PIT-wide 5-29

PITTSBURGH -À l'issue de la soirée, l'équipe la moins méritante l'a emporté. Celle qui a été la moins bonne également.
Les Penguins de Pittsburgh ont marqué trois fois vers la fin de la première période avant de connaître un passage à vide de 37 minutes sans même obtenir un lancer cadré.

Leur premier tir de la troisième période, celui de l'ailier recrue Jake Guentzel à 16:43, leur a permis de rompre l'égalité et de vaincre les Predators de Nashville 5-3 dans le match no 1 de la Finale de la Coupe Stanley.
Guentzel a fait bondir de leur siège les 18 618 spectateurs au PPG Paints Arena en déjouant le gardien Pekka Rinne à l'aide d'un tir des poignets haut au terme d'une descente sur le flanc droit. C'était pour l'ailier recrue son 10e but en séries éliminatoires.
Nick Bonino, qui avait été crédité du dernier lancer des Penguins avant le but de Guentzel, a concrétisé le gain en lobant le disque dans le filet abandonné, à 18:58.
« C'est un résultat favorable pour nous, mais nous savons pertinemment que nous devrons être bien meilleurs. Personne ne se laisse berner par le score », a affirmé l'entraîneur des Penguins Mike Sullivan.
Les Predators auraient mérité un bien meilleur sort. Si on fait exception de la séquence de 4:11 au cours de laquelle les Penguins ont réussi leurs trois premiers buts vers la fin de la première période, ils ont exercé un contrôle presque total de l'action.

« Ils ne sont pas les champions de la Coupe Stanley par hasard, a commenté le défenseur P.K. Subban. Nous ne pouvons pas nous permettre le moindre relâchement. Nous avons besoin d'un effort de 60 minutes, pas de 56. »
Les Predators ont orchestré une remontée à compter de la deuxième période que le Québécois Frédérick Gaudreau a couronnée à l'aide de son premier but en séries éliminatoires, à 6:31 de la fin du troisième tiers.
« C'était un gros but pour moi, mais je l'échangerais volontiers contre une victoire », a commenté Gaudreau qui a accompli l'exploit en présence de ses parents venus de l'Estrie, qui le voyaient à l'œuvre pour la première fois dans la LNH.
Evgeni Malkin et Conor Sheary ont été les autres buteurs des Penguins qui ont terminé la rencontre avec 12 tirs.
Tous deux en supériorité numérique, Ryan Ellis, en deuxième période, et Colton Sissons, en troisième, avaient ramené l'écart à 3-2 du côté des Predators.
Le gardien Matt Murray a été confronté à 26 lancers.
Les Predators ont été la première équipe de l'histoire à ne pas permettre de tir à ses rivaux au cours d'une période en Finale depuis qu'on tient la statistique, soit depuis 1957-58.
On se souviendra également en pensant au premier acte de la Finale 2017 qu'une contestation a privé les Predators de prendre les devants 1-0 en première période. Subban a vu son but être annulé à 7:13 parce que l'attaquant Filip Forsberg a devancé la rondelle par quelques centimètres en entrée de zone.
« Ça n'a pas été un tournant, a estimé Subban. Le match était jeune, il restait beaucoup de temps. Je croyais que Filip était correct, mais mes yeux me jouent parfois des tours. »
But du match
Celui de Gaudreau qui a créé l'égalité 3-3 avec 6:31 à écouler au dernier vingt. Le Québécois a profité de l'effort d'Austin Watson qui a battu les défenseurs Trevor Daley et Olli Maatta en fond de territoire avant de le repérer, lui qui venait d'entrer dans l'action.

« Je suis content pour "Fredy", a commenté l'entraîneur Peter Laviolette. Le jeune se présente en Finale avec très peu d'expérience dans la Ligue nationale. À son premier match en carrière [en Finale], à l'étranger, contre les Penguins de Pittsburgh, les champions en titre de la Coupe Stanley, il a très bien fait. »
Arrêt du match
Matt Murray face à Austin Watson en première période, peu de temps avant l'explosion de buts des Penguins.

Sur la séquence, Murray a paru se blesser en effectuant le grand écart. Au cours de la pause publicitaire suivante, il a eu une discussion avec le thérapeute de l'équipe. Il a confirmé après le match s'être blessé à l'entrejambe quand il a donné contre le poteau en étant poussé dans son but.
Sous le radar
Brian Dumoulin, qui est le défenseur le plus utilisé chez les Penguins en séries éliminatoires, a continué de faire du travail efficace en séries. Il a amassé une passe et terminé la rencontre avec un différentiel de plus-2 pour 19:55 de temps de glace. Il a donné deux mises en échec, en plus de permettre aux siens de provoquer deux revirements.
Jeu du match
Le but de Guentzel à 3:17 de la fin du dernier vingt. Un premier tir en 37 minutes pour les Penguins, un premier but.

Ce qu'ils ont dit
« Nous savions que nous n'avions pas eu de tir au but depuis longtemps. Les gars se disaient qu'il fallait lancer. C'est plus difficile que ça paraît. Leurs défenseurs sont constamment à nos trousses. Ils nous font nous débarrasser de la rondelle avec hâte. Leur gardien Pekka Rinne est bon pour faire des jeux. C'est difficile d'établir un échec-avant soutenu ou de créer des surnombres. Nous devrons analyser la vidéo du match. » -- L'attaquant Nick Bonino des Penguins.
« C'est long 37 minutes sans avoir de tir, mais je dois être meilleur. Je peux l'être. » -- Le gardien Pekka Rinne des Predators.
Ce qu'il faut savoir
Les Penguins ont été la quatrième équipe seulement qui a gagné un match en séries en obtenant 12 lancers ou moins depuis 1990 - la première qui l'emporte en Finale avec si peu de lancers depuis 1967-68.
L'équipe qui remporte le premier match de la Finale (série quatre de sept) gagne la Coupe Stanley dans près de 80 pour cent du temps.
La suite
Le match no 2 a lieu dans deux jours, mercredi, même heure, même endroit (20 h (HE); TVA Sports, CBC, NBCSN).