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BROSSARD - Auston Matthews, Alexander Ovechkin, Sidney Crosby… Le visage de Juraj Slafkovsky s'illumine juste à énumérer les noms des mégas vedettes de la LNH qu'il a déjà l'occasion d'affronter en lever de rideau de sa carrière. En quatre petits matchs, précisément.

« J'appelle mes amis et je leur dis que j'ai joué contre Crosby ce soir. Deux journées plus tôt, j'ai joué contre Ovechkin… », souligne Slafkovsky.
« C'est comme si je jouais à NHL sur ma console de jeu PS4… mais dans la vraie vie », lance le grand Slovaque en s'esclaffant.
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L'attaquant recrue de 18 ans des Canadiens de Montréal n'a toujours pas obtenu de point dans la LNH, mais il dit s'amuser comme un petit fou dans son nouvel environnement.
« C'est vraiment agréable. Je savoure chacune des secondes que je passe sur la glace », a-t-il assuré dans toute sa candeur, mardi, après la séance d'entraînement de l'équipe.
Le tout premier choix de la dernière séance de repêchage en juillet réalise tout de même la hauteur de la marche entre le hockey professionnel européen et la LNH.
« Tout le monde est vraiment futé dans cette ligue », a-t-il fourni en guise de réponse à la question. « Tous les joueurs savent où aller sur la glace et identifier les bonnes lignes de tir. C'est ça la LNH. »
Slafkovsky a établi un lien entre le défi d'adaptation au plus fort calibre à celui qu'il a eu à relever à son arrivée avec le TPS de Turku, dans la Ligue élite de la Finlande (SM-liiga), la saison dernière.
« Ç'avait été de mieux en mieux à chacun des matchs et je pense que ce sera la même chose cette saison, a-t-il opiné. Je vais continuer de lutter pour garder mon poste. Je pense que si je parviens à bien accomplir tous les détails et que nous connaissons du succès, j'aurai plus de temps d'utilisation. »
Après quatre matchs, Slafkovsky a un temps de jeu moyen par match légèrement supérieur à 10 minutes (10:41). Il est l'attaquant le moins utilisé du CH.
En plus de Rem Pitlick et de Michael Pezzetta qui attendent patiemment leur tour, l'éventuel retour au jeu du vétéran Joel Armia - pour on ne sait pas encore quand - pourrait l'exclure de la formation. Blessé au haut du corps, Armia a patiné pour la cinquième journée d'affilée, mardi.
À défaut de lui fournir plus de minutes d'utilisation, l'entraîneur Martin St-Louis lui demande d'être un spectateur attentif sur le banc.
« Il ne me parle pas de mon temps de jeu, mais il me donne des conseils sur des aspects que je peux améliorer, qui me permettraient de jouer plus, comme foncer vers le centre de la patinoire et compléter mes mises en échec », a confié Slafkovsky.
« Je ne joue pas en supériorité numérique, mais il me dit de bien regarder les autres. J'accepte la situation et j'essaie de faire ma place, a-t-il mentionné. Je dirais que le principal ajustement à faire sur les plus petites patinoires nord-américaines, c'est au niveau du temps de réaction. »

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Muté au sein du quatrième trio, avec Jake Evans et Mike Hoffman, contre les Penguins de Pittsburgh, lundi, Slafkovsky n'a qu'un tir cadré à sa fiche en quatre rencontres. Il a de plus vu une de ses tentatives de lancer frapper le poteau dans le match contre les Capitals de Washington, samedi.
Plusieurs de ses coéquipiers, comme le capitaine Nick Suzuki, disent que le gamin dans un corps d'homme - 6 pieds 3 pouces, 238 livres - a trop tendance à juger sévèrement son rendement.
« Je veux aider l'équipe à gagner et être le meilleur, je suis donc dur envers moi-même. C'est ma mentalité. Je dois parfois apprendre à être plus relaxe », a concédé le principal intéressé.
Le patineur natif de Kosice, en Slovaquie, est en tout cas décontracté et très à l'aise en présence des journalistes.
« Il y a bien pire dans une journée que d'avoir à répondre aux questions de journalistes pendant cinq minutes », a-t-il conclu, en ajoutant à la blague qu'il préférait néanmoins une visite chez le dentiste à une mêlée de presse.