wheeler perreault chaumont

WINNIPEG – Blake Wheeler a porté le «C » de capitaine des Jets pour six saisons, de 2016-2017 à 2021-2022. Pour 12 de ses 17 saisons dans la LNH, l’Américain a fait de la capitale du Manitoba sa ville d’adoption.

À la retraite depuis la fin de la campagne 2023-2024, son unique saison avec les Rangers de New York, Wheeler était de retour à Winnipeg pour participer à un match des anciens des Jets contre les anciens des Canadiens de Montréal en marge de la Classique Héritage.

Wheeler a profité de son passage au Manitoba pour réitérer tout son amour envers l’organisation des Jets, mais aussi la ville de Winnipeg.

Dans le vestiaire des Jets, après un entraînement matinal sur la glace du Canada Life Centre avec les autres membres des anciens, Wheeler a cherché à corriger la réputation de Winnipeg, trop souvent décrite comme une destination moribonde.

Avec l’échange de Connor Helleybuck vendredi, parti chez les Devils du New Jersey, l’ancien capitaine a parlé avec son cœur de la mauvaise presse rattachée à Winnipeg.

« Ce qui est drôle, c’est que je peux compter sur une main le nombre de gars qui ont voulu partir, a affirmé Wheeler. J’ai une bien plus longue liste de gars qui ont voulu rester à long terme, qui ont signé plusieurs contrats à long terme. Mark Scheifele est un des meilleurs joueurs de la Ligue et va passer toute sa carrière ici. Kyle Connor vient de s’entendre à long terme. Bryan Little a presque joué toute sa carrière ici. C’est beaucoup de noms.

« Quelques-uns ont publiquement été dans une autre direction. Mais ça n’arrive pas juste à Winnipeg, a-t-il poursuivi. Les champions de la Coupe Stanley ont un défenseur (Alexander Nikishin) présentement en grève et ça n’attire pas autant l’attention que Connor Hellebuyck. C’est spécial, ici. Tout joueur qui a porté ce chandail le sait. Il y a un bon pourcentage de gars qui veulent rester. »

Au cours des dernières années, Kevin Cheveldayoff, le directeur général des Jets, a eu à échanger Patrik Laine, Pierre-Luc Dubois, Andrew Copp, Jacob Trouba et tout récemment Helleybuck. Les cinq ne voulaient plus poursuivre leur aventure à Winnipeg.

Aux dires de Wheeler, il y a beaucoup plus de raison de vouloir s’enraciner à Winnipeg que d’y couper les ponts.

« Pourquoi rester? Ça commence par la façon que les gars sont traités, a-t-il répliqué. On est traités comme de l’or, les propriétaires s’occupent bien de nous. Ils encadrent bien les familles. Je pense que mes enfants ont passé plus de temps dans le vestiaire que bien des gars qui ont joué ici! C’est une communauté. Puis, tu arrives sur la glace et les partisans sont derrière toi tous les soirs. C’est unique.

« Je compare ça aux Packers de Green Bay, une petite ville. On a passé des moments difficiles et quand on arrivait dans la communauté, les gens nous soutenaient. »

Dans un autre coin du vestiaire, Mathieu Perreault a également offert un plaidoyer favorable envers les Jets et Winnipeg.

« Oui, c’est une ville plate, on ne se fera pas de cachettes, a lancé Perreault en riant. Mais pour le côté hockey, c’est incroyable. J’ai adoré mes années à Winnipeg. Les partisans sont tellement gentils. Je me faisais souvent reconnaître à Winnipeg.

À Winnipeg, les gens respirent et vivent au rythme des Jets. Tu le ressens à travers toute la ville. »

« La position géographique n’est pas facile pour Winnipeg, a-t-il enchaîné. Ça n’a rien à voir avec l’organisation. Les Jets traitent leurs joueurs avec une grande classe. C’est A1 comme équipe. »

Après les Capitals de Washington et les Ducks d’Anaheim, Perreault a joué sept saisons pour les Jets avant de finir sa carrière pour une petite saison avec le CH (2021-2022).

Cette rencontre des anciens impliquera donc deux de ses anciennes équipes, mais l’attaquant n’a pas pris trop de temps pour choisir son allégeance. 

« Je n’ai pas vraiment hésité, a-t-il raconté. Les Jets m’ont invité en premier. Dès que nous avons appris qu’il y aurait un match des anciens, Wheeler m’a texté pour me demander si je voulais jouer avec eux. »

Le retour de Byfuglien

« J’ai bien hâte de voir 'Buf'. Je ne sais pas si son équipement lui fera encore! Il a probablement de l’équipement sur mesure. »

Cette sympathique moquerie envers Dustin Byfuglien provenait de la bouche de Perreault. L’ancien numéro 33 n’a pas participé à l’entraînement matinal, mais il endossera l’uniforme des Jets pour cette rencontre nostalgique.

« Non, je ne m’ennuie pas du hockey, a dit Byfuglien. Je ne regrette pas non plus la façon dont je me suis retiré même si je n’ai jamais eu la chance de dire au revoir aux partisans. Je ne changerais rien. »

Gagnant de la Coupe Stanley en 2010 avec les Blackhawks de Chicago, l’ancien défenseur et attaquant a terminé sa carrière dans la LNH en disputant neuf saisons au sein de l’organisation des Jets (une première saison avec les Thrashers d’Atlanta et les huit autres à Winnipeg).

L’Américain de 41 ans, qui a un grand amour pour la pêche, a expliqué d’une façon très logique sa fidélité envers les Jets.

« D’une part, toutes mes affaires étaient déjà là. Mais c’était près de ma maison (Roseau au Minnesota). J’ai grandi à deux heures au sud de Winnipeg. Il y a plusieurs lacs et c’est une belle ville pour le plein air. Après la naissance de ma fille, je trouvais ça logique de rester ici et je n’ai jamais voulu partir. »