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De nouvelles responsabilités pour Martin St-Louis

L'ancien capitaine du Lightning profite de la retraite avec sa famille et sur les terrains de golf

par Cutler Klein @CutlerKlein / Journaliste NHL.com

Martin St-Louis a porté bien des étiquettes au cours de sa carrière de 16 ans dans la LNH, notamment celles de capitaine du Lightning de Tampa Bay, de champion de la Coupe Stanley, de gagnant du trophée Hart et de médaillé d'or olympique.

Cependant, après avoir pris sa retraite en 2015 juillet, St-Louis s'est approprié à temps plein son étiquette préférée : père.

L'homme de 41 ans a indiqué qu'il s'ennuyait de son rôle de père avec ses trois enfants lorsqu'il jouait, et qu'il était donc temps d'accrocher ses patins après avoir disputé sa première saison complète avec les Rangers de New York.

« Je venais d'avoir 40 ans, et j'étais en santé, a noté St-Louis. J'avais disputé 18 saisons (incluant celles passées dans la Ligue américaine de hockey avant sa carrière dans la LNH et en Suisse durant le lockout de 2004-05). J'avais trois garçons de 12, 10 et 7 ans qui sont passionnés de hockey. J'avais le sentiment qu'il était temps de simplement passer du temps avec eux et de m'impliquer. J'avais aussi le sentiment de manquer beaucoup de choses. Je ne me suis jamais attendu à jouer aussi longtemps. J'avais l'impression que le temps était venu. »

Maintenant que sa carrière de joueur est derrière lui, St-Louis se concentre à aider la prochaine génération de joueurs de hockey en dirigeant les équipes de ses fils au Connecticut. Il admet que le joueur en lui ressort parfois lorsqu'il se trouve derrière le banc.

« Même à leur âge, j'ai la chance d'analyser le jeu et de tenter de leur apprendre la bonne chose, en fonction de l'âge des jeunes que je dirige, a-t-il expliqué. Je tente de placer les enfants dans une situation où ils peuvent avoir du succès. »

St-Louis est très heureux de regarder ses enfants sur la glace.

« J'aime l'aspect apprentissage et la compétition, a-t-il mentionné. J'ai toujours dit que j'aimais pratiquer ce sport, et je pense que de regarder mes enfants jouer est encore plus amusant que de jouer moi-même. C'est ainsi que je sais que j'ai fait le bon choix. »

Lorsqu'il n'est pas l'entraîneur de ses enfants, St-Louis passe son temps dans le gymnase ou sur un terrain de golf. Cependant, malgré ce que certains de ses compagnons d'entraînement peuvent penser, il ne travaille pas en vue d'un retour dans la LNH.

« Ce qui est amusant, c'est que je m'entraîne encore beaucoup, a-t-il admis. Les gens me voient toujours m'entraîner, et ils se disent probablement "Est-ce qu'il veut effectuer un retour?" Je m'amuse encore beaucoup à pousser de la fonte. Soyez toutefois assurés que je ne reviendrai pas au jeu. J'aime me tenir en forme. J'ai beaucoup joué au golf et je demeure occupé de cette manière. »

St-Louis a affirmé que son golf ne s'était pas amélioré autant qu'il l'aurait souhaité.

« Je me concentre sur mes enfants, le golf et mes fonctions d'entraîneur, a-t-il résumé. Malheureusement, mon handicap ne diminue pas. Je ne sais pas pourquoi. »

St-Louis a souligné que l'édition du Lightning qui a remporté la Coupe Stanley en 2004 était spéciale, non seulement en raison de la manière dont elle l'a emporté - effaçant un retard de 3-2 en Finale de la Coupe Stanley pour vaincre les Flames de Calgary en sept matchs -, mais aussi en raison de la manière dont elle était bâtie.

« Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est que nous étions plutôt jeunes et que nous n'étions pas une équipe qui embauchait des joueurs autonomes de premier plan, a-t-il évoqué. J'avais le sentiment que cette équipe avait progressé ensemble. Nous avons ajouté quelques vétérans importants, mais il ne s'agissait absolument pas de joueurs autonomes hautement convoités. Nous avons mis la main sur de bonnes personnes pour nous aider avec le leadership, et cela a rapporté. »

Le moment le plus marquant de la finale de 2004 a peut-être été le but de St-Louis en deuxième période de prolongation du match no 6. Quatre ans plus tôt, les Flames avaient racheté le contrat de St-Louis après sa deuxième saison avec eux. Le Lightning l'a embauché peu de temps après.

