RAW | Mike Babcock 09.21.26

EDMONTON – Les Oilers d’Edmonton trouvent que leur camp d’entraînement se déroule bien sous les ordres de l’entraîneur Mike Babcock, avec peu de distractions et un lien solide qui se développe entre les joueurs et le personnel.

En fait, toute l’attention extérieure étant tournée vers Babcock, les joueurs peuvent demeurer concentrés sur la saison à venir.

« Je vois peu de grands titres au sujet des joueurs ici, mais j’en vois beaucoup à propos de l’entraîneur », a affirmé le capitaine Connor McDavid, jeudi. « Nous avons un bon camp jusqu’ici, et les gars vont profiter de quelques journées pour continuer à se préparer. Nous aurons un gros dernier match samedi pour conclure la présaison. »

Babcock a été embauché par Edmonton le 23 juin pour remplacer Kris Knoblauch, qui a été congédié le 14 mai, deux semaines après l’élimination des Oilers par les Ducks d’Anaheim au premier tour des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

Babcock n’a pas dirigé dans la LNH depuis qu’il a été congédié par les Maple Leafs de Toronto après 23 rencontres lors de la saison 2019-20. Il est sorti de la retraite pour diriger les Oilers.

« Je n’ai rien entendu sur moi, Leon (Draisaitl) ou Connor. On ne parle que de “Babs”, et je pense qu’il peut composer avec ça », a souligné l’ailier Zach Hyman. « Du point de vue des joueurs, il y a beaucoup d’enthousiasme avec le camp d’entraînement, le déroulement de la présaison et le travail que nous avons effectué pendant ces matchs. Vous voyez des changements sur la glace, et en tant que joueur, ce n’est que du positif. »

Les commentaires de McDavid et Hyman sont survenus après que l’ancien des Oilers Mark Messier, qui est aujourd’hui analyste au réseau ESPN, eut déclaré durant un point de presse mercredi qu’il était « sous le choc » quand les Oilers ont embauché Babcock. Messier a notamment critiqué la manière dont McDavid, Hyman et Draisaitl ont été impliqués dans le processus d’embauche, eux qui ont rencontré Babcock avant de donner le feu vert à la direction pour l’engager.

« Je crois qu’il doit y avoir une séparation entre la direction, les entraîneurs et les joueurs, a souligné Messier. Les leaders doivent protéger les joueurs à l’intérieur du vestiaire. Comment peux-tu y arriver quand tu es directement impliqué dans les décisions que la direction prend, dans l’embauche des dirigeants et des entraîneurs? Je ne comprends pas. »

McDavid a toutefois assuré qu’il y a bel et bien une séparation entre les joueurs et l’entraîneur.

« Vous avez vu qu’il y a une ligne claire au cours des premiers jours du camp, a-t-il dit. Vous savez que c’est ce que fait Babs. Tout le personnel d’entraîneurs a fait du bon travail pour nous préparer, et c’est aux joueurs et aux leaders de s’assurer que nous sommes prêts.

« Notre organisation a sa hiérarchie, comme toutes les autres. Mon travail est d’être moi-même, le capitaine de cette équipe, de m’assurer que je fais les bonnes choses chaque jour et d’être prêt. »

Malgré les commentaires de Messier, Hyman a assuré qu’il a un immense respect pour le légendaire attaquant. Messier a remporté la Coupe Stanley cinq fois avec Edmonton (1984, 1985, 1987, 1988, 1990) et une fois avec les Rangers de New York (1994). Il a été intronisé au Temple de la renommée du hockey en 2007.

« Il avait le numéro 11 et j’ai eu le numéro 11 pendant longtemps, et je ne pourrais pas porter ce chandail ici, car il est vénéré, a expliqué Hyman. Il est une légende des Oilers et du hockey, donc je pense que tout le monde le respecte.

« Tout le monde a droit à sa propre opinion. S’il veut voir de près comment ça se déroule, il est le bienvenu ici. Les partisans des Oilers l’adorent. Il y a beaucoup d’engouement ici et il ne se passe que de bonnes choses. S’il veut répandre quelque chose de négatif, c’est son opinion. »

Babcock a également fait mention de sa grande admiration pour Messier.

« L’un des groupes dans ce camp d’entraînement s'appelle Équipe Messier, n’est-ce pas? Il a gagné quatre Coupes ici, a-t-il dit. Je suis plus jeune que lui et quand je le regardais, il était un leader solide et il était compétitif dans les deux sens du jeu. C’était la même chose à New York. 

« Je l’ai rencontré deux fois dans ma vie. La première fois, on nous remettait des médailles d’or olympiques ici, et il jouait avec ma fille qui avait 7 ou 8 ans. Il nous a bien traités. La deuxième fois, nous étions à un événement de golf et il avait été extraordinaire. Messier est une légende ici. »

\Avec la contribution du journaliste principal NHL.com Tom Gulitti.*

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