Mercer Lepage

MONTRÉAL - Quelle mouche a piqué Dawson Mercer?
La question était sur toutes les lèvres, samedi matin, dans le vestiaire des Devils du New Jersey au Centre Bell. Ce n'est pas qu'on doutait des capacités offensives de l'attaquant de 21 ans, mais plutôt que sa séquence de 11 matchs avec au moins un point (11 buts, huit aides) a de quoi surprendre un tantinet.

Tout fonctionne pour lui depuis le 16 février, et tous voulaient savoir ce qu'il avait changé dans son jeu pour devenir une menace offensive constante. La réponse est un peu décevante : rien.
« Je ne pense pas qu'il ait changé quoi que ce soit, a observé son entraîneur Lindy Ruff. Il a simplement trouvé la chimie sur son trio et il obtient les rebonds. Comme au dernier match, il était devant le filet et il a pu enfiler un retour de lancer dans une cage béante. C'est ce qui se produit parfois. »
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Aux côtés du capitaine Nico Hischier et de Tomas Tatar, Mercer aura la chance d'entrer dans l'histoire de son club face aux Canadiens de Montréal (19 h HE; TVAS, CITY, SNE, MSGSN, MSGSN2, ESPN+, SN NOW). Avec un point, il devancerait Brendan Shanahan et deviendrait le détenteur de la plus longue séquence du genre pour un joueur de 21 ans et moins des Devils.
Un exploit qu'il aimerait bien atteindre, au point où il en est, et qu'il essaie en même temps d'ignorer pour ne pas briser la magie qu'il fait opérer depuis près d'un mois.
« C'est bien d'entendre ça, de marquer et de contribuer à l'attaque, a fait valoir le principal intéressé. J'aborde les choses au jour le jour et je ne regarde pas trop loin. Ça m'a vraiment aidé d'amorcer chaque match avec la même mentalité d'aider mon équipe à gagner et de faire ce qui me permet d'avoir du succès. »
Mais qu'est-ce qui lui permet d'avoir du succès, exactement? Comme la recette est demeurée secrète dans le vestiaire des Devils, il a fallu se tourner vers les chiffres. Et il semble qu'une partie de l'équation ait un lien avec sa tendance à tirer davantage.

NJD@VGK: Mercer marque dans un 8e match de suite

Depuis le début de sa séquence infernale, Mercer a décoché en moyenne 3,55 tirs au but par match, contre 1,66 à ses 53 premières rencontres. Puis - et c'est là que se trouve la grande différence - il marque sur 28,2 pour cent de ses tirs, comparativement aux 12,5 pour cent de réussite d'avant son explosion.
« Quand j'en ai la chance, je tire beaucoup dans les derniers temps, a souligné Mercer. Avec Nico et Tomas, on joue un style similaire. Nous ne craignons pas d'aller dans les coins et dans les endroits payants devant le filet. Plusieurs de mes buts sont venus de là. Je vais continuer de le faire et espérer que ça rentre. »
« Il est à la bonne place au bon moment, a fait remarquer Ruff. La rondelle semble le trouver et il est capable de mettre la touche finale quand il en a l'occasion. Il obtient régulièrement deux ou trois chances de marquer et il se sent bien en ce moment. Les chances qu'il touche la cible sont donc assez élevées. »
Il y a aussi cet élément de confiance, qu'il ne faudrait pas oublier. Mercer n'a même pas eu besoin de développer une superstition bizarre pour se faire croire qu'elle l'aidait à produire. Il ne fait que suivre sa routine, et joue avec encore plus d'assurance de match en match.
« On a tous une conscience défensive sur ce trio, et nous savons qu'en étant efficaces défensivement, nous aurons plus de chances à l'attaque, a conclu Hischier. Dawson joue avec confiance en ce moment, il travaille très fort et c'est plaisant de le voir être récompensé. Je pense que la confiance a beaucoup à voir dans ces succès. »