« Il a créé des souvenirs inoubliables au fil des années, il est un joueur spécial et un excellent coéquipier », a affirmé l’entraîneur des Ducks d’Anaheim Joel Quenneville, qui a dirigé les Blackhawks de 2009 à 2018. « Je suis tellement chanceux d’avoir fait partie de cette équipe et d’avoir dirigé d’aussi grands joueurs. Il y a eu “Taser", qui a été l’un des grands leaders du sport professionnel. J’ai été chanceux d’en profiter. Il faisait beaucoup de choses qu’on ne voit pas souvent dans ce sport chez un joueur ou un capitaine en termes de gestion de situations. Il était un véritable professionnel. »
Patrick Kane, le coéquipier de Toews à Chicago de 2007 à 2023, s’attend à ce que la soirée de lundi soit « extraordinaire ». Kane en sait quelque chose. Il a lui-même fait son retour à Chicago dans l’uniforme des Red Wings de Detroit le 25 février 2024. Il avait marqué en échappée en prolongation pour permettre aux siens de signer une victoire de 3-2.
« Tu ne sais jamais quel accueil tu obtiendras ou comment tu te sentiras sur le coup, a expliqué Kane. Tu peux t’imaginer ce à quoi ça va ressembler. Je me souviens que j’avais fait trois ou quatre tours sur la glace, et la foule continuait d’applaudir. Je suis certain que ce sera la même chose pour lui, peut-être même plus gros encore.
« Il a représenté tellement pour cette organisation et les éditions gagnantes de cette équipe. Il a été capitaine tellement longtemps (2008 à 2023). »
Il y a eu beaucoup de changements à Chicago depuis que Toews est parti. Parmi ceux des années de Toews qui sont encore là, le défenseur Connor Murphy, qui est avec les Blackhawks depuis 2017, est celui qui a le plus joué avec lui. Ils demeurent de bons amis, et Murphy a affirmé que le lien entre Toews et la ville est unique.
« Quand j’étais en public avec lui à Chicago, je n’ai jamais vu de telles réactions des gens, a raconté Murphy. Ce n’est pas seulement que les gens sont des partisans. Certains se présentaient devant lui et le remerciaient d'avoir rendu leur vie meilleure. Il attire ce genre de réactions.
« Certains joueurs vont se faire dire : “Je suis un grand fan, tu es un excellent joueur.” Mais dans le cas de Toews, tu peux voir qu’il est lié aux gens par ce qu’il a fait pour eux, que ce soit dans la communauté, sur la glace ou avec son leadership. Ils ont connu tellement de succès sur la glace que ç’a comblé la vie des gens. Ça démontre l’impact que le hockey peut avoir. Un simple joueur peut devenir l’idole de beaucoup de gens. »
L’ancien attaquant Patrick Sharp, qui a passé 10 saisons à Chicago avec Toews et qui a lui aussi remporté la Coupe Stanley trois fois, s’attend à une expérience similaire à Kane pour Toews.
« Dans tous les moments et toutes les histoires que j’ai vécus avec Toews, celle qui ressort le plus, c’est que chaque fois qu’il y avait un gros match — que ce soit un match important au classement, un match important en séries éliminatoires, au cœur d’une série, peut-être simplement lors d’un match diffusé à Hockey Night in Canada, peu importe le contexte — Jonathan répondait toujours présent dans les moments les plus cruciaux pour nous, a souligné Sharp. Alors de le voir jouer au United Center, je sais que la foule va se lever et l’ovationner aussi longtemps qu'il restera debout au centre de la glace. »
« Je m’attends à ce que les Hawks diffusent plusieurs vidéos pour rappeler à tous le grand joueur qu’il est. Je suis certain qu’il va faire un gros jeu dans un moment important. »
Si Toews est passé à autre chose dans sa carrière, il est évident que les souvenirs vont l’envahir lundi.
« Je pense que ce sera un moment assez spécial pour moi, a-t-il affirmé. Simplement le fait de pouvoir prendre un instant pour reconnaître ce que le hockey représente pour les gens de Chicago et ce que ça a signifié pour la ville. […] On fait beaucoup de sacrifices dans sa vie, on met bien des choses de côté, mais la récompense est incroyable quand on a la chance de faire partie d’équipes championnes qui insufflent autant d’énergie et d’inspiration à une ville.
« J’ai très hâte d’y retourner, de jouer ce match-là et de revivre un peu ces moments. »
*Avec la contribution du chroniqueur NHL.com Nicholas J. Cotsonika et du correspondant indépendant NHL.com Dan Arritt.