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Juraj Slafkovsky, qui a été le premier choix au total du Repêchage de la LNH 2022 par les Canadiens de Montréal, a accepté de partager mensuellement avec LNH.com les dessous de sa vie de hockeyeur professionnel. Pour une quatrième année déjà, il discute de sa saison sur la glace, mais aussi de ses expériences à l'extérieur de la patinoire.

Bonjour à vous tous,

Je me garde toujours une petite gêne. Mais j’aime croire que je joue probablement le meilleur hockey de ma jeune carrière depuis les derniers mois. J’aime mon jeu et la direction que je prends.

Je dois poursuivre sur le même chemin. J’ai besoin de construire encore plus de bonnes choses. Il y a toujours des trucs à améliorer et à travailler.

Depuis la mi-novembre, je joue essentiellement à l’aile gauche avec Oliver Kapanen et Ivan Demidov. J’ai beaucoup gagné en confiance depuis ce changement. J’ai également réalisé une chose importante : je peux agir comme le moteur offensif de mon trio.

J’ai le sentiment que je peux agir comme le meneur au sein de mon trio. Et j’aime vraiment ce rôle. J’ai de la misère à trouver les bons mots pour expliquer mon ascension des dernières semaines. Et comme vous me connaissez, je trouve toujours cela plus difficile de parler de moi.

MTL@OTT: Slafkovsky ouvre la marque en A.N.

Quand je patine avec Kapy (Kapanen) et Demi (Demidov), je contrôle plus la rondelle et je dicte plus le rythme. J’ai confiance en mes habiletés et en mes moyens.

Pour expliquer mon rendement d’aujourd’hui, je dois revenir dans le passé. Premièrement, je remercie Nick (Suzuki) et Cole (Caufield). Je ne serais pas le même joueur sans leur présence et leur aide. J’ai appris en jouant à l’aile droite avec eux. J’ai regardé ce qu’ils faisaient sur la patinoire et je cherche maintenant à faire la même chose avec deux coéquipiers moins expérimentés au sein de mon trio. Kapy est plus vieux que moi, mais j’ai joué plus de matchs que lui dans la LNH.

Au cours des dernières saisons, Nick et Cole m’ont enseigné plusieurs choses. J’ai suivi leurs conseils et j’ai maintenant le sentiment que c’est à mon tour d’être un meneur avec Kapy et Demi.

Quand je vous parle d’enseignements, je n’ai pas le choix d’écrire quelques mots au sujet de notre chef d’orchestre, Martin St-Louis. Je n’ai aucune hésitation à le dire. Marty est le meilleur entraîneur que je pouvais espérer pour ma carrière. J’arrivais de l’Europe (Finlande) et je n’avais que 18 ans à mes débuts avec les Canadiens.

J'étais loin d’être un produit fini à mes premiers pas à Montréal. Mais Marty m’a fait confiance et il a pris de son temps pour m’enseigner un paquet de choses essentielles. Je n’étais pas toujours le meilleur étudiant, j’ai trébuché plus d’une fois, mais il n’a jamais abandonné avec moi. Il m’a enseigné la bonne façon de jouer, il m’a ouvert les yeux sur des façons de lire le jeu. Il a gardé une grande patience avec moi, même dans les moments les plus difficiles. Il y a des matchs où je commettais plusieurs erreurs et il refusait de me lancer sous l’autobus. Il était honnête avec moi. Comme il le dit souvent, il me parlait avec la vérité.

En quatre ans à Montréal, j’ai grandi et j’ai appris à devenir un bien meilleur joueur de hockey, autant offensivement que défensivement. Je suis heureux du chemin que j’ai parcouru, mais je sais qu’il reste encore une longue route. Je veux encore progresser.

Le talent de Demidov, l’intelligence de Kapanen

Je ne dévoilerai pas un grand secret. Ivan Demidov est un ailier unique. J’ai le bonheur de jouer à ses côtés depuis près de 30 matchs. Il a déjà un impact au sein de notre équipe même s’il reste une recrue. Ivan a une bonne vision du jeu, des mains agiles, des feintes rapides et il patine vraiment bien. Il peut tout faire sur la patinoire. Au dernier match contre le Wild, il a encore une fois démontré tout son talent et son potentiel. C’est lui qui transportait l’attaque sur ses épaules. En deuxième période, il a réalisé une passe incroyable sur le but de Lane (Hutson). Il a gelé un peu tout le monde en optant pour une passe quand le commun des mortels aurait choisi un tir.

Entre Demi et moi, il y a un centre très responsable en Kapy. Il est la roue de secours au sein de notre trio. Et je ne dis pas ça méchamment. Oliver a une grande intelligence du jeu et il répare plusieurs de nos erreurs en territoire défensif. Sur le plan offensif, il trouve des façons de se libérer et de se placer aux bons endroits pour utiliser son tir puissant. Il n’est pas juste un centre défensif, il a aussi un flair offensif.

J’aime vraiment notre trio. Il y a un mélange de plusieurs ingrédients. J’espère que nous resterons ensemble longtemps.

Nous venons tout juste de jouer notre 50e match de la saison. Nous gardons une position avantageuse dans la course pour les séries avec une place parmi les trois premières équipes au sein de la section Atlantique. Nous jouons bien, mais nous devons maintenir la cadence.

Depuis le début de l’année 2026, il y a une énergie encore plus folle au Centre Bell. Je l’ai déjà dit, mais l’ambiance à Montréal reste unique. À mes yeux, il s’agit de la meilleure foule au monde. Il y a des matchs où je trouve que la vague part trop rapidement, mais je pardonne à nos partisans! C’est un bonheur de jouer à Montréal. Je suis chanceux.

*Propos recueillis par Jean-François Chaumont, journaliste principal LNH.com

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