L’ancien attaquant québécois Phil Goyette, qui a gagné la Coupe Stanley à ses quatre premières saisons dans la LNH dans l’uniforme des Canadiens de Montréal, est décédé dimanche à l’âge de 92 ans.
Ce n’était pas une mince tâche pour un aspirant patineur de dénicher un poste de centre au sein de la dynastie des Canadiens au milieu des années 1950. C'est ce que Goyette a accompli, disputant ses sept premières saisons à Montréal.
Évoluant dans l’ombre des Jean Béliveau et Henri Richard, Goyette s’est développé en spécialiste du jeu défensif. Ça lui a permis de savourer quatre championnats d’affilée en amorce de carrière.
Goyette a porté les couleurs de trois autres équipes pendant les 16 saisons qu’il a jouées dans la LNH jusqu’à la fin de la saison 1971-72 – les Rangers de New York, les Blues de St. Louis et les Sabres de Buffalo.
En 941 matchs dans la LNH, il a totalisé 674 points, incluant 207 buts. Il a pris part à 94 autres rencontres en séries éliminatoires, amassant 46 points.
Il a été le gagnant du trophée Lady Byng, qu’on remet au joueur gentilhomme par excellence, à l’issue de la saison 1969-70.
Échangé aux Rangers
Né à Lachine le 31 octobre 1933, Philippe Goyette démontre ses talents de marqueur dans le système de développement du Tricolore, s'alignant avec les Canadiens Juniors, les Mohawks de Cincinnati et les Royaux de Montréal avant d'aboutir avec le grand club en 1956-1957. Il foule la glace à 14 reprises en saison régulière et 10 fois en séries, au terme desquelles il voit son nom être gravé sur la Coupe Stanley.
Il décroche un poste régulier à sa deuxième campagne, et ses aptitudes dans l’art de maîtriser les attaquants adverses en font un rouage important dans les trois autres championnats successifs de la série de cinq d’affilée que le CH gagne entre 1956 et 1960.
Goyette n’hésite tout de même pas à saisir les occasions à l’attaque quand elles se présentent. Il récolte 37 passes à sa première saison complète en 1957-58 et il réussit 21 buts deux saisons plus tard, en 1959-60.
Après deux saisons plus difficiles et une autre ponctuée par les blessures en 1962-63, Goyette prend le chemin de New York, rejoignant les Rangers dans un échange impliquant sept joueurs, dont le gardien Gump Worlsey, qui s'amène à Montréal.
En l’absence d’attaquants de grande renommée chez les Rangers, Goyette peut s’épanouir à l’attaque. Il franchit le plateau des 40 points à chacune de ses six saisons à New York, enfilant plus de 20 buts deux fois.
Avant la saison 1969-70, il est échangé aux Blues de St. Louis et il donne rapidement raison à ses nouveaux patrons. Il connaît une saison de rêve, sa plus fructueuse dans la LNH, avec 29 buts et 49 mentions d'aide pour 78 points. Acquis par les Sabres de Buffalo en 1970-71, il récolte 61 points en 60 rencontres à sa première campagne avant de revenir chez les Rangers terminer sa carrière vers la fin de la saison 1971-1972.
Il devient par la suite le premier entraîneur de la nouvelle concession des Islanders de New York en 1972-73. Il ne dirige l’équipe d’expansion que pour 50 matchs, conservant un dossier de 6-40-4. Goyette retourne par après dans sa ville natale afin d’œuvrer dans le domaine des transports.


















