L’ancien entraîneur-chef des Kings de Los Angeles et du Lightning de Tampa Bay Barry Melrose s’est éteint mercredi à l’âge de 70 ans.
Melrose était atteint de la maladie de Parkinson.
Choix de deuxième tour des Canadiens de Montréal au repêchage de 1976, Melrose a d’abord joué 178 matchs dans la LNH à la ligne bleue des Jets de Winnipeg, des Maple Leafs de Toronto et des Red Wings de Detroit de 1979 à 1986.
Dès la fin de sa carrière de joueur professionnel, il est devenu l’entraîneur-chef des Tigers de Medicine Hat (WHL). Cinq ans plus tard, il prenait la barre des Kings, qui comptaient à l’époque sur un certain Wayne Gretzky. Il a mené les siens à la finale de la Coupe Stanley en 1993, finale qui s’est soldée par un triomphe des Canadiens.
Melrose est ensuite devenu analyste au réseau ESPN en 1996, poste qu’il occupera jusqu’en 2023. Il a d’ailleurs remporté un trophée Emmy pour son travail.
« Que ce soit en raison de la longue chevelure distinctive ou encore des pans de ses traditionnels manteaux longs, il était impossible de rater Barry Melrose lorsque nous avions la chance de le rencontrer l’aréna ou de le voir à la télévision, a déclaré le commissaire de la LNH Gary Bettman dans un communiqué. Si vous aviez encore plus de chance, vous pouviez engager la conversation avec lui ou l’entendre analyser le jeu, parce qu’il réussissait toujours à redonner un nouveau souffle à votre amour du hockey.
« En tant que grand défenseur robuste originaire de Kelvington, en Saskatchewan, Barry a connu une carrière de 11 ans chez les professionnels dans la LNH, la LAH et l’AMH. Mais c’est en tant qu’entraîneur, lui qui a guidé les Kings de Los Angeles à la finale de la Coupe Stanley en 1993, et comme analyste à la télévision, qui a passé 27 ans à ESPN, qu’il a véritablement laissé sa marque sur notre sport. Au cours de ses innombrables rencontres au fil des ans avec les joueurs, les entraîneurs, les partisans et les téléspectateurs, tous ceux qu'il a croisés ont été marqués son enthousiasme.
« Nous pleurons le départ d’une personnalité originale du monde du hockey. Nous offrons nos plus sincères condoléances à son épouse Cindy, ses fils, Tyrell et Adrien, et à tous ses coéquipiers, collègues et admirateurs. »
Sa carrière d’analyste a été entrecoupée d’un cours mandat de 16 matchs à la barre du Lightning de Tampa Bay au début de la saison 2008-09.
« Il est plus grand que n’importe quelle équipe », avait commenté Gretzky lorsque Melrose avait dû se retirer des ondes pour soigner sa maladie. « Pendant des décennies, il s’est levé pour le bien de notre sport, du hockey. […] Le hockey, c’est plus qu’un sport : c’est une communauté, un orchestre en symbiose. Et Barry, c’était le chef d’orchestre. »


















