Fowler, lui aussi au cœur de la tempête, a bloqué les 37 premiers tirs dirigés vers lui avant de flancher cinq fois en 10 occasions. Sur le but égalisateur, il a été déjoué par la déviation tardive de Noah Dobson, qui venait d’étirer le bâton pour bloquer le tir sur réception de Connor devant le filet.
Lorsque Dylan Samberg a tranché le débat en prolongation, le gardien recrue est rentré au vestiaire d’un trait, manifestement en colère.
« C’est décevant. Quand ton équipe marque quatre buts, tu te donnes une bonne chance de gagner, a-t-il déploré. Personne ici n’avait déjà vécu une telle situation.
« C’est assez gênant et je suis sûr que tout le monde était frustré en quittant l’aréna, mais la beauté de la chose est d’avoir la chance de rejouer au hockey ce matin. »
Fowler est bien le seul à s’attribuer le blâme pour cette défaite. À l’image de Josh Anderson et Phillip Danault la veille, Carrier a réfuté l’interprétation de son jeune coéquipier.
« Il ne peut pas prendre ça sur ses épaules, a-t-il dit. Il faut être meilleurs devant lui. Il faut l’aider à voir les rondelles, éviter les surnombres… Il y a beaucoup de choses à améliorer. »
Ce revers était le premier dans l’histoire de la LNH en 10 301 occasions lorsqu'une équipe menait par au moins quatre buts avec trois minutes à écouler. Mais inutile de pointer une séquence ou une action en particulier pour expliquer cette improbable implosion.
Il s’agit plutôt du retour du balancier dans un match où les « détails avaient descendu », dixit l’entraîneur Martin St-Louis.
« Ç’avait commencé un peu (à St. Louis et Dallas), a-t-il d’abord souligné. Les détails sur les mises en jeu, les détails sur les changements, les détails dans notre structure… Les détails sont partout.
« On n’a pas gagné beaucoup de mises en jeu dans notre zone, mais c’est aussi une question de détails autour du joueur de centre. C’était probablement notre pire match en termes de détails aux mises en jeu.
« Peut-être qu’on avait besoin de se faire frapper dans les dents pour remonter nos standards. »
Suzuki répond présent
Le CH aura une occasion de se racheter dès jeudi avec la visite du puissant Mammoth de l’Utah au Centre Bell (19 h HE; RDS, TSN2, Mammoth+, Utah16). Le Mammoth présente une fiche de 10-6-0 en 16 matchs cette saison et pointe au deuxième rang du classement de la section Centrale, derrière le Wild du Minnesota (11-3-3) et devant les Stars (9-5-1).
La troupe d’André Tourigny présente par ailleurs un rendement de 36,4 % en avantage numérique, le deuxième de la LNH cet automne. Un contraste frappant avec le rendement de 13% du Tricolore au 30e rang.
Régulier lors des entraînements de lundi et mercredi, le capitaine Nick Suzuki aura une autre chance de renouer avec l’action. Suzuki est maintenant sur la touche depuis deux semaines en raison d’une blessure à la main gauche. L’échéancier initial prévoyait une absence de deux à quatre semaines.
Alex Newhook, quant à lui, brillait par son absence à l’entraînement, mais il devrait être à son poste contre le Mammoth. Le CH a indiqué sur sa page X mercredi qu’il subissait des traitements.
- Avec la collaboration de Jean-François Chaumont, journaliste principal LNH.com.