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« Big Bird », la carte cachée

L'ancien défenseur vedette des Canadiens Larry Robinson joue un rôle effacé, mais non négligeable dans les succès des Blues

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

ST. LOUIS - Il a beau se faire très discret dans l'entourage des Blues de St. Louis, on ne peut tout de même pas le manquer.

Larry Robinson, alias « Big Bird », n'a peut-être plus sa chevelure abondante et frisée de l'époque où il était un défenseur étoile dans la LNH, mais il n'a rien perdu de sa prestance du haut de ses 6 pieds 4 pouces.

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Le célèbre membre du « Big Three » en défense des Canadiens de Montréal dans les années 1970 est un atout dans la manche des Blues - une carte cachée, pourrait-on même dire.

Engagé à titre de conseiller aux opérations hockey par le directeur général Doug Armstrong avant la saison, Robinson a été appelé en renfort au sein du personnel d'entraîneurs à la suite du congédiement de Mike Yeo, le 19 novembre dernier.

Après avoir occupé temporairement un poste d'adjoint au successeur de Yeo, Craig Berube, Robinson agit maintenant en arrière-scène, comme « entraîneur fantôme ». Il griffonne des notes de la tribune de presse pendant les matchs qu'il relaie au personnel d'entraîneurs entre les périodes et après les rencontres . On ne doit toutefois pas mésestimer son apport aux succès de l'équipe.

« Il passe plus de temps avec le personnel d'entraîneurs, mais il vient faire son tour dans le vestiaire », explique le jeune attaquant Samuel Blais. « C'est vraiment le "fun" de l'avoir dans l'entourage de l'équipe. Il détend l'atmosphère en faisant des blagues avec les gars et il nous transmet de précieuses informations. Tout le monde l'apprécie et le respecte. Il a neuf bagues de la Coupe Stanley, il sait de quoi il parle. C'est vraiment bon pour nous. »

Blais, âgé de 22 ans, n'a forcément jamais vu jouer Robinson, qui a passé ses trois dernières saisons dans l'uniforme des Kings de Los Angeles jusqu'en 1991-92, mais il le connaissait de réputation.

« Je savais qui c'était, et j'étais un peu intimidé par lui au début de la saison. Il parle parfois français avec David Perron et moi, il nous dit des blagues. Maintenant, nous sommes rendus "chummy, chummy". »

Robinson, âgé de 68 ans, n'en est pas à son premier rodéo en séries éliminatoires et son unique présence est assurément fort rassurante pour les joueurs inexpérimentés des Blues. En plus de tous les championnats qu'il a remportés comme joueur chez les Canadiens, il a fait partie du personnel d'entraîneurs des Devils du New Jersey pour leurs trois conquêtes vers la fin des années 1990 et au début des années 2000. 

Avant cette saison, Robinson a œuvré pendant cinq saisons chez les Sharks de San Jose, comme entraîneur associé et directeur du développement des joueurs.

Initialement cette saison, il devait principalement s'acquitter de ses tâches de conseiller au directeur général Armstrong à distance, de son domicile de la Floride. Mais les circonstances ont fait qu'il a été appelé à jouer un rôle plus important. Il le fait avec beaucoup de plaisir et de dévouement, mais en souhaitant demeurer loin des projecteurs. Conséquemment, il décline toutes les demandes d'entrevue.

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