West Teams 3 way split

LNH.com poursuit son aperçu de la saison 2026-27.

Pour les huit équipes de l'Association de l'Ouest qui ont raté les dernières séries éliminatoires de la Coupe Stanley, leur objectif depuis avril est de trouver le moyen de prolonger leur saison 2026-27 jusqu'en juin, comme viennent de le faire les champions en titre de la Coupe Stanley, les Hurricanes de la Caroline.

Comment ces huit équipes peuvent-elles passer à la prochaine étape? Alors que les camps d'entraînement se poursuivent, LNH.com examine les raisons pour lesquelles les partisans de ces huit équipes peuvent continuer à rêver aux séries (équipes classées en ordre alphabétique):

FLAMES DE CALGARY

Saison dernière : 34-39-9, à 13 points de la deuxième place de quatrième as

Comment ça s’est terminé : Les Flames ont conclu l’année calendaire 2025 à un seul point du portrait des séries, mais ont ensuite amorcé leur année 2026 en ne remportant que cinq de leurs 16 premiers matchs (5-9-2) pour chuter à 11 points de la deuxième place de quatrième as et ainsi rater le tournoi printanier pour une quatrième année d’affilée.

Plus gros changement pendant la saison morte : Les Flames ont amélioré leur profondeur en défensive avec deux transactions. Ils ont d’abord acquis Simon Nemec des Devils du New Jersey le 23 juin en retour de deux choix conditionnels de premier tour. Nemec vient de connaître sa meilleure saison en carrière au chapitre des buts (11), des passes (15) et des points (26) en 68 matchs avec les Devils, qui l’ont employé 19:40 par match en moyenne. Nemec pourrait jouer un rôle encore plus grand cette saison chez les Flames, notamment en avantage numérique.

Voyez les cinq plus beaux buts inscrits par Simon Nemec la saison dernière

Si Nemec incarne le talent, Jake Middleton incarne pour sa part la hargne et la robustesse. Le défenseur acquis du Wild du Minnesota le 2 juillet contre Blake Coleman et Olli Maatta a été le meneur chez les défenseurs de son équipe la saison dernière au chapitre des mises en échec (87), puis s’est classé quatrième pour les tirs bloqués (117). Middleton sera sans doute déployé en tant que spécialiste de l’infériorité numérique à Calgary.

Pourquoi ça pourrait être différent cette année : Les Flames devraient être plus étanches défensivement que l’an dernier. Une saison d’expérience de plus devrait permettre à Zayne Parekh de devenir une véritable menace en avantage numérique. Et s’il ne livre pas la marchandise, Nemec peut sans doute assumer de plus grandes responsabilités.

En attaque, le jeune Matvei Gridin, 20 ans, devrait passer la saison entière à Calgary. Gridin a récolté 20 points (six buts, 14 passes) en seulement 37 matchs avec les Flames en 2025-26, sa saison recrue. Gridin fait maintenant partie d’un jeune noyau d’attaquants comprenant aussi Morgan Frost, Joel Farabee, Matt Coronato et Connor Zary. Ils seront encadrés par les vétérans Mikael Backlund et Jonathan Huberdeau, maintenant rétabli d’un resurfaçage d’une hanche subi le printemps dernier. Ce groupe tentera de faire mieux que son rendement de 2,54 buts par match de l’an dernier (32e rang dans la LNH).

Devant le filet, Dustin Wolf devra retrouver son aplomb de sa saison recrue, alors qu’il avait affiché une moyenne de 2,64 buts alloués par match et un taux d’efficacité de ,910 en 53 sorties pour se mériter la deuxième position dans le scrutin pour l’obtention du trophée Calder, remis annuellement à la recrue par excellence du circuit. La saison dernière, Wolf a connu une régression sur le plan statistique, comme en témoignent sa moyenne de 3,01 et son efficacité de ,899.

BLACKHAWKS DE CHICAGO

Saison dernière : 29-39-14, à 18 points de la deuxième place de quatrième as

Comment ça s’est terminé : Les Blackhawks détenaient la première place de quatrième as le 18 novembre dernier, mais ils ont perdu 14 de leurs 17 matchs suivants (3-12-2) et n’ont jamais su remonter la pente. Ils ont raté les séries pour une sixième année de suite.

