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BOSTON – Il n’y a qu’un seul endroit à Boston où il est acceptable de porter un chandail des Canadiens de Montréal. Et c’est à une condition bien précise : il doit être orné du numéro 48 et du nom de Lane Hutson.

Le petit défenseur a quitté l’Université de Boston depuis deux ans, mais on ne l’a visiblement pas oublié au Agganis Arena, où il a animé le spectacle pendant deux saisons. Quelques amateurs osent porter le bleu-blanc-rouge, tandis que d’autres optent pour le choix prudent en arborant le no 20 qu’il avait avec les Terriers.

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La fierté est palpable, autant dans les gradins que dans le vestiaire de l’équipe. Lane fait encore jaser dans la capitale du Massachusetts, encore plus depuis la signature de son gros contrat de huit ans. Surtout que son frère Cole, un espoir des Capitals de Washington, est désormais l’un des piliers du club.

« On est tous contents pour lui, a lancé son cadet. Mon frère est le genre de gars qui jouerait gratuitement. Peut-être qu’il a accepté moins d’argent que ce qu’il aurait pu obtenir. Mais c’est simplement le genre de personne qu’il est. Il fait passer l’équipe en premier et il est le meilleur coéquipier que tu peux avoir. »

Ils sont encore quelques-uns dans le vestiaire des Terriers à avoir partagé la glace avec lui. L’entraîneur Jay Pandolfo l’a aussi dirigé pendant son passage. Son ancien poulain vient de lui donner encore plus d’arguments quand viendra le temps de l’utiliser comme exemple dans son enseignement.

« C’est bien pour mes joueurs de voir que des gars qui ont joué ici, ou des gars avec lesquels ils ont joué, connaissent du succès au prochain niveau, a souligné l’ancien attaquant défensif. Lane avait de bonnes habitudes de travail quand il était ici. Il avait un niveau de compétition différent et menait par l’exemple. »

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Hutson avait flirté avec le plateau des 50 points à ses deux saisons à l'Université de Boston, mais ils étaient encore plusieurs à douter de ce qu’il pourrait accomplir au prochain niveau quand il a fait ses valises pour la métropole. Dans les quartiers généraux des Terriers, il n’y avait plus beaucoup de sceptiques.

« Je ne dirai pas que je savais qu’il allait gagner le trophée Calder, a amorcé Pandolfo. Mais je savais qu’il allait surprendre beaucoup de gens. J’ai joué dans la LNH et j’ai dirigé à ce niveau. Lane était juste différent. Je n’avais aucun doute qu’il allait pouvoir jouer à ce niveau grâce à sa tête et à ses habiletés. »

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Un clairvoyant

On le sait désormais, Hutson n’a pas fait que « jouer » dans la grande ligue, il y a dominé dès sa première saison. Il a amassé six buts et 66 points en 82 matchs et s’est vite établi comme un favori de la foule montréalaise. L’entraîneur adjoint Kim Brandvold, lui, l’avait vu venir.

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Il avait passé sept saisons comme entraîneur des habiletés avec les Bruins de Boston avant de s’engager avec les Terriers pour la dernière campagne universitaire d’Hutson.

« Il nous le répétait presque tous les jours : il garantissait que Lane allait récolter au moins 55 points à sa première saison, s’est souvenu Pandolfo en riant. Il a travaillé de près avec Lane et il voyait les mêmes qualités qu’avait Torey Krug quand il jouait à Boston. On est très fiers de Lane, c’est un kid incroyable. »

Le petit frère l’est aussi, pas de doute. Malgré son horaire chargé, il ne rate pas une seule occasion de regarder les matchs de Lane et des Canadiens. Et pas besoin de lui tordre un bras pour qu’il ouvre la télé.

« Ils sont super à voir jouer, a conclu Hutson. Ils forment toute une équipe. C’est tellement plaisant de les voir jouer et tous les gars de cette équipe sont des individus incroyables. J’adore les Capitals et je veux qu’ils gagnent. Mais les Canadiens ne sont pas loin derrière. »