Le pilote voit plutôt la situation comme une occasion d'évaluer où en est la culture qu'il tente de bâtir avec ses troupes depuis le début de la saison. Comme l'équipe est au cœur d'une reconstruction et n'a pas la pression de gagner à tout prix, il faut dire que le contexte s'y prête plutôt bien.
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« C'est une possibilité d'évaluer d'autres joueurs et c'est une occasion pour d'autres d'occuper un rôle plus important », a-t-il dit avant le match face aux Panthers de la Floride, jeudi. « Les bonnes équipes qui connaissent du succès année après année ont une culture, une identité plus forte qu'un seul individu.
« Peu importe si c'est un rappel ou une signature de joueur autonome, le train continue. Si un gars sort et un autre embarque, le train continue. C'est le signe d'une bonne culture. C'est ce qu'on travaille et qu'on essaie d'implanter, et on a la chance de voir où on en est. »
Avec les blessures aux attaquants Sean Monahan, Jake Evans, Joel Armia et Juraj Slafkovsky - pour ne nommer qu'eux - le train continuera de compter sur de nouveaux passagers, comme Rem Pitlick et Rafaël Harvey-Pinard, tous deux rappelés du club-école en début de semaine. L'entraîneur gardera jeudi la même formation qu'au dernier match - une victoire de 4-1 contre les Jets de Winnipeg.
« Nous avons ajouté de jeunes joueurs qui apportent beaucoup d'énergie au groupe, a observé le capitaine Nick Suzuki. C'est bien de les voir arriver et de les voir jouer de manière intense chaque soir. […] Ils ont de grands souliers à chausser et ils doivent saisir cette chance pour montrer ce qu'ils peuvent faire. »
Les Canadiens ont remporté trois de leurs quatre derniers matchs, dont leurs deux derniers contre des puissances de la Ligue comme les Rangers de New York et les Jets, et montrent des signes encourageants malgré les circonstances. La séquence de sept défaites (0-6-1) qu'ils ont traversée pendant les Fêtes semble bel et bien être derrière eux.
« Ça démontre qu'on est capables d'aller de l'avant, a souligné St-Louis. Il ne faut pas se demander pourquoi on est rendus dans une situation, mais bien comment on répare ça. Comme groupe, on a montré qu'on est capables de se réparer (sic).
« On est capables de gérer les creux de vague, même ceux qui sont plus gros que ce qu'on aurait voulu. On est maintenant une meilleure équipe qu'avant cette séquence. Des fois, ça prend ça pour pouvoir nous améliorer. »
Slafkovsky bien encadré
En annonçant que Slafkovsky allait devoir rater les trois prochains mois en raison d'une blessure à un genou, le Tricolore a en quelque sorte annoncé que la première saison de la recrue venait de prendre fin.
Reste que le jeune homme de 18 ans sera dans l'entourage de l'équipe jusqu'au terme de la campagne et que tous s'assureront qu'il soit bien encadré et qu'il garde le moral malgré tout. Le Slovaque a d'ailleurs assisté à l'entraînement matinal des siens en compagnie d'Evans et d'Armia jeudi.