Plus gros changement pendant la saison morte : Les Blackhawks voient en Bowen Byram un véritable quart-arrière pour une brigade défensive. C’est pourquoi ils l’ont acquis des Sabres de Buffalo contre le quatrième choix au total du repêchage de 2026 et le Québécois Louis Crevier, avant de le mettre sous contrat pour six ans et 75 millions $ (12,5 M$/saison) le 1er juillet. Byram, 25 ans, vient d’établir des sommets en carrière avec 11 buts et 42 points la saison dernière. À Buffalo, il était condamné à jouer dans l’ombre de Rasmus Dahlin, mais à Chicago, il sera sans doute le défenseur no 1 et un membre de la première unité d’avantage numérique. 

L’équipe a également rapatrié son ancien attaquant vedette Patrick Kane avec un contrat de deux ans et 16 millions $ (8 M$/saison). Kane a été l’un des piliers des conquêtes de 2010, 2013 et 2015 à Chicago, et à 37 ans, il demeure un joueur productif. Il vient de connaître une saison de 57 points (16 buts, 41 passes) en 67 sorties avec les Red Wings de Detroit.

Pourquoi ça pourrait être différent cette année : Le début de saison s’annonce difficile en Illinois avec l’absence de Connor Bedard jusqu’en novembre en raison d’une blessure à une épaule. Mais éventuellement, Bedard sera de retour au jeu et avec Kane et Roman Kantserov, il devrait compléter l’un des trios les plus explosifs dans l’Ouest. Kantserov disputera une première saison dans la LNH à 21 ans, après avoir été le meilleur buteur de la Ligue continentale de hockey la saison dernière (36 buts en 63 matchs). 

Derrière ce potentiel trio, il y aura le jeune Anton Frondell pour une saison complète. Frondell en a impressionné plusieurs à la fin de la dernière campagne avec sa récolte de neuf points (trois buts, six passes) en seulement 12 rencontres, alors qu’il venait d’arriver de Suède. En Bedard, Frondell et Frank Nazar, les Blackhawks misent sur trois jeunes joueurs de centre dynamiques et prometteurs.

CAR@CHI: Crevier prépare le deuxième but de Frondell

Ajoutez à ces noms ceux de Tyler Bertuzzi, Teuvo Teravainen, Nick Lardis, Oliver Moore, Sacha Boisvert et possiblement Marek Vanacker, le 27e choix au total du repêchage de 2024, et vous obtenez une force de frappe offensive intéressante.

Spencer Knight est quant à lui en train de s’établir parmi l’élite de la LNH à la position de gardien de but. Si l’équipe devant lui peut abaisser sa moyenne de 30 tirs alloués par match en 2026-27, les Blackhawks peuvent rêver à une participation aux séries.

PREDATORS DE NASHVILLE

Saison dernière : 38-34-10, à quatre points de la deuxième place de quatrième as

Comment ça s’est terminé : Les Predators avaient une avance d’un point sur les Kings de Los Angeles dans la course à la deuxième place de quatrième as avec quatre matchs à disputer à leur saison, mais ils ont perdu deux de leurs trois duels suivants pour se retrouver exclus du portrait le 13 avril.

Plus gros changement pendant la saison morte : Chris MacFarland est devenu directeur général des Predators le 2 juin et déjà, il a mis son empreinte sur sa nouvelle équipe. Il a transigé deux fois avec l’Avalanche du Colorado, son ancienne organisation, pour acquérir Ross Colton et Jack Drury contre Fedor Svechkov et Zachary L’Heureux, entre autres. MacFarland a également obtenu Nils Hoglander dans un échange avec les Canucks de Vancouver, Adam Edstrom dans un échange avec les Rangers de New York, puis Mavrik Bourque et Ilya Lyubushkin dans un échange avec les Stars de Dallas. Finalement, le 1er juillet, le nouveau DG a complété son travail en octroyant un contrat de deux ans au joueur autonome Alexander Kerfoot.

