BOLDUC BADGE CHAUMONT

WINNIPEG – Du Wrigley Field, stage emblématique des Cubs de Chicago, au Princess Auto Stadium, domicile des Blue Bombers de la Ligue canadienne de football. En un peu moins de deux ans, Zachary Bolduc aura découvert deux enceintes inhabituelles pour y jouer un match de la LNH.

Le 31 décembre 2024, Bolduc avait participé à la Classique hivernale avec les Blues de St. Louis. Les Blues avaient triomphé des Blackhawks 6 à 2. Dimanche soir, il foulera la glace avec un autre uniforme sur ses épaules, celui des Canadiens de Montréal, contre les Jets de Winnipeg dans le cadre de la Classique Héritage.

« Je voudrai encore une fois profiter du moment, a dit Bolduc après un entraînement du CH en soirée sur la patinoire extérieure au stade des Bombers. Il y aura de la nervosité et de l’emballement. Je jonglerai avec un paquet d’émotions. Mais ça restera un souvenir inoubliable.

« Je suis encore un jeune joueur de la LNH et je m’apprête déjà à jouer un deuxième match à l’extérieur. C’est un privilège. L’aspect unique d’un tel match est le fait de jouer dehors. Tu revis plusieurs souvenirs de ton enfance. J’ai tellement joué à la patinoire du coin quand j’étais petit. »

Au Wrigley Field, Bolduc n’avait pas écrit son nom sur la feuille de pointage. Alexandre Texier, l’un de ses partenaires de trio avec le Tricolore en ce début de saison, avait marqué un but en plus d’obtenir une passe. À cette époque pas si lointaine, les deux joueurs partageaient le même vestiaire avec les Blues.

STL@CHI: Texier se joint à la fête au Wrigley Field

« C’est cool de revivre un autre match sur une immense scène avec Tex, a affirmé Bolduc. Je le connais maintenant depuis quelques années et j’ai développé une grande amitié avec lui. Je joue maintenant au sein du même trio que lui. Nous avons vraiment du plaisir ensemble. »

Dans un autre coin du vestiaire, Texier a également puisé dans ses souvenirs.

« Quand tu marques un but dans un match important, c’est encore plus plaisant, a répliqué l’ailier français. C’était une expérience tellement cool de jouer à Chicago. J’ai le sentiment que je suis Zach. J’étais à St. Louis avec lui, je suis maintenant à Montréal avec lui. Je retire beaucoup de plaisir en jouant avec Phil (Danault) et lui. Nous ne jouons pas des matchs parfaits, mais nous avons de bonnes intentions. J’aime aussi la communication au sein de notre trio. »

En plus de se concentrer sur les Jets, le CH devra contrôler d’autres aspects plus imprévisibles avec un match en plein air.

« Pour les matchs à l’extérieur, tu ne contrôles pas certains facteurs comme l’état de la glace et la température, a affirmé Texier. Je respirais de la même façon à Chicago. Je n’avais pas de trouble avec ça. Mais pour une deuxième journée, la patinoire était bonne ici à Winnipeg. Il faisait un peu froid, mais ce n’était pas terrible. C’est mieux de jouer au mois d’octobre à Winnipeg qu’en décembre ou janvier. »

La mésaventure de papa Bolduc

À la fin d’un entraînement d’un peu plus de 30 minutes, les joueurs du CH ont partagé la glace avec les membres de leur famille. Il y avait de jeunes enfants, mais aussi des plus vieux.

Richard Bolduc, le père du numéro 76, a finalement trouvé une façon de tester la patinoire même s’il a oublié sa valise dans le métro de Chicago, entre l’aéroport et le centre-ville plus tôt cette semaine.

« Mon père s’en voulait avec cette petite histoire de valise égarée, a souligné l’ailier de 23 ans. J’ai eu le temps de rire un peu de lui. Mais il s’en voulait puisqu’il a perdu des objets importants, comme ses patins et un chandail avec mon numéro dans le dos. Je lui ai toutefois prêté ma deuxième paire de patins pour lui permettre d’embarquer sur la glace ce soir. »

Pour Bolduc, le simple fait de porter le chandail du CH ne représente pas un rêve uniquement pour lui.

« C’est un rêve que je partage avec toute ma famille, a-t-il lancé lors de cette entrevue avec LNH.com. Mon père est la retraite et il a la chance de venir me voir jouer à Montréal, mais aussi sur la route à quelques reprises. C’est un bonheur de partager ce trip là avec mon monde. Je viens de Trois-Rivières et je reste à seulement 90 minutes de Montréal. »

En 10 matchs cette saison, Bolduc connaît un fort départ avec six points (4 buts, 2 passes) et un différentiel de +2.