John Gibson l’a qualifié « d’endroit spécial ». Le gardien de 32 ans a passé ses 12 premières saisons dans la LNH avec les Ducks d’Anaheim, fondant une carrière et une famille et s’inscrivant dans les livres des records.
Il devrait obtenir le départ vendredi (22 h HE; FDSNDET, Victory+, KCOP-13, SN1) lorsque les Red Wings de Detroit seront de passage au Honda Center. Mais Gibson soutient que son retour à Anaheim ne le rend pas trop émotif.
Detroit n’a pas participé aux séries éliminatoires depuis 2016, et Gibson n’a pas fait de présence dans le tournoi printanier depuis 2018. Sauf que les Red Wings connaissent un bon départ, cette saison – 8-3-0 à égalité avec les Canadiens de Montréal au sommet de la section Atlantique.
« Je vis dans le moment présent, a lancé Gibson. Je serai capable d’y repenser éventuellement, mais présentement, j’essaie de gagner des matchs de hockey et d’aider les Red Wings de Detroit à participer aux séries.
« Malgré tout ce que j’ai fait ici, je ne tiens rien pour acquis. Je suis très chanceux d’avoir pu faire partie de cette organisation et de jouer ici pendant aussi longtemps. Mais c’était bien de vivre un changement, et je suis fébrile de me retrouver ici pour la première fois. »
Gibson a été un élément très important de cette organisation. Il a joué 506 matchs avec les Ducks, un sommet dans l’histoire de l’équipe. Ses 204 victoires le placent au deuxième rang derrière Jean-Sébastien Giguère (206).
Après avoir joué trois matchs en 2013-14 et 23 en 2014-15, il était encore considéré comme une recrue en 2015-16. Il a été nommé sur l’équipe d’étoiles des recrues de la LNH et a partagé le trophée Jennings avec Frederik Andersen puisque les Ducks ont été l’équipe à avoir accordé le moins de buts dans la Ligue, cette année-là.
L’apogée est arrivé en 2016-17. Il a maintenu une fiche de 25-16-9, une moyenne de buts alloués de 2,22 et un pourcentage d’arrêts de ,924, en plus de signer six blanchissages, puis il a conservé un dossier de 9-5 (2,59 - ,918) en séries éliminatoires. Les Ducks ont atteint la finale de l’Ouest, défaisant les Oilers d’Edmonton en sept matchs au deuxième tour.
Deux membres actuels des Red Wings – l’entraîneur Todd McLellan et le gardien Cam Talbot – étaient avec les Oilers à l’époque.
« Il était un mur pour eux à l'arrière, s’est souvenu Talbot. Durant cette série, nous savions que nous aurions à battre toute leur équipe, mais le battre lui n’allait pas être une tâche facile.
« Il avait 23 ans. Il semblait avoir plus d’expérience qu’il en avait réellement à ce moment. Il avait cette confiance tranquille. Jamais trop d’émotions. Que tu réussisses à marquer contre lui ou qu’il signe un blanchissage, il jouait de la même façon match après match. Je pense que c’est ce qui explique pourquoi il a été aussi bon pendant aussi longtemps. »
Gibson a affiché un dossier de 31-18-7 avec une moyenne de 2,43, un taux d’efficacité de ,926 et quatre jeux blancs en 2017-18, mais les Ducks ont été balayés par les Sharks de San Jose en première ronde.
Ils ne sont pas retournés en séries depuis, ce qui a mené à une reconstruction.
Au cours de ses six premières saisons à Anaheim, Gibson a montré une fiche de 119-77-28 (2,42 - ,921 – 18 BL.). Dans ses six dernières saisons en Californie, il a conservé un dossier moins reluisant de 85-140-35 (3,30 - ,901 – 6 BL.).
En cours de route, il s’est marié. Sa femme Alexa et lui ont acheté leur première maison. Ils ont eu trois enfants : Sophia, 5 ans, Natalia, 4 ans, et Mateo, 1 an et demi.
« Il y a eu beaucoup de premières là-bas, a convenu Gibson. Le hockey a été génial dès le départ. Évidemment, pendant la deuxième moitié du séjour, c’était moins rose côté hockey. Mais tu regardes vers les autres aspects de la vie. Trois enfants en santé. Les amitiés, les gens. Quand tu conclus ta carrière de joueur, le plus important devient les relations et les gens que tu as rencontrés, peu importe l’endroit où tu as joué. Ce sont des amis qui vont toujours rester proches.
« Alors c’est ce qui est bien dans ce retour ici. J’aurai la chance de revoir d’anciens coéquipiers et quelques amis après le match. C’est la partie la plus excitante pour moi. »
Detroit a acquis Gibson dans une transaction avec Anaheim le 28 juin. Il a eu le temps de déménager, de trouver une nouvelle école pour les enfants et de patiner avec ses nouveaux coéquipiers, ce qui a facilité sa première transition dans une nouvelle équipe de la LNH.
« Je commence à être plus à l’aise alors je peux simplement sauter sur la glace et jouer à ma façon, a-t-il dit. Il y a eu quelques embûches pour commencer, mais c’est une longue saison. Ce sont des choses qui vont arriver. J’ai du plaisir présentement. »
À son premier départ avec les Red Wings, le 9 octobre, Gibson a accordé cinq buts sur 13 lancers et a été retiré du match dans une défaite de 5-1 contre les Canadiens. Jusqu’ici, il montre un taux d’efficacité de ,876 et une moyenne de 3,20. Mais les Red Wings ont trouvé des façons de venir en aide à leurs gardiens, et Gibson a tout de même un dossier gagnant de 4-2-0.
« Ses statistiques laissent croire qu’il ne joue pas bien, mais mis à part la soirée d’ouverture, il est plutôt solide jusqu’ici », a assuré McLellan.
Il y aura une petite réunion rapide. Gibson espère voir quelques membres des Ducks comme l’entraîneur des gardiens Sudarshan Maharaj après le match à Anaheim. Ensuite, toute son attention sera de nouveau centrée sur l’objectif d’aider les Red Wings à retourner en séries.
« La liste est longue, a dit Gibson. Mais au sommet de cette liste se trouve mon ancien entraîneur des gardiens 'Sudsie'. Je garde contact avec lui. Il était plus un ami qu’un entraîneur pour moi. Je suis reconnaissant envers tous les gens et les partisans de l’organisation. »




