DAL@MIN: Bourque donne l'avance aux Stars en 2e période

Pourquoi ça pourrait être différent cette année : Les Predators ont un noyau composé de vétérans aguerris comme Steven Stamkos, Ryan O’Reilly, Filip Forsberg, Roman Josi et Juuse Saros. Ils seront appuyés par des habitués des séries éliminatoires comme Drury et Colton, puis par des joueurs prometteurs comme Bourque (24 ans), Matthew Wood (21), Reid Schaefer (22), Joakim Kemell (22) et Brady Martin (19). Bourque pourrait même se tailler un poste dans le top-6 dès sa première saison à Nashville.

Devant le filet, Saros a affiché le pire taux d’efficacité de sa carrière la saison dernière (59 MJ : ,894), mais on le sait capable de beaucoup mieux. Le succès des Predators en 2026-27 passe par une renaissance de Saros et par une amélioration marquée des jeunes joueurs de l’équipe.

SHARKS DE SAN JOSE

Saison dernière : 39-35-8, à quatre points de la deuxième place de quatrième as

Comment ça s’est terminé : Une séquence de quatre victoires a propulsé les Sharks en deuxième place de quatrième as le 2 avril, mais l’équipe californienne a perdu quatre de ses cinq rencontres suivantes (1-3-1) pour finalement être mathématiquement exclue de la course le 13 avril.

Plus gros changement pendant la saison morte : Les Sharks ont drastiquement revampé leur défense, octroyant un contrat de quatre ans à Jacob Trouba en plus d’acquérir Darnell Nurse (Oilers d’Edmonton) et Michael Kesselring (Sabres de Buffalo) par voie de transaction. Les Sharks devraient donc être plus difficiles à affronter l’an prochain. Trouba (6 pieds 3 pouces, 212 livres) est l’un des quatre joueurs de la LNH ayant cumulé au moins 140 mises en échec (143) et 140 tirs bloqués (149) la saison dernière. Il a également inscrit 10 buts, l’un des plus hauts totaux de sa carrière. Nurse (6-4, 215) est lui aussi une force physique, comme en font foi ses 137 mises en échec en 2025-26 (premier rang à Edmonton). L’ajout de Kesselring (6-5, 215), finalement, améliore la profondeur de l’équipe. Kesselring devrait avoir le couteau entre les dents après une saison 2025-26 frustrante, où des blessures au bas du corps l’ont limité à 34 matchs seulement (deux passes). Il avait obtenu 29 points (sept buts, 22 passes) en 82 matchs en 2024-25 avec le Mammoth de l’Utah.

ANA@EDM: Trouba donne priorité aux Ducks

Trouba, Nurse et Kesselring auront la tâche de remplacer Vincent Desharnais (Capitals de Washington), Mario Ferraro (Jets de Winnipeg), John Klingberg (retraite) et Nick Leddy (joueur autonome).

Pourquoi ça pourrait être différent cette année : Les Sharks doivent retrancher leur quantité de tirs alloués par match (29,6 en 2025-26, 27e rang dans la LNH) et devenir moins permissifs en infériorité numérique (76,4 %, 26e) cette saison. Et en attaque, Macklin Celebrini ne peut être de tous les combats. Les 115 points (45 buts, 70 passes) en 82 matchs de Celebrini la saison dernière représentent un plus haut total que la récolte combinée du deuxième et du troisième meilleur pointeur des Sharks (114 : Will Smith, 59; Alexander Wennberg, 55). 

Heureusement pour l’équipe californienne, Smith, Michael Misa et Ivar Stenberg sont en pleine ascension, puis Mason Marchment s’est amené en renfort cet été. Marchment a signé un contrat de cinq ans avec les Sharks après une fin de saison intéressante avec les Blue Jackets de Columbus (39 MJ, 15-17-32). 

Si les astres s’alignent à San Jose, les Sharks pourraient se hisser parmi les trois équipes de tête de la section Pacifique.

