réussi 18 buts aux côtés de Mats Sundin avec les Maple Leafs, à sa première saison dans la LNH à 21 ans? », a demandé Maurice en connaissant parfaitement la réponse à la question.

« C'était un jeune talentueux, mais qui restait en périphérie. Il a modifié son style au fil de sa carrière pour devenir plus physique. Il jouait avec beaucoup d'intensité vers la fin.

« J'estime qu'Anton possède exactement le même profil, a poursuivi Maurice. Il est talentueux et c'est un jeune homme très brillant.

« Il a réalisé des progrès cette saison en s'impliquant davantage physiquement. Il est beaucoup plus coriace à affronter. »

Lundell a corroboré l'analyse de Maurice, en mentionnant que le jeu physique est un incontournable dans la LNH.

« Vous devez jouer de cette façon. J'ai trouvé le style qui fonctionne pour moi. Après ça, vous devez avoir confiance en vos coéquipiers que ça va marcher », a-t-il conclu.