QUÉBEC – Phillip Danault a opté pour la prudence, jeudi, pour mesurer la progression des Canadiens de Montréal après leur participation à la finale de l’Est le printemps dernier.
« Les gens disent qu’on n’est pas loin (de la Coupe Stanley), mais en même temps, on a joué deux matchs no 7, dont un où l’on a gagné même si on n’a pas eu beaucoup de lancers », a rappelé l’attaquant québécois avant de participer au traditionnel Pro-Am Sun Life au Centre Vidéotron. La dernière année nous a montré ce dont on a besoin. »
Malgré tout, c’est avec une formation pratiquement inchangée que le CH amorcera sa saison 2026-27 à la fin septembre. Le DG Kent Hughes a octroyé une prolongation de contrat de huit ans à Ivan Demidov le 1er juillet et une entente de trois ans à Jakub Dobes deux jours plus tard, mais aucun joueur régulier de la LNH ne s’est joint à l’équipe depuis le début de la saison morte. L’équipe reste donc à « une ou deux pièces » d’aspirer à la Coupe Stanley, selon lui.
Danault n’a pas offert de précisions quant aux « pièces » dont il est question, mais le regard se porte naturellement sur les positions de deuxième centre et de sixième défenseur, qui ont fait l’objet d’un carrousel en cours de calendrier 2025-26. Oliver Kapanen, Jake Evans, Phillip Danault et Alex Newhook demeureront les principales options de Martin St-Louis pour piloter l’unité d’Ivan Demidov, tandis qu’Adam Engstrom et David Reinbacher se joindront sans doute à Arber Xhekaj et Jayden Struble dans la lutte pour le dernier poste disponible à la ligne bleue au camp.
« Ce n’est pas si facile de faire des moves, a tempéré le vétéran de 33 ans. La direction sait qu’on a de bons joueurs, de bons jeunes. Kent et Gorts (le président des opérations hockey Jeff Gorton) ne ressentent pas la pression de faire un échange dès maintenant. Si l’occasion se présente, je n’ai aucun doute qu’ils vont en profiter pour améliorer l’équipe. C’est ce qu’ils font depuis cinq ans.
« Je n’ai pas peur de commencer la saison avec la même formation. »
Bolduc serein avec sa situation contractuelle
Le dernier gros dossier sur la pile de Hughes d’ici la fin de l’été : octroyer un nouveau contrat à Zachary Bolduc, qui est joueur autonome avec compensation depuis le 1er juillet. Bolduc vient d’écouler la dernière année de son contrat de recrue.
Les camps d’entraînement s’ouvrent dans un mois, et pourtant, c’est avec un apparent sentiment de sérénité que Bolduc s’est amené devant les micros jeudi. L’ancien des Remparts de Québec profitait du Centre Vidéotron, son domicile de 2021 à 2023, et venait de renouer avec d’anciennes connaissances de ses années juniors. Le contrat, visiblement, était bien secondaire à ce moment précis.
« Ce sont des choses hors de mon contrôle, a-t-il expliqué. Je fais confiance à mon agent. Les choses avancent chaque semaine. On espère pouvoir régler ça avant le camp. »
Bien qu’on ignore quelles sont les demandes salariales du clan Bolduc, le principal intéressé assure que son désir est de demeurer à Montréal « pour plusieurs saisons ».
« Mais la direction doit prendre ses décisions aussi. Je ne m’avancerai pas sur quoi que ce soit – je vais faire confiance à mon agent – mais j’ai confiance que de belles choses s’en viennent. »
Bolduc a connu une première saison avec le CH remplie de hauts et de bas. Il a obtenu 30 points (12 buts, 18 passes) en 78 matchs de saison régulière, puis sept points (trois buts, quatre passes) en 19 rencontres éliminatoires, mais a connu deux longues séquences de 13 et 31 matchs sans marquer.
Le CH dispose d'environ 10 millions $ de marge de manoeuvre sous le plafond salarial en vue de la prochaine saison.
Un mot sur Anze
La première réaction de Danault lorsqu’on lui a demandé de commenter la récente annonce du retrait du numéro 11 de son ancien coéquipier avec les Kings de Los Angeles Anze Kopitar?
« Ils sont gentils, ils vont faire ça à ma fête, le 24 février! Un beau cadeau… »
Les éloges ont ensuite fusé à l’endroit du retraité slovène, qui a marqué l’histoire des Kings avec 1316 points (452 buts, 864 passes), deux conquêtes de la Coupe Stanley et deux victoires du trophée Selke en 20 saisons dans la métropole californienne.
Kopitar et Danault ont joué les rôles de centre 1 et 2 des Kings pendant la majorité du passage de Danault à L.A. de 2021 à 2025.
« Kopi a toujours été une légende à mes yeux, que je regardais avant même d’aller jouer à Los Angeles, a assuré Danault. Il a souvent été dans l’ombre dans l’écosystème sportif de L.A., mais il est un "joueur Selke", extrêmement bon des deux côtés de la patinoire. »


