KRAKEN DE SEATTLE

Saison dernière : 34-37-11, à 11 points de la deuxième place de quatrième as

Comment ça s’est terminé : Le Kraken était au troisième rang dans la Centrale le 2 mars, mais a ensuite connu une malheureuse séquence de huit défaites en 10 matchs (2-7-1) pour chuter à cinq points du portrait des séries. Seattle a été mathématiquement exclu de la course le 11 avril.

Plus gros changement pendant la saison morte : Le Kraken s’est servi de l’un de ses choix de premier tour du dernier repêchage pour acquérir le jeune attaquant Mackie Samoskevich des Panthers de la Floride le 21 juin. L’attaquant de 23 ans a ensuite signé un contrat de trois ans et 11,55 millions $ (3,85 M$/saison) avec sa nouvelle équipe le 1er juillet. À Seattle, Samoskevich aura un bien plus grand rôle qu’en Floride. On s’attend à ce qu’il soit notamment employé dans le top-6, puis sur l’une des deux vagues d’avantage numérique. Le natif du Connecticut a récolté 32 points (12 buts, 20 passes) en 77 matchs la saison dernière avec les Panthers, et ce, même s’il était le neuvième attaquant le plus utilisé de l’équipe (14:28/match). Il tentera d’aider le Kraken à améliorer son rendement offensif (2,73 buts/match en 2025-26; 28e rang dans la LNH) et l’avantage numérique (19,5%; É-19e).

NYR@FLA: Samoskevich trouve la lucarne en échappée

Pourquoi ça pourrait être différent cette année : L’arrivée de Samoskevich bonifie une attaque qui misera de nouveau sur ses trois plus récents marqueurs de 20 buts en Jordan Eberle, Jared McCann et Matty Beniers. Bobby McMann, quant à lui, sera d’office pour une saison complète à Seattle. McMann a inscrit 10 buts en 18 matchs après avoir été acquis des Maple Leafs de Toronto à la dernière date limite des transactions.

À ces gros noms pourraient s’ajouter ceux de Berkly Catton (20 ans), Jake O’Brien (19) et Jagger Firkus (22). Catton a récolté 17 points (sept buts, 10 passes) avec le Kraken en 2025-26, sa saison recrue. O’Brien a quant à lui obtenu 93 points (28 buts, 65 passes) en 53 rencontres l’an dernier dans la Ligue de hockey de l’Ontario. Il a été choisi au huitième rang au total du repêchage de 2025. Firkus, finalement, s’est classé au deuxième rang chez les Firebirds de Coachella Valley, club-école du Kraken dans la Ligue américaine de hockey (LAH), avec 56 points (21 buts, 35 passes) en 63 matchs.

La défense et la tenue des gardiens de but ont très rarement été des enjeux pour le Kraken, mais l’attaque devra en faire plus si l’équipe souhaite participer aux séries.

BLUES DE ST. LOUIS

Saison dernière : 37-33-12, à quatre points de la deuxième place de quatrième as

Comment ça s’est terminé : Les Blues ont été la deuxième meilleure équipe de la LNH après la pause olympique, avec un dossier de 17-5-3. Mais ce fut insuffisant pour combler un trop lent départ (20-28-9; 31e rang dans la LNH).

Plus gros changement pendant la saison morte : Doug Armstrong a été actif avant de céder son poste de DG à Alexander Steen le 1er juillet. Armstrong a acquis Mason McTavish des Ducks d’Anaheim le 26 juin contre deux choix de premier tour, puis Connor McMichael dans l’échange envoyant Jordan Kyrou aux Capitals de Washington. 

McTavish a été l’ombre de lui-même avec les Ducks la saison dernière. Il est passé de 22 buts et 52 points en 2024-25 à 17 buts et 41 points en 2025-26. La bonne nouvelle, toutefois, est qu’il n’est âgé que de 23 ans et que les Blues semblent le porter en haute estime. Il pourrait connaître un regain de vie en 2026-27.

EDM@ANA: McTavish crée l'égalité sur une déviation

McMichael a vécu une situation semblable à celle de son nouveau coéquipier dans les derniers mois à Washington, alors que sa production a chuté de 26 buts et 57 points en 2024-25 à 14 buts et 46 points en 2025-26.

