VANCOUVER – Le nouvel entraîneur-chef Manny Malhotra tentera d’instaurer une nouvelle culture basée sur le plaisir chez les Canucks de Vancouver, qui en sont aux débuts d’une reconstruction.
Présenté aux médias vancouvérois jeudi, le pilote de 46 ans – le 23e de l’histoire des Canucks – a aussi souligné l’importance de l’engagement des joueurs au quotidien et de signes constants d’amélioration.
Vancouver a terminé la dernière saison au dernier rang du classement général avec une fiche de 25-49-8. L’ancien entraîneur Adam Foote a été congédié le 19 mai.
« Les équipes qui amorcent une reconstruction savent qu’il y aura des moments difficiles. Lorsque tu le réalises, les épreuves deviennent plus faciles à surmonter, a soutenu Malhotra. Cela dit, on ne versera pas dans la complaisance.
« C’est dans ces moments qu’on pourra évaluer le caractère de notre groupe, voir de quoi on est fait, apprendre ce qu’est la résilience. On apprendra comment renverser la vapeur quand les choses ne vont pas comme on le souhaite. Pour réussir sa reconstruction, il faut être constant, croire en ce que tu fais, et appliquer chacun de tes principes d’équipe au quotidien. »
Malhotra a lui-même vécu des moments difficiles comme entraîneur dans la dernière année avec les Canucks d’Abbotsford, la filiale de Vancouver dans la LAH.
En 2024-25, première saison de Malhotra à Abbotsford, sa troupe a présenté une fiche de 44-24-2-2 et remporté la Coupe Calder. Mais cette saison, avec une formation amoindrie par les blessures et les rappels, les Canucks n’ont pu participer aux séries. Ils ont terminé la campagne avec une fiche de 28-37-4-3.
Le nouveau directeur général des Canucks, Ryan Johnson, a soutenu que le travail de Malhotra dans cette saison plus difficile lui a renforcé sa candidature.
« C’est une année qui m’a rempli d’humilité, a assuré Malhotra. Tu comprends à quel point c’est difficile de gagner sur une base régulière. J’ai compris qu’il fallait vivre pleinement ces moments difficiles.
« C’est facile d’être de bonne humeur lorsque les choses vont bien et que tu gagnes des séries. Tout le monde se porte bien. Mais il faut aussi montrer ce genre d’énergie lorsque les choses vont moins bien. Nous savions à Abbotsford que cette saison était bien différente de la dernière, mais nous avons voulu maintenir notre niveau d’émotion, de préparation, d’énergie, et je crois que notre message a été bien reçu par le groupe.
« Notre fiche ne montre pas tout. À travers le développement de certains joueurs, on a pu voir que les leçons de l’an 1 se sont transposées à l’an 2. On a vu l’évolution dans le jeu de plusieurs d’entre eux. »
Malhotra est familier avec la pression d’un marché comme Vancouver, l’ayant vécue comme joueur de 2011 à 2014.
Le septième choix au total du repêchage de 1998 par les Rangers de New York est devenu l’un des meilleurs centres défensifs de la LNH et a terminé sa carrière de hockeyeur avec un total de 295 points (116 buts, 179 passes) en 991 matchs de saison régulière avec les Rangers, les Stars de Dallas, les Blue Jackets de Columbus, les Sharks de San Jose, les Canucks, les Hurricanes de la Caroline et les Canadiens de Montréal, puis de deux buts en 35 rencontres éliminatoires.
Malhotra s’est tourné vers le métier d’entraîneur en 2016 lorsqu’il s’est joint au département de développement des joueurs des Canucks. Il a ensuite été entraîneur adjoint de l’équipe de 2017 à 2020 avant d’aller occuper le même poste chez les Maple Leafs de Toronto jusqu’en 2024. En plus de bien connaître Johnson, Malhotra a déjà joué avec les jumeaux Sedin, nouveaux coprésidents des opérations hockey à Vancouver.
« Cette organisation occupe une place spéciale dans mon cœur, a souligné Malhotra. Mes enfants sont tous nés sur la côte ouest. Comme joueur, j’ai vécu des années spéciales de ma carrière ici. J’ai joué avec des gars qui sont maintenant au Temple de la renommée. Je sais à quel point les partisans de l’équipe sont passionnés et ce que les Canucks représentent pour cette ville. Les gens de Vancouver veulent voir un produit sur la glace à la hauteur de leur amour pour l’équipe. »
Malhotra était le deuxième joueur de descendance sud-asiatique à jouer dans la LNH, et il sera le premier entraîneur de descendance sud-asiatique à diriger une équipe du circuit.
« Je connais les implications et je sais à quel point c’est spécial, a-t-il conclu. Mais je veux être le meilleur entraîneur possible, et non le meilleur entraîneur de descendance sud-asiatique. C’est ma mentalité.
« Cela dit, je vois et comprends l’importance pour la communauté sud-asiatique. J’avais droit à un soutien incroyable de la part de cette communauté à Abbotsford. Les gens me disaient à quel point ils étaient fiers que quelqu’un de même descendance atteigne un tel échelon dans le hockey. Mais il n’en demeure pas moins que mon but est simplement d’être le meilleur entraîneur possible pour les Canucks de Vancouver. »




















