Les attaquants doivent bâtir sur leur réputation pour cette récompense. On peut avancer que le nom de Danault fera dorénavant plus rapidement partie de la discussion avec l'élite de la ligue, en incluant ceux des six joueurs qui l'ont devancé au scrutin, les Ryan O'Reilly, Mark Stone, Patrice Bergeron, Sidney Crosby, Aleksander Barkov et Sean Couturier. Pas mal comme compagnie!
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« J'aurais aimé être dans le top-5 », a lancé Danault en riant, jeudi, dans le cadre de la Classique de golf à son nom qui en était à sa 3e présentation dans son patelin de Victoriaville.
« C'est un honneur et c'est réellement flatteur de faire partie du groupe (des meilleurs), a-t-il repris sérieusement. C'est satisfaisant d'avoir réussi à me faire un nom. Les critères associés au trophée Selke, c'est le joueur que j'ai toujours voulu devenir, un joueur efficace dans les deux sens, bon en attaque et fiable en défense. »
Danault a repoussé les limites de son potentiel à sa quatrième saison dans la ligue, avec une récolte de 53 points (12-41), en plus d'afficher un différentiel en défense de plus-17.
« Depuis mon arrivée à Montréal en 2016, j'aspire à être dans le moule de Patrice Bergeron (des Bruins de Boston). Je ne suis pas Patrice Bergeron, mais je veux suivre ses traces. D'être septième pour le trophée Selke cette année, c'est une bonne tape dans le dos. »
Danault estime qu'il peut encore faire mieux, lui qui n'est âgé que de 26 ans.
« Je n'ai pas eu beaucoup de temps de jeu en supériorité numérique, la saison dernière. Ce sont des responsabilités que je suis prêt à assumer », a-t-il répondu quand on lui a demandé ce qu'il pouvait faire de mieux afin d'augmenter sa cote.
« Encore une fois, je vais laisser Claude (l'entraîneur Julien) gérer ces choses-là, a-t-il renchéri. Il veut que ma progression se fasse graduellement. Il a dirigé Patrice Bergeron à Boston. Il a su comment le préparer à devenir le joueur qu'il est, sans enlever aucun mérite à Patrice. Moi, je connais mon potentiel. »