Les Blues se sont également grossis en défensive en faisant l’acquisition de Brandon Carlo dans un échange avec les Maple Leafs de Toronto au repêchage de 2026. À 6 pieds 5 pouces, Carlo sera une autre tour de contrôle à la ligne bleue des Blues, auprès de Colton Parayko (6-6) et Philip Broberg (6-4). Le nouveau venu de 29 ans a présenté un différentiel de +4 au sein d’une équipe dont le rendement a été négatif (-46) la saison dernière.

Pourquoi ça pourrait être différent cette année : Les Blues ont montré ce dont ils étaient capables à la fin de la dernière campagne. Prenez ce même groupe, soustrayez-y Kyrou, mais ajoutez-y McTavish et McMichael, et vous êtes en droit de vous attendre à des flammèches. Après les Jeux de Milano Cortina, les membres du trio de Dylan Holloway (14 buts, 34 points), Robert Thomas (14 buts, 31 points) et Jimmy Snuggerud (11 buts, 27 points) ont tous produit à un rythme de plus d’un point par match. Les Blues ont d’ailleurs été la seule équipe avec trois marqueurs d’au moins 10 buts et 25 points après la pause. Sur les autres trios figurent notamment le septuple marqueur de 20 buts Pavel Buchnevich, l’attaquant de puissance Jake Neighbours et le jeune Dalibor Dvorsky, auteur de six points (trois buts, trois passes) en autant de matchs avec la sélection slovaque à Milan.

Les jeunes Otto Stenberg (21 ans) et Justin Carbonneau (19) pourraient également se greffer à temps plein à l’attaque des Blues cette saison. Stenberg a récolté 10 points (trois buts, sept passes) en 32 matchs dans la LNH en 2025-26, tandis que Carbonneau a été le comeneur de la Ligue de hockey junior Maritimes Québec avec 51 buts.

Sur le plan défensif, Carlo devrait rendre la vie plus facile à ses gardiens Joel Hofer et Jordan Binnington. Hofer pourrait d’ailleurs être le no 1 d’emblée après une éclatante fin de saison 2025-26 ponctuée d’une fiche de 12-2-2 avec une moyenne de 2,04 buts alloués par match et un taux d’efficacité de ,933.

Si les Blues peuvent transposer leur niveau post-Olympiques à la saison à venir, ils seront dans la course pour une place de quatrième as.

CANUCKS DE VANCOUVER

Saison dernière : 25-49-8, à 32 points de la deuxième place de quatrième as

Comment ça s’est terminé : Les Canucks ont perdu 20 de leurs 31 premiers matchs (11-17-3), et ça ne s’est jamais vraiment replacé ensuite. Ils ont été mathématiquement exclus de la course aux séries le 22 mars.

Plus gros changement pendant la saison morte : Le département des opérations hockey des Canucks a été revampé cet été. Le 14 mai, Henrik et Daniel Sedin ont été nommés coprésidents des opérations hockey de l’équipe et Ryan Johnson, directeur général. Meilleurs joueurs de l’histoire des Canucks, les jumeaux Sedin travaillent maintenant dans les bureaux de la direction à Vancouver depuis 2021, mais ils n’avaient jamais occupé un poste d'une telle envergure. Johnson, quant à lui, était DG des Canucks d’Abbotsford, la filiale de l’équipe dans la Ligue américaine. Il a aidé la formation à remporter le championnat de la LAH en 2024-25. L’entraîneur-chef d’Abbotsford lors de cette conquête, Manny Malhotra, a été nommé entraîneur des Canucks le 1er juin. Malhotra revient dans la LNH après deux ans dans la Ligue américaine. Il avait été adjoint chez les Canucks et les Maple Leafs de Toronto de 2017 à 2024.

Pourquoi ça pourrait être différent cette année : La reconstruction des Canucks sera pleine de défis, mais plusieurs joueurs talentueux feront partie de la formation cette saison. L’équipe entretient probablement encore l’espoir qu’Elias Pettersson retrouve sa forme de 2022-23, alors qu’il avait récolté 102 points (39 buts, 63 passes) en 80 matchs. Sur les ailes, les marqueurs de 20 buts Brock Boeser et Jake DeBrusk sont toujours avec l’équipe. 

