La première fois que Martin Lapointe a vu Gleb Pugachyov à l’œuvre la saison dernière, il a appelé Nick Bobrov pour lui poser une question toute simple.
« C’est qui ce gars-là? »
Un peu plus d’un an plus tard, Lapointe a indiqué que les Canadiens de Montréal avaient Pugachyov très haut sur leur liste en vue du repêchage 2026. La veille, le directeur général Kent Hughes avait révélé avoir tenté à plusieurs reprises de s’avancer en première ronde pour mettre la main sur le robuste attaquant de 6 pieds 3 pouces et 224 livres. Il est finalement parvenu à se hisser au 26e rang pour le réclamer, au grand plaisir de Lapointe.
« Ce gars-là est une licorne », a lancé le directeur du dépistage amateur des Canadiens. « Nous aimons la manière dont il joue à chacune de ses présences. Les détails que l’on voit dans son jeu sont très rares chez un joueur de son âge. Il joue déjà dans la KHL, il plonge devant des tirs pour les bloquer, il se replie avec intensité, il termine ses mises en échec et il apporte la rondelle au filet.
« Il regroupe tout ce qu’on veut voir chez un joueur, et nous avions le sentiment que c’est de lui dont nous avions besoin. »
Pugachyov est d’abord tombé dans l’œil des dépisteurs du Tricolore au cours de ses séries éliminatoires dans la MHL la saison dernière. Après l’avoir rencontré pour la première fois à l’été 2025 au camp organisé par l’agence Gold Star de l’agent Dan Milstein, l’organisation a suivi sa dernière campagne avec assiduité.
Peu importe la ligue dans laquelle il a évolué, cette saison – il a récolté trois points en 13 matchs dans la KHL avec le Torpedo de Nizhny Novgorod, cinq en 15 rencontres avec son club-école dans la VHL, et 24 points en 33 parties dans les rangs juniors – c’est davantage ce qu’il dégageait comme émotion sur la glace que ses statistiques qui a retenu l’attention des dépisteurs du CH.
« Il possède une énergie contagieuse, a soumis Bobrov, le codirecteur du dépistage amateur du CH. Il n’y a plus beaucoup de jeunes aujourd’hui avec une telle énergie contagieuse qui possèdent une identité comme la sienne. On la sent dans l’amphithéâtre, dans le vestiaire, mais aussi quand nous l’avons rencontré en Floride et qu’il interagissait avec ses pairs. C’est impressionnant. »


