« N'importe quel but inscrit en deuxième période de prolongation d'un match no 6 qui vous permet d'éviter l'élimination est spécial selon moi, a-t-il souligné. Je ne pense pas avoir gardé une rancœur à l'endroit de qui que ce soit à Calgary, puisque les personnes qui étaient en place lors de mon passage là-bas étaient toutes parties, et les gens qui les avaient remplacées ont simplement pris une nouvelle direction. Est-ce que ce but a été un peu plus spécial. Peut-être. Mais il l'était déjà en raison de la magnitude d'un match no 6 qui se rend en deuxième période de prolongation, et cela a dominé le fait que j'avais inscrit ce but contre mon ancienne équipe. »

St-Louis a amorcé sa route vers la LNH à l'Université du Vermont. Il y a passé quatre saisons et a conclu son passage là-bas à titre de meilleur pointeur de l'histoire de l'équipe. En janvier, l'école a retiré son chandail no 8, une première dans l'histoire du programme.

Deux ans avant de devenir admissible à une intronisation au Temple de la renommée du hockey, St-Louis a indiqué avoir réfléchi à cet honneur. Le gagnant du trophée Hart en 2004 a amassé 391 buts, 642 passes et 1 033 points en 1 134 matchs de saison régulière avec les Flames, le Lightning et les Rangers, il a remporté le trophée Art Ross à deux reprises (2004, 2013) ainsi que le trophée Lady Byng trois fois (2010, 2011, 2013), en plus d'être le meneur de l'histoire du Lightning au chapitre des passes (588) et des points (953).

St-Louis ne va pas faire la promotion de sa propre candidature au Temple de la renommée, mais il assure que Dave Andreychuk, qui était le capitaine de l'équipe qui a remporté la Coupe Stanley en 2004, devrait y être admis.

« Il s'agit de toute évidence de la récompense ultime dans la reconnaissance d'un joueur, a-t-il avancé. J'espère que Dave y sera un jour, et je crois qu'il y sera. Dans mon esprit, il a sa place au Temple de la renommée.

« Ce n'est pas à moi de dire si j'ai ma place au Temple de la renommée. Cela ne va pas changer la manière dont j'évalue ma carrière. C'est l'opinion des gens, et j'espère que les gens qui prennent ces décisions ont une bonne opinion de moi. Sinon, il n'y a rien que je puisse y faire. Cela ne va rien changer à la manière dont je vais évaluer ma carrière, mais ce serait un grand honneur. »

L'un des éléments de l'héritage de St-Louis dans la LNH est sa taille. À 5 pieds 8 pouces et 180 livres, il était bien plus petit que les joueurs imposants et physiques qui prédominaient dans ce qui était qualifié « d'ère Lindros », en référence à Eric Lindros (6 pieds 4 pouces ,240 livres), intronisé au Temple de la renommée en 2016. De petits joueurs comme Patrick Kane (5 pieds 11 pouces, 177 livres), Mats Zuccarello (5 pieds 7 pouces, 179 livres) et Johnny Gaudreau (5 pieds 9 pouces, 157 livres) ont depuis excellé dans la LNH.

St-Louis a affirmé qu'il n'était pas un pionnier à cet égard, mais que sa carrière avait aidé d'autres petits joueurs à obtenir une chance équitable.

« J'aimerais dire que j'ai quelque chose à y voir, a dit St-Louis. Je ne pense pas être le premier joueur à avoir ouvert cette porte, mais j'ai pu aider la cause des petits joueurs afin qu'ils atteignent la LNH et y fassent carrière. Mes idoles quand j'étais plus jeune étaient de petits joueurs, et lorsque je vois des joueurs de petit gabarit qui viennent me parler et qui me disent qu'ils me considèrent comme un modèle, c'est plaisant à entendre. Il y aura d'autres petits joueurs qui vont avoir Zuccarello et Kane comme modèles, et c'est ce qui est fantastique avec ce sport. »

St-Louis croit que son héritage peut être résumé en un mot : résilience.

« Je peux honnêtement dire que je n'ai jamais entendu de gens dire que je n'avais pas travaillé fort, a déclaré St-Louis. J'ai le sentiment que ma résilience m'a permis d'atteindre la LNH et d'afficher ce niveau de jeu et de le conserver pendant un aussi long moment. Que ce soit sur la glace ou en dehors, j'ai toujours eu le sentiment d'avoir travaillé très fort, et je crois que les partisans ont pu le voir et l'apprécier. »

 

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