Mais la plus grande marge de progression se trouve au sein de la banque de jeunes joueurs. Marco Rossi, 25 ans, est un candidat à l’éclosion en 2026-27. Le joueur de centre autrichien a récolté 22 points (huit buts, 14 passes) en 33 matchs après que les Canucks l’eurent acquis du Wild du Minnesota dans la transaction Quinn Hughes le 12 décembre dernier. Zeev Buium, 20 ans, pourrait lui aussi éclore et devenir le défenseur no 1 à Vancouver quelques mois après son départ du Minnesota.

NJD@VAN: Buium coupe le déficit des Canucks en moitié

Jonathan Lekkerimaki (22 ans), Liam Ohgren (22), Braeden Cootes (19) et Tom Willander (21) pourraient eux aussi mettre l’épaule à la roue cette saison. Et devant le filet, Thatcher Demko espère retrouver la santé. Si tout le monde réussit à largement surpasser les attentes, les Canucks se battront pour une place de quatrième as.

JETS DE WINNIPEG

Saison dernière : 35-35-12, à huit points de la deuxième place de quatrième as

Comment ça s’est terminé : Les Jets ont amorcé la saison avec neuf victoires à leurs 12 premiers matchs, mais ils ont perdu 24 de leurs 30 sorties suivantes (6-19-5) pour chuter au tout dernier rang du classement de l’Ouest. Ils ont été mathématiquement exclus de la course aux séries le 13 avril, un an après avoir remporté le trophée des Présidents avec 56 victoires et 116 points, deux records de concession.

Plus gros changement pendant la saison morte : Il est presque certain que les Jets amorceront leur saison avec un nouveau gardien no 1. Connor Hellebuyck a été suspendu par l’équipe jeudi, car il n’a pas joint ses coéquipiers pour la première journée du camp d’entraînement. Le triple vainqueur du trophée Vézina a annoncé publiquement le 27 août qu’il avait demandé un échange aux Jets après la fin de la dernière saison.

Stuart Skinner devrait donc hériter du poste de partant à Winnipeg. L’ancien des Oilers d’Edmonton et des Penguins de Pittsburgh a signé un contrat de deux ans et 7,5 millions $ (3,75 M$/saison) avec les Jets le 1er juillet. Il a connu des hauts et des bas ces dernières années, mais il fait partie d’un groupe sélect de quatre gardiens ayant joué au moins trois matchs de séries à chacune des trois dernières campagnes (Frederik Andersen, Jake Oettinger, Andrei Vasilevskiy). Skinner a notamment aidé les Oilers d’Edmonton à accéder à la finale de la Coupe Stanley en 2024 et 2025. Il a partagé la tâche avec Arturs Silovs pendant la majorité de la dernière année à Pittsburgh, mais il a obtenu la confiance de l’entraîneur Dan Muse pour les trois premières rencontres éliminatoires de l’équipe face aux Flyers de Philadelphie.

Skinner peut faire un honnête boulot, mais les Jets se doivent de l’entourer d’un bon gardien ‘1B’. Pour l’instant, deux options se présentent à l’interne : Thomas Milic, qui a présenté un taux d’efficacité de ,905 en 41 matchs avec le Moose du Manitoba dans la LAH la saison dernière, ou celui qui était son adjoint, Domenic DiVincentiis (13-6-2; 3,03; ,896; 2 bl.)

Pourquoi ça pourrait être différent cette année : Même sans Hellebuyck, le noyau ayant remporté le trophée des Présidents il y a un peu plus d’un an est similaire à celui qu’auront les Jets en 2026-27. Josh Morrissey, Neal Pionk, Mark Scheifele, Kyle Connor, Gabriel Vilardi et Cole Perfetti sont tous capables de grandes choses. Certains ennuis offensifs et une baisse de régime de Hellebuyck auront privé l’équipe manitobaine des séries, mais ils pourraient fort possiblement renverser la vapeur cette saison en se ralliant derrière leurs nouveaux gardiens de but.

Contenu associé