FLA_Maurice_QA

SUNRISE, Fla. - Paul Maurice a beaucoup de respect pour les Golden Knights de Vegas.

Ceci dit, son objectif sera tout de même d'aider ses Panthers à les vaincre en finale de la Coupe Stanley.

« Ils ont toute une équipe. Mais ce sera également tout un moment pour nous. Nous jouons pour ce genre de moment », a récemment mentionné Maurice en entrevue.

Les Golden Knights ont atteint l'étape ultime avec une victoire de 6-0 face aux Stars de Dallas lors du match no 6 de la finale de l'Ouest, lundi. L'équipe du Nevada affrontera des Panthers reposés, eux qui auront eu 10 jours de pause lorsqu'ils fouleront la glace pour le match inaugural, samedi (20h HE; TNT, TBS, truTV, SN, CBC, TVAS).

La dernière rencontre des Panthers remonte au 24 mai, lorsqu'ils ont vaincu les Hurricanes de la Caroline dans le match no 4 de la finale de l'Est. Ils complétaient ainsi le balayage pour assurer la deuxième présence en finale de la Coupe Stanley de leur histoire - la première depuis 1996.

Dans une entrevue avec NHL.com, Maurice expose son point de vue sur la série, discute de l'impact d'entraîneurs comme Bruce Cassidy et lui, puis explique comment Vegas a su demeurer compétitif lors de ses six premières saisons dans la LNH.

Tout d'abord, nous aurons droit à une confrontation intrigante entre deux entraîneurs-chefs expérimentés en Bruce Cassidy et toi. Vous avez tous deux été embauchés par votre équipe respective l'été dernier. Avant cela, tu as dirigé les Hurricanes, les Maple Leafs de Toronto et les Jets de Winnipeg. Cassidy a quant à lui été derrière le banc des Capitals de Washington et des Bruins de Boston. Comment expliquer l'impact que vous avez eu sur votre équipe respective dès votre première saison?

« On pourrait dire la même chose de Pete DeBoer, qui en est à sa première année avec Dallas et qui a fait du bon travail. Parfois, un peu d'expérience aide à diriger les équipes qui ont assez de talent, mais qui avaient simplement besoin d'une nouvelle voix. Vegas a raté les séries la saison dernière, mais ils étaient lourdement diminués par les blessures. Cela doit être pris en considération. Avoir l'aide d'un entraîneur d'expérience peut parfois être bénéfique, également. »

Tu as dirigé des matchs de séries éliminatoires face aux Golden Knights lors de la finale de l'Ouest de 2018, à l'époque où tu étais entraîneur-chef des Jets. Ils étaient les seuls qui te séparaient d'une deuxième finale de la Coupe Stanley. Vous avez remporté le premier match 4-2, avant de perdre les quatre autres. À quel point ce fut déchirant de s'incliner face à une équipe de première année alors qu'une place en finale était à l'enjeu?

« Je n'étais pas aussi affolé qu'on pourrait le croire. Nous avions le troisième plus jeune groupe d'attaquants de la LNH à l'époque. Des gars comme [Nikolaj] Ehlers et [Patrik] Laine étaient encore des adolescents. Nous sortions d'une série de sept matchs face aux Predators de Nashville et nous en étions assurément éprouvés. Notre gardien (Connor Hellebuyck) a été bon. Mais je crois que notre groupe en avait encore à apprendre sur l'intensité avec laquelle nous devions jouer. Et je savais à quel point les Golden Knights étaient bons. »

Même s'ils étaient une équipe d'expansion sans joueurs étoiles, à l'exception de Marc-André Fleury?

« Je ne parle pas d'occasion ratée, car je ne les ai jamais vus comme une équipe d'expansion. Ils avaient des règlements différents aux équipes d'expansion précédentes. Ils ont mis sur pied une bonne équipe, avec plusieurs vétérans. Ils avaient pratiquement un alignement rempli de joueurs de calibre ''B'', très solides, très expérimentés. Lorsque le Kraken a joint la ligue (la saison dernière), l'équipe était plus jeune. C'est pourquoi les Golden Knights ont mieux fait qu'elle lors de sa première année. Ils n'ont pas volé leur place. Ce n'était pas de la chance. Et leurs cinq années suivantes n'étaient pas de la chance non plus. »

Bien que quelques joueurs de l'édition 2018 comme Reilly Smith, William Karlsson et Jonathan Marchessault soient encore avec l'équipe, l'édition 2023 des Golden Knights est passablement différente et compte sur des joueurs d'exception comme Alex Pietrangelo, Jack Eichel et Mark Stone. Es-tu impressionné par ce que l'organisation a su accomplir en si peu de temps?

« Ils étaient en bonne position pour accomplir cela dès le départ, avec leur formation originale et leur faible quantité de lourds contrats. Ils ont vécu une situation d'expansion unique en raison des règles imposées par la ligue. Ils ont ensuite effectué de bonnes additions pour combler certains besoins. Ils ont tourné la page rapidement sur certains joueurs pour pouvoir rester au sommet. »

Comment compares-tu l'édition 2022-23 à l'édition 2017-18?

« Ils sont probablement meilleurs en raison de l'ajout des joueurs dont tu as fait mention précédemment. »

Finalement, tu dirigeras ta première finale depuis 2002. Sans enlever quoi que ce soit à l'alignement de tes Hurricanes de l'époque, il semble y avoir plus de joueurs talentueux dans l'actuelle formation des Panthers, comme Matthew Tkachuk et Sergei Bobrovsky. Quelle est la plus grande différence entre cette finale et celle d'il y a 21 ans?

« La plus grande différence est la perspective. Maintenant, je peux m'asseoir et apprécier le moment. Je sais maintenant que je peux apprécier le moment, tout en travaillant fort et en affinant mes compétences. Il faut que je partage ces beaux moments avec les gens autour de moi. Les médecins. Les thérapeutes. ''Addy'' (la vice-présidente aux communications des Panthers, Adelyn Biedenbach). Tout l'entourage. Les joueurs sont là l'un pour l'autre et j'aime interagir avec eux. Mais le personnel médical, le personnel de soutien… c'est surtout pour eux que j'étais content après le match no 4, car plusieurs d'entre eux sont ici depuis longtemps sans avoir pu goûter à une finale. Ce sont de beaux moments. C'est ainsi que je me sens. Je suis reconnaissant de pouvoir en profiter avec eux. »