Ducharme pratique badge Laflamme

Les dernières journées ont été hautement émotives pour Dominique Ducharme. Le nouvel entraîneur par intérim des Canadiens de Montréal a été emporté dans un véritable tourbillon à la suite de l'annonce de sa nomination comme entraîneur par intérim, mercredi dernier.

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Le Joliettain âgé de 47 ans a confié, lundi, avoir été rattrapé par la réalité à son retour à Montréal, dimanche.
« Avant de monter à bord de mon auto, qui était garée au Centre Bell, je me suis dit : 'Wow! Ça change vite dans le hockey', a-t-il relaté. J'étais parti de Montréal en étant un adjoint et je reviens en étant l'entraîneur-chef des Canadiens de Montréal. C'est spécial. C'est un gros changement pour moi, mais ça l'est également pour les membres de ma famille.
« Je n'ai pas eu beaucoup le temps de les voir encore. Je pourrai plus échanger avec eux pendant la semaine », a-t-il ajouté, en disant que la journée de dimanche lui avait fait du bien parce qu'elle lui avait permis de décrocher complètement du hockey… pendant quelques heures.
Ducharme a dit savoir dans quelle galère il s'est embarqué, avec toute la population québécoise et d'ailleurs qui épie et commente chacun de ses faits et gestes.
« J'ai grandi à Montréal en étant un 'fan' des Canadiens. Je savais, en acceptant le poste, que j'aurais 8 millions d'entraîneurs adjoints, a-t-il lancé. C'est correct, c'est de la passion. C'est une des raisons pour lesquelles c'est si spécial de jouer au hockey à Montréal. C'est la passion des partisans pour les Canadiens. »
Burrows, une boule d'énergie
La nouvelle voix, dont parlait le directeur général Marc Bergevin en commentant le changement d'entraîneurs, sait capter l'attention des joueurs, d'après ce qu'on a vu lundi. Il n'y a pas que Ducharme qu'on a vu interagir beaucoup avec les joueurs. Le nouvel adjoint Alexandre Burrows, le remplaçant de Kirk Muller, est également très actif.
« Alex a de l'énergie à revendre, a commenté Drouin. Il parle sans cesse. Dès qu'il voit quelque chose, il n'hésite pas à venir nous voir. Son énergie est contagieuse. On est allumés quand il dirige un exercice. »
On a même vu Burrows, qui n'est à la retraite que depuis 2018, s'impliquer dans quelques exercices.
« Je pense qu'il va bientôt me demander s'il peut jouer », a lancé Ducharme, au sujet de l'ancien attaquant des Canucks de Vancouver et des Sénateurs d'Ottawa.
Ducharme a mis l'accent sur des situations en zone offensive, lundi, en prenant soin de ne pas trop faire de bourrage de crâne. Essentiellement, il veut que les joueurs agissent face à des situations précises au lieu qu'ils réagissent.
« Nous agirons à partir du moment où nous aurons créé des habitudes qui feront que nos prises de décisions deviennent des automatismes, une seconde nature. C'est ce qui nous donnera de la vitesse et du rythme. »
Vers la fin de la séance, ayant le sentiment que les joueurs ne maîtrisaient pas bien les notions d'échec avant qu'il tentait de leur inculquer, Ducharme les a regroupés près d'une ligne bleue et il a plutôt fait de l'enseignement théorique.
« Nous arrivions au bout des 35 minutes de la séance et, au lieu que les gars continuent de mal faire les choses pendant trois minutes, j'ai jugé préférable de tout arrêter et de leur expliquer. »
La communication est une des qualités du jeune entraîneur.
« C'était une de ses grandes forces quand il était mon 'coach' dans les rangs juniors, a souligné Drouin. Il voit à ce que tout le monde soit sur la même longueur d'onde. Il établit clairement les tâches de chacun pour que, quand on joue, on ne pense à rien d'autre que ce qu'on a à faire.
« Les changements qu'il privilégie ne sont pas majeurs, a-t-il poursuivi. Le hockey est un sport de possession de la rondelle. Il veut nous voir jouer avec beaucoup de vitesse avec la rondelle. Et s'il n'y a pas d'options en jeu de transition, alors vaut mieux revenir sur nos pas et réessayer, comme les Maple Leafs de Toronto le font. »