CRANBERRY, Pennsylvanie – C’est bien connu, Sidney Crosby est féru d’histoire.
Le joueur de centre des Penguins de Pittsburgh a un intérêt marqué pour le passé en général, mais surtout quand ça concerne le hockey. Les grands noms qui l’ont précédé imposent le respect par leurs exploits, leur statut et leur aura.
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À sa 21e saison dans la LNH, Crosby fait lui aussi maintenant partie intégrante de la grande histoire du hockey.
C’est irréfutable. À moins que vous en parliez au principal intéressé.
« Pour être honnête avec vous, je ne vois pas vraiment les choses de cette façon, a dit Crosby. Tu fais de ton mieux pour essayer d’aider ton équipe à gagner, car, ultimement, c’est la chose la plus importante. Tu veux contribuer et produire, mais honnêtement, je ne pense pas beaucoup à ça. »
Ça demeure un fait, quoi qu’en dise le capitaine des Penguins. Et pas seulement pour ce qu’il a accompli dans le passé, mais aussi ce qu’il fait actuellement.
À 38 ans, Crosby continue de réussir de nouveaux exploits régulièrement. Le prochain surviendra lundi, quand il jouera son 1400e match dans la LNH avec les Penguins, qui rendront visite au Kraken de Seattle (17 h HE; TVAS, KHN/Prime, SN-PIT, KONG).
Crosby est le meneur chez les Penguins avec 53 points (26 buts, 27 passes) en 47 matchs cette saison. Il se dirige vers une 21e saison consécutive avec une moyenne supérieure à un point par rencontre, ce qui améliorerait le record de la LNH qu’il détient déjà.
Cette constance augure bien pour les Penguins (22-14-11), qui tentent de retourner en séries éliminatoires de la Coupe Stanley après les avoir ratées au cours des trois dernières saisons.
C’est aussi prometteur pour le Canada, car Crosby va encore une fois essayer de conduire son pays à la médaille d’or le mois prochain à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026.
Il y est déjà parvenu à deux reprises. Crosby avait 22 ans quand il a inscrit le désormais célèbre « but en or » en prolongation de la finale contre les États-Unis aux Olympiques de 2010 à Vancouver. Il avait 26 ans quand le Canada a remporté l’or de nouveau à Sotchi en 2014.
Beaucoup de choses ont changé en 12 ans depuis la dernière participation des joueurs de la LNH aux Olympiques, mais pas Crosby. Et Jon Cooper, l’entraîneur du Lightning de Tampa Bay et du Canada, sait exactement à quoi s’attendre.
« D’abord et avant tout, il y a son dévouement. Et sa présence, a mentionné Cooper. Il a un petit quelque chose de plus. Peu importe où il va, il se comporte avec classe. Mais tu le sais chaque fois qu’il est dans la pièce, dans le vestiaire ou sur la glace. Il a une présence unique.
« C’est impressionnant à regarder. J’ai été très chanceux de côtoyer plusieurs joueurs vedettes, certains provenant même d’autres sports, et Sid vient au sommet de la liste. Vous voulez parler d’un joueur de grande classe, du plus grand de sa génération? C’est lui. »
C’est vrai depuis que Crosby est entré dans la Ligue à 18 ans en 2005-06. Il a remporté la Coupe Stanley trois fois (2009, 2016, 2017) et il continue d’abaisser des marques qui, auparavant, pouvaient paraître inatteignables.
Le 27 octobre, il a inscrit un but et deux passes dans un gain de 6-3 contre les Blues de St. Louis pour devenir le seul joueur actif avec 1700 points.
Avec 1740 points aujourd’hui, il est le meneur de l’histoire des Penguins. Il a dépassé Mario Lemieux (1723) avec un but et une aide dans un gain de 4-3 en tirs de barrage contre les Canadiens de Montréal le 21 décembre. Ses 1941 points combinés en saison régulière et en séries éliminatoires (722 buts, 1219 mentions d’aide) représentent aussi un sommet chez les Penguins, devant Lemieux (1895 points; 766 buts, 1129 passes).


















