BOSTON – Que serait devenu James Hagens s’il avait été préféré à Matthew Schaefer et qu’il avait été choisi au tout premier rang du repêchage de 2025 par les Islanders de New York, l’équipe de sa région natale?
On n’en saura rien.
Car Hagens a chuté au septième rang de ce repêchage après une saison recrue à Boston College qui ne s’est pas passée comme prévu. Les Bruins de Boston n’ont pas raté l’occasion et ont jeté leur dévolu sur le jeune attaquant.
« Ça devient assurément un carburant, disait Hagens au sujet de cette improbable chute le printemps dernier. Tout le monde aspire à être le no 1. C’est un carburant sur la patinoire, mais aussi dans tes décisions de la vie quotidienne. Tu apprends à être un pro, à prendre soin de ton corps et à donner le meilleur de toi-même lorsque tu foules la glace. »
On lui a rappelé cette citation quelques mois plus tard, en plein camp d’entraînement des Bruins, alors que le repêchage semblait finalement si loin derrière.
« Tu veux toujours finir au premier rang. Mais tout s’est replacé. Oui, ce fut un carburant, mais tu dois aussi garder les deux pieds sur terre. Mes parents me l’ont souvent dit. »
Un an et demi après la déception de l’encan 2025, Hagens est sur le point de s’assurer d’un poste à temps plein dans la LNH. Il aura l’occasion de réaliser son rêve avec l’une des équipes les plus pérennes de l’histoire du circuit. Mardi, il devrait disputer son premier match d’ouverture en carrière au mythique TD Garden, face aux Rangers de New York (20 h HE; ESPN).
Tout au long du camp, il a semblé mature, à l’aise et prêt pour ce prochain défi.
« Il fait déjà ses preuves », a indiqué l’entraîneur-chef des Bruins, Marco Sturm. « Lorsqu’il est arrivé avec nous l’an dernier, il semblait être un enfant. Il l’est encore à s’en fier à son visage, mais sur la glace, il semble déjà différent. Il a plus confiance en lui. Il n’est pas aussi nerveux. Il nous connaît, il connaît le système. Il connaît tout. Il connaît les joueurs. Il sait comment nous devons jouer, et ça se voit. Nous devrons simplement être un peu patients. »
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Hagens n’en était pas à sa première déception au mois de juin l’an dernier.
Son ancien entraîneur avec le Programme de développement M-18 de USA Hockey, Nick Fohr, se souvient très bien du moment où il a été retranché du camp de la sélection américaine en vue du Mondial junior 2023. Il était, à l’époque, le plus jeune joueur à ce camp. Son aventure n’aura duré que deux jours.
« Il était atterré, a raconté Fohr. J’essayais de lui remonter le moral. Je lui disais : ‘James, tu t’en fais vraiment avec ça? Cette équipe est une très, très bonne équipe. Tu es assez bon pour faire partie de cette formation, mais ils n’avaient simplement pas besoin de toi’. »
Cette équipe comptait notamment sur Cutter Gauthier, Will Smith, Frank Nazar, Logan Cooley, puis deux des futurs coéquipiers de Hagens à Boston College en Ryan Leonard et Gabriel Perreault.
« Ça m’a frappé lorsqu’il m’a dit ‘Coach, je n’ai jamais été retranché. J’ai percé la formation de chaque équipe m’ayant invité à son camp’, s’est remémoré Fohr. Il était affecté, très affecté. »
Les mois de janvier et février suivants ont été remplis de défis, d’inconstance, et d’ajustements.
« Mais tous les bons joueurs finissent par s’en sortir », a rappelé Fohr.




















