MONTRÉAL – Pendant que les journalistes étaient attroupés autour des grandes vedettes de la soirée – Cole Caufield et Juraj Slafkovsky – dans le vestiaire des Canadiens de Montréal, samedi, Kaiden Guhle se retrouvait un peu moins sous les projecteurs.
Le défenseur a pourtant eu un gros mot à dire dans cette éclatante victoire de 7-3 face aux Islanders de New York : il a marqué le but qui a fait la différence en plus d’amasser deux aides.
« Les deux points de classement sont encore mieux, a-t-il soufflé. […] Je vis pour ce genre de match. »
Il est plutôt compréhensible, dans la situation actuelle, que Guhle fasse passer l’équipe avant ses propres succès. Les Canadiens ne pouvaient se permettre d’échapper les deux points contre un adversaire qui n’accusait qu’un point de retard sur eux avant l’affrontement.
Reste qu’il est très encourageant de voir le robuste arrière débloquer offensivement à ce stade-ci de la saison, surtout après des semaines plus difficiles au chapitre personnel.
Il s’agissait de son deuxième but de la campagne – son premier depuis le 11 octobre – et de ses premiers points en cinq rencontres. Opéré au mois de novembre pour soigner une déchirure partielle d'un muscle adducteur, Guhle a raté plus de deux mois d’activités et peinait à reprendre son rythme depuis son retour.
Tout ça est peut-être derrière lui : il a disputé, samedi, son meilleur match de la saison. Et ce n’est probablement pas un hasard.
« Je crois avoir retrouvé mon identité un peu, a-t-il admis. J’ai raté tellement de matchs au cours de la dernière année que j’avais un peu oublié ce qui m’avait amené ici. Cette semaine, j’ai regardé certains de mes vieux matchs et j’ai observé ce que je faisais de bien. Ça m’a beaucoup aidé. »
Il est vrai qu’on a eu l’impression de revoir le bon vieux Kaiden Guhle contre les Islanders : robuste, légèrement offensif, mais surtout fiable dans son territoire.
En plus de ses trois points, il a aussi distribué deux solides mises en échec et bloqué quatre tirs. Comme si ce n’était pas assez, il a également écopé d’une pénalité pour rudesse et d’une inconduite de match quand il est venu à la défense de son capitaine en fin de troisième période, alors que la victoire était déjà dans la poche.


















