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Juraj Slafkovsky, qui a été le premier choix au total du Repêchage de la LNH 2022 par les Canadiens de Montréal, a accepté de partager mensuellement avec LNH.com les dessous de sa vie de hockeyeur professionnel. Pour une cinquième année déjà, il discute de sa saison sur la glace, mais aussi de ses expériences à l'extérieur de la patinoire.

Bonjour à vous tous,

Je sors tout juste d’un entraînement mercredi sur la glace à Brossard. La veille, nous avons perdu 5-4 en prolongation contre les Jets de Winnipeg. Nous menions 4-0 en fin de troisième période. 

Comme un peu tout le monde, je cherche encore à comprendre cette remontée des Jets. Mais à mes yeux, ça reste assez clair. Nous n’étions pas assez bons. Nous ne jouions pas un bon match de hockey, même quand nous menions 4-0 et qu’il restait moins de cinq minutes à jouer en troisième période. 

Nous devons apprendre de cette rencontre. Martin St-Louis utilise souvent la même expression après un moment difficile. Il nous rappelle que le soleil se lèvera encore une fois le lendemain matin. J’ai regardé dehors et même si nous sommes au début du mois de novembre, il y avait encore un soleil dans le ciel avant mon départ pour l’entraînement!

Nous gardons la même philosophie. Nous avons tenu un bon entraînement et nous voudrons nous relever rapidement. Avant cette visite des Jets, nous avions signé cinq victoires d’affilée. 

J’ai aimé le caractère de l’équipe en l’absence de notre capitaine, Nick Suzuki. Nous avons trouvé des façons de gagner la majorité de nos rencontres même si nous devions nous débrouiller sans Nick, mais aussi sans Ivan Demidov et plus récemment sans Mike Matheson. Il s’agit de trois pièces importantes de notre casse-tête. 

Plusieurs gars ont pris le relais durant cette période. Je pense à Jake Evans et Phillip Danault qui ont joué du gros hockey au centre pour nous. Mais pour maintenir un bon rythme, nous avions besoin d’offrir un bon rendement collectivement. Le jeu collectif restera toujours plus fort que les individus. C’est un principe que Marty nous rappelle constamment. 

Parmi les chantiers à travailler en ce début de saison, il y a notre jeu en supériorité numérique. Nous avons assez de talent pour produire à cinq contre quatre, mais nous manquons trop souvent de constance et de rythme. C’est à nous de faire de meilleures lectures et d’y aller d’une exécution plus rapide afin de déjouer la pression des équipes adverses. 

Sur une note personnelle, j’ai toujours le même objectif. Je désire m’améliorer sur une base quotidienne. Je ne connais pas un départ parfait, loin de là. Au niveau des statistiques personnelles, je viens de connaître mon meilleur mois d’octobre (deux buts, sept passes en 14 matchs) depuis le début de ma carrière. 

Il n’y a toutefois pas que les chiffres. Je sais que je peux aider l’équipe encore plus en remportant plus de batailles pour la rondelle, en générant plus de chances de marquer, et en limitant les revirements. Je veux mieux jouer et remplir un plus grand rôle. 

Pour connaître du succès, j’ai besoin de bouger mes pieds. Martin vous l’a dit (aux journalistes), mais il me le dit aussi souvent. Il y a des présences où je reste actif, mais il y a d’autres présences où je suis plus figé dans la glace. Je dois offrir une plus grande constance à ce sujet dans l’espoir d’y aller de solides présences à plus de 90 % du temps. 

Un moment magique à Winnipeg

Dans ce premier mois de la saison, nous avons participé à la Classique Héritage à Winnipeg. J’ai aimé toutes les secondes de nos deux jours au stade de football (Princess Auto Stadium). Nous avions la chance et le bonheur de jouer devant nos familles et de passer du temps avec nos proches. 

Pour le match, j’ai trouvé ça un peu étrange. Les partisans se retrouvaient loin de nous, ça changeait notre perception sur la patinoire. Nous avons battu les Jets 2-1 grâce à un très bon départ de Fowls (Jacob Fowler). J’ai vécu pour une première fois un match à l’extérieur et j’espère revivre cette expérience bientôt. 

Je viens de glisser un mot sur Fowls. Il est génial pour nous devant le filet. Je le trouve tellement calme et en contrôle de ses déplacements. Il reste toujours droit devant le tireur et il lit bien le jeu. Il n’a pas besoin d’être spectaculaire pour bloquer des tirs. 

Je ne connais pas encore la date de son retour au jeu. Mais je me doute que Nick renouera avec l’action sous peu. J’ai hâte de le revoir sur la glace avec nous. Je m’attends à voir notre trio regagner toute son identité avec lui. Cole (Caufield) et moi avons développé une grande complicité avec lui lors des dernières saisons. Nous avons également l’habitude de jouer avec un centre droitier. 

Suzy n’est pas juste notre capitaine, il est notre meilleur joueur dans les deux sens du jeu. Avec lui, nous avons toujours de meilleures chances de gagner.

\Propos recueillis par Jean-François Chaumont, journaliste principal LNH.com*