KREIDER BADGE CHAUMONT

BROSSARD, Qc – Avec le départ de Brendan Gallagher pour les Canucks de Vancouver, Chris Kreider a saisi le flambeau du plus vieux joueur au sein du vestiaire des Canadiens de Montréal. Il aura à jouer le rôle du bon vétéran dans une équipe qu’il cherche toujours à apprivoiser.

Acquis le 12 septembre par le CH, après la résiliation de son contrat avec les Ducks d’Anaheim, Kreider n’a pas encore eu beaucoup de temps pour se familiariser avec son nouvel environnement.

L’Américain de 35 ans a porté l’uniforme du Tricolore le temps d’un seul match préparatoire, contre les Maple Leafs de Toronto samedi dernier. Il pourrait en disputer un deuxième demain, face aux Sénateurs.

Le numéro 22 a décrit son adaptation jusqu’ici avec le CH après l’entraînement de vendredi.

« Je veux être sur la même longueur d’onde que mes coéquipiers, a-t-il dit. Je me retrouve au sein d’un groupe qui se connaît bien. Ils jouent ensemble depuis assez longtemps sous la gouverne du même entraîneur. Je dois maintenant découvrir les tendances de mes coéquipiers. »

« Je m’adapte assez bien, a-t-il poursuivi avec un sourire au visage. Mes coéquipiers me facilitent la vie. Ils sont très accueillants. Je dirais que la transition se passe bien, mais je dois encore travailler. »

Aux yeux de Phillip Danault, Kreider possède un avantage important, celui de pouvoir apprivoiser son nouvel environnement avant le début de la saison.

« Je peux me placer dans les souliers de Kreider, a affirmé celui qui avait pris la route de Los Angeles vers Montréal au mois de décembre l’an dernier. C’est mieux pour lui de vivre cette transition dès le départ en participant au camp plutôt que d’arriver en pleine saison. Il est un joueur très intelligent et il cadrera bien au sein de notre équipe. »

Depuis le début du camp, Kreider a patiné principalement à l’aile droite du premier trio avec Nick Suzuki et Cole Caufield. Martin St-Louis a ainsi décidé de répartir les forces au sein des deux premiers trios en déplaçant Juraj Slafkovsky à l’aile gauche d’Oliver Kapanen et Ivan Demidov.

Kreider, qui a obtenu 50 points (22 buts, 28 passes) en 76 matchs à son unique saison à Anaheim, reste bien calme à l’idée de jouer sur le flanc droit même s’il est gaucher.

« Il y a des changements, mais aussi des similitudes entre un poste à l’aile gauche et un poste à l’aile droite, a-t-il rappelé. Mais pendant un match, la position importe un peu moins maintenant. »

Sur le plan personnel, Kreider a déjà établi un lien fort avec Martin St-Louis. Il a partagé le même vestiaire que St-Louis à ses deux premières saisons avec les Rangers en plus de travailler avec lui sur une base occasionnelle plus tard dans sa carrière pendant la saison morte.

Lors de leurs séjours à New York, Kreider était encore un jeune ailier de 21 et 22 ans avec les Rangers, alors que St-Louis avait déjà des cheveux gris et blancs. Sa carrière tirait vers la fin. À cette époque, le petit ailier remplissait souvent deux mandats : celui de joueur, mais aussi d’entraîneur.

« C’est pratiquement la même chose aujourd’hui, a noté Kreider. Avec les Rangers, je le voyais un peu comme un entraîneur. Maintenant, il est mon coach. Il a toujours la même intensité. Je dirais que son intensité atteint même un autre niveau comme coach. Il est tellement compétitif et il veut gagner.

« À New York, j’étais un des rares jeunes joueurs au sein d’une équipe qui comptait sur plusieurs joueurs de 30 ans et plus, a-t-il continué. Maintenant, je suis l’un des rares joueurs de 30 ans et plus au sein d’un groupe jeune. C’est un groupe agréable avec beaucoup d’énergie. »

Après être passé de la pression de New York à la relative tranquillité d’Anaheim l’an dernier, Kreider retombera dans une marmite qu’il connaît déjà assez bien.

« Je ne crois pas que la présence médiatique aura un impact sur mon quotidien, a-t-il répliqué. Il y a juste un peu plus de journalistes à Montréal, beaucoup plus que l’an dernier (à Anaheim). Ça ressemble quand même un peu à New York. Je dois me présenter et faire mon boulot.

« Quand je repense à mes jours à New York, j’entends une phrase de Marty. Il disait souvent qu’il ne se souciait pas des pressions de l’extérieur puisqu’il s’en plaçait déjà beaucoup sur ses épaules. Je trouve que ça colle aussi à ma personnalité. Que je joue dans un gros marché ou un plus petit marché, ça ne change pas mon approche. »

Le retour de Demidov et un défenseur de plus

À l’entraînement vendredi, Ivan Demidov a renoué avec ses coéquipiers après deux jours à recevoir des traitements.

Le Russe avait reçu un tir de Fabian Zetterlund directement sur sa cheville droite lors du match préparatoire de lundi contre les Sénateurs à Trois-Rivières dans le cadre de Kraft Hockeyville.

Demidov n’était pas l’unique joueur de retour. Absent depuis le début du camp en raison d’une autre opération au muscle adducteur, Kaiden Guhle a participé à un premier entraînement avec ses coéquipiers.

« Je ne suis pas surpris de le revoir, a dit St-Louis. On m’a dit qu’il allait patiner. Je ne pose pas 40 questions quand un joueur revient. Je ne sais pas quand il jouera. Il suit son processus et je fais confiance à notre groupe de médecins. »

Tout juste après le tournoi de golf de l’équipe du 14 septembre, le CH avait parlé d’une absence de quatre à cinq semaines pour Guhle.