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MONTRÉAL - Kaiden Guhle raye les gros noms de son tableau de chasse à grande vitesse depuis son premier match avec les Canadiens de Montréal.

Le défenseur de 20 ans n'a que quatre matchs d'expérience, mais il a déjà été confronté aux Auston Matthews, Alex Ovechkin et Sidney Crosby. C'est d'ailleurs contre les Penguins de Pittsburgh, lundi, que Guhle est venu confirmer le solide début de carrière qu'il connaît dans un gain de 4-3 des siens en prolongation.
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« C'est d'autant plus impressionnant qu'il réussisse ça contre ce type d'adversaires, a vanté le capitaine Nick Suzuki. Il affronte le meilleur trio adverse tous les soirs et il fait du très bon travail. […] Il fait sa petite affaire et il a un style de jeu très mature. Nous sommes tous excités de voir ce qu'il pourra accomplir. »
C'est pas mal le constat que font tous ses coéquipiers et la grande majorité des observateurs, même si l'échantillon demeure mince dans son cas. Le Tricolore semble avoir un vrai « joueur de hockey » sous la main, pour reprendre l'expression consacrée.
Pour la deuxième fois de la saison, il a été l'homme le plus utilisé par l'entraîneur Martin St-Louis (24:43) et il en a profité pour amasser ses deux premiers points - des mentions d'aide sur les buts de Suzuki et de Cole Caufield. Il a aussi décoché trois tirs au but et distribué deux mises en échec.
Au-delà de tout ça, le duo qu'il forme avec David Savard a réussi à tenir Crosby en échec, lui qui avait enregistré trois points à ses deux premières rencontres.
« C'était surréel, évidemment, a observé Guhle. Il est le meilleur joueur au monde depuis tellement longtemps. C'était incroyable de me mesurer à un joueur comme lui. Ma carrière vient tout juste de commencer et j'ai déjà eu un avant-goût de ce que c'est de l'affronter. »
St-Louis a aussi eu un bon avant-goût du type de hockey que pourra lui offrir son poulain d'ici le match no 82. On n'ira pas jusqu'à dire qu'il fait oublier la blessure à Joel Edmundson, que l'on avait identifié comme le pilier de cette jeune brigade, mais on n'est pas très loin de la vérité.
« Tu vois les habiletés et la confiance avec laquelle il joue, a souligné le pilote. Il a un haut plafond, mais son plancher et la fondation de sa 'game' sont tellement là. […] Il n'est pas intimidé par la LNH et par les joueurs qu'il affronte. Ça paraît dans son comportement. »
Guhle inspire tellement confiance à ses nouveaux patrons qu'il a obtenu davantage de responsabilités en avantage numérique contre les Penguins. Si son expérience s'était limitée à quelques secondes au cours des trois premières rencontres, il a été appelé comme quart-arrière pendant 1:54 lundi.
« J'ai parfois l'impression qu'on tient pour acquis ce qu'il fait derrière, a indiqué Caufield. Il est tellement constant et nous jouons en confiance quand nous savons qu'il est là. Il réussit toujours une bonne première passe et il n'hésite jamais à soutenir l'attaque. »
Mission accomplie
St-Louis n'a également pas hésité à l'envoyer dans la mêlée en tout début de prolongation en compagnie de Suzuki et de Caufield. De l'autre côté se trouvaient Crosby, Jake Guentzel et Kristopher Letang; une légère différence au chapitre de l'expérience.
L'aventure s'est déroulée sans anicroche, et Guhle s'est même permis un brillant plongeon défensif avant d'amorcer une relance en contre-attaque avec toute la confiance d'un vétéran. Quelques instants plus tard, Jeff Petry était chassé à l'autre bout de la patinoire et Kirby Dach en profitait pour mettre fin au match.
« Cole m'a parlé avant le début de la prolongation et m'a dit de m'amuser, a expliqué Guhle. Ça m'a calmé avant que la rondelle tombe et nous avons eu du plaisir. […] Les entraîneurs me laissent jouer et me donnent le feu vert pour des jeux de la sorte. C'était naturel pour moi de me joindre à l'attaque. »