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L'inertie du jeu de puissance des Canadiens devient un irritant

Le Tricolore jouera avec le feu s'il ne redresse pas la barre rapidement

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

MONTRÉAL - Le jeu de puissance des Canadiens de Montréal fait pitié à voir et la situation commence à irriter le capitaine Shea Weber et l'entraîneur Claude Julien.

C'est une chose que le jeu de puissance ne produit pas. C'en est une autre quand, en plus, il « coupe les jambes » de l'équipe, comme ç'a été le cas dans la défaite de 5-2 encaissée face aux Flyers de Philadelphie, samedi.

Le score était 0-0 en deuxième période au moment où le Tricolore s'est vu accorder une première occasion en supériorité, à 13:33 - sa seule de la soirée.

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Les deux unités ont été amorphes et le CH s'est enlisé une fois de retour à égalité numérique. Les Flyers n'en demandaient pas tant. Ils ont marqué deux fois en l'espace de 1:34 vers la fin de l'engagement pour se forger une avance de deux buts.

« C'est sûr que ça n'aide pas quand le jeu de puissance ne génère absolument rien. Le vent a paru tourner par après », n'a pu que constater l'entraîneur Julien.

Weber a dit être à court d'explications au sujet de l'inertie de l'attaque massive.

« Vous me posez la question après tous les matchs et je n'ai aucune réponse à fournir, désolé, a réagi le vétéran défenseur. J'aimerais vous répondre. Si nous pouvions fournir des réponses, la problématique serait déjà réglée. » 

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Julien a ajouté que comme les joueurs n'ont aucun remède à proposer, le groupe d'entraîneurs continue de se triturer les méninges afin de trouver des solutions.

« C'est frustrant à voir parce que vous utilisez somme toute 10 de vos meilleurs éléments (au sein de deux unités), a-t-il affirmé. La prise de décisions et la sélection des jeux ne sont proches de ce que nous demandons de faire. C'est dur à expliquer parce que nous sommes une meilleure équipe à cinq contre cinq avec les mêmes joueurs que nous le sommes à cinq contre quatre.

« Il faut s'améliorer. Nous ne sommes pas du tout une menace, surtout ce soir. Nous avions été quelque peu meilleurs dans les matchs précédents, mais ce soir notre seul jeu de puissance a été totalement inanimé. » 

Les Canadiens devront redresser la barre, et vite, parce que les équipes présentant le pire jeu de puissance dans la LNH accèdent rarement aux séries éliminatoires.

Les Blue Jackets de Columbus ont été les derniers en 2008-09, avec une récolte de 92 points de classement pour un médiocre taux d'efficacité de 12,7 pour cent.

Douze virgule sept pour cent, c'est exactement l'actuel taux de réussite du CH.

Les Devils du New Jersey, édition 2002-03, sont l'exception qui confirme la règle parce qu'ils ont gagné la Coupe Stanley en ayant affiché le pire jeu de puissance en saison régulière (11,9 pour cent).

En 2008-09, les Rangers de New York avaient également pris part aux séries, avec 95 points, en ayant tout juste devancé les Blue Jackets en 29e position au chapitre du taux d'efficacité de l'attaque massive (13,9 pour cent).

Les Canadiens joueront avec le feu dans le dernier droit de la saison, s'ils ne rectifient pas le tir rapidement. La défaite contre les Flyers samedi en a fait la démonstration.

Après la séance d'entraînement publique des concours d'habiletés dimanche, les Canadiens disposeront de deux journées de rodage avant de livrer leur dernier match avant la pause du Match des étoiles contre les Coyotes de l'Arizona, mercredi (19h30 HE; RDS, SN1, FS-A).

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