Kapanen badge Chaumont

BROSSARD – « Je ne sais pas, on va voir. » À la veille d’un cinquième match préparatoire contre les Sénateurs d’Ottawa au Colisée Vidéotron de Québec, Martin St-Louis a utilisé cette petite phrase à toutes les sauces après un entraînement où il avait concocté deux nouveaux trios à l’attaque.

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Kirby Dach a patiné en compagnie de Zachary Bolduc et de Patrik Laine, alors qu’Alex Newhook s’est exercé aux côtés d’Ivan Demidov et d’Oliver Kapanen. Les trios de Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky ainsi que de Jake Evans, Josh Anderson et Brendan Gallagher sont demeurés intacts.

À sa sortie d’un entraînement intense d’un peu plus de 60 minutes, St-Louis n’avait pas trop le goût de partager ses motivations pour expliquer les plus récents changements.

S’il y a une évidence depuis le début du camp, c’est que Laine reste une énigme pour son jeu à cinq contre cinq. Même s’il a prédit qu’on verrait la meilleure version de lui, le Finlandais n’a rien cassé à l’aile gauche avec Dach et Demidov.

« Je ne sais pas. On va voir. Je ne sais pas ce que ça peut apporter (les changements), a affirmé St-Louis. Je n’ai aucune idée. C’est pour ça qu’on essaie des choses. »

Relancé à savoir ce qu’il aimerait voir de ses deux nouveaux trios, l’entraîneur en chef a frappé sur le même clou.

« J’espère qu’ils seront capables de jouer du hockey collectif des deux côtés de la glace, a-t-il affirmé. J’espère qu’ils utiliseront leurs atouts quand le jeu le permet. On va voir. »

Avec un centre différent (Newhook) et un autre ailier (Kapanen), Demidov profitera-t-il plus de la rapidité de ses deux nouveaux partenaires?

« Je ne le sais pas, on va voir », a souligné l’ancienne gloire du Lightning de Tampa Bay. « Vous pensez que j’ai toutes les réponses. Mais on va voir. »

Kapanen dans une bonne position

Il n’y a encore rien de coulé dans le béton. St-Louis l’a dit lors de sa conférence de presse lundi matin. Mais s’il y a un jeune attaquant qui semble en bonne posture, c’est Kapanen.

Kapanen, qui a joué un bon match dans le gain de 4-2 contre les Maple Leafs samedi à Toronto, avait une place parmi les douze premiers attaquants de l’équipe à l’entraînement. Il ne portait pas un chandail bleu foncé, comme c’était le cas pour Owen Beck, Florian Xhekaj, Joseph Veleno et Samuel Blais.

« On vous donne du matériel avec les chandails, vous allez remplir les journaux, a répliqué St-Louis en riant. "Kappy" joue d’une façon très mature. Il a un ordinateur de la LNH. Je trouve qu’il a pris un pas physiquement en comparaison de l’an dernier. Il fait plusieurs choses sur une glace. »

Avec Kapanen, le CH a également l’option de compter sur un droitier qui peut aussi jouer au centre afin de mieux encadrer Newhook, un centre gaucher qui aura besoin de s’améliorer au cercle des mises en jeu.

« Je dois simplement continuer à jouer de la même façon, a dit Kapanen. Je joue avec cœur, je reste responsable défensivement et offensivement, et j’ai l’expérience de l’an dernier. »

Quatre chandails pour deux postes ?

Sur papier, il y a encore 16 attaquants présents au camp. Le CH en gardera probablement 14 pour l’ouverture de sa saison le 8 octobre contre les Leafs à Toronto.

Si on considère que Kapanen a déjà un pied dans le vestiaire de l’équipe, c’est donc dire que Veleno, Blais, Beck et Xhekaj lutteront pour les deux derniers postes à l’attaque.

« Je sais que la course reste très serrée, a affirmé Veleno. Je le savais avant même le camp. Nous continuerons à nous battre pour une place, autant aujourd’hui que dans quelques semaines ou mois. Dans cette ligue, ça n’arrête jamais. Tu dois garder comme mentalité qu’il faut toujours travailler fort. »

Avant le passage de Veleno devant les journalistes, St-Louis avait également décrit la course pour les derniers postes comme une lutte serrée.

« C’est assez serré, a-t-il reconnu. Il y a de bonnes options. Il n’y a rien de coulé dans le béton. Nous partirons la saison d’une certaine façon, mais ça ne veut pas dire que nous aurons trouvé la formule.

« Si tu sors le trio de Suzy (Suzuki) de l’équation, c’est une formation très compétitive et nous ne savons pas encore où les pièces tomberont en place. »

St-Louis avait également un message pour les plus jeunes joueurs de l’équipe. Beck et Xhekaj, deux joueurs qui n’auraient pas à passer par le ballottage pour retourner avec le Rocket de Laval, patineront probablement sur une glace plus mince en raison de leur situation contractuelle. Et à 21 ans, ils auront besoin de jouer souvent. Le Tricolore ne voudra pas les garder dans des rôles de 13e ou de 14e attaquant.

« Le camp se finira et certains joueurs sentiront que c’est la fin de la course, mais ce n’est pas le cas, a philosophé St-Louis. La ligne d’arrivée bouge toujours. Tu as toujours besoin de sprinter en ne sachant pas la distance restante. Il y a une date limite pour le premier match de la saison. Mais si tu ne gagnes pas la première course, tu peux toujours gagner la suivante. Il y a toujours une course. »

La formation du CH à l’entraînement

Cole Caufield – Nick Suzuki – Juraj Slafkovsky
Zachary Bolduc – Kirby Dach – Patrik Laine
Ivan Demidov – Alex Newhook – Oliver Kapanen
Josh Anderson – Jake Evans – Brendan Gallagher
Samuel Blais/Joe Veleno – Florian Xhekaj – Owen Beck

Mike Matheson – Noah Dobson
Kaiden Guhle – Lane Hutson
Arber Xhekaj – Alexandre Carrier
Jayden Struble – Adam Engstrom

Samuel Montembeault
Jakub Dobes
Kaapo Kahkonen