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MONTRÉAL -Brendan Gallagher veut gagner. Il ne veut que ça, en fait. Le pugnace ailier droit des Canadiens de Montréal affirme qu'il ne se voit pas passer toute sa carrière dans la LNH sans gagner la Coupe Stanley. La bonne nouvelle pour les partisans des Canadiens, c'est qu'il croit pouvoir le faire à Montréal.

« Je peux difficilement m'imaginer ne pas rivaliser pour l'obtention de la Coupe chaque année », a déclaré Gallagher au cours d'une conférence téléphonique organisée par les Canadiens, jeudi.

« L'objectif pour moi, c'est d'être dans cette position. J'ai le sentiment que nous avons ce qu'il faut chez les Canadiens pour que je le fasse. Vous voulez toutefois voir l'équipe faire des pas vers l'avant et progresser. »

Se disant peu friand des dépaysements, l'ailier qui fêtera son 28e anniversaire de naissance le 6 mai a dit souhaiter un heureux dénouement des négociations avec le Tricolore.

« Comme joueur, vous voulez demeurer au même endroit. Les changements peuvent faire peur. »

Gallagher entreprendra la dernière année en 2020-21 du contrat de six saisons (22,5 millions $) qu'il a paraphé en novembre 2014 -- qui est entré en vigueur pour la saison 2015-16. Il ne sera pas le seul. Ce sera entre autres le cas pour les deux membres du trio dans lequel il évolue, Tomas Tatar et Phillip Danault.

« J'étais très heureux d'avoir signé cette entente de longue durée, a-t-il avoué avec le recul. Elle m'a donné une belle quiétude d'esprit. J'ai pu jouer librement et ne pas avoir les mêmes soucis que les jeunes joueurs ont habituellement. J'ai pu m'établir dans la Ligue nationale et connaître du succès. »

Une relève prometteuse

Le potentiel de l'attaquant recrue Nick Suzuki est un des aspects positifs qui lui fait croire que l'organisation est sur la bonne voie.

« On a vu la métamorphose dans son cas cette saison par rapport à sa participation au premier camp de l'équipe, a-t-il noté. On a vu l'impact qu'il peut avoir. Il a été notre meilleur joueur en supériorité numérique. Il a fait d'énormes progrès et on peut déceler le potentiel.

« Il y a d'autres jeunes prometteurs qui s'en viennent, a-t-il continué. On parle en bien d'Alexander Romanov. Il peut certainement combler un vide en défense, ajouter de la compétitivité à la position. Le potentiel est une chose, il reste à voir, mais il y a de l'espoir. »

Interrogé à savoir quels ajouts à la formation il aimerait voir, Gallagher a souligné que ces décisions ne relèvent pas de sa compétence.

« Ce n'est pas ma tâche. Nous avons une équipe qui montre qu'elle peut connaître du succès, mais qui manque de constance. Ça relève de nous, les joueurs, et ça fait partie de ma tâche d'être meilleur. »

Les dirigeants du CH peuvent amorcer les négociations avec le conseiller de Gallagher, Gerry Johannson, à compter du 1er juillet.

Celui qui vient de connaître deux saisons de 30 buts et plus a dit qu'il ne fera pas d'urticaire advenant que les négociations s'étendent pendant la saison.

« Je suis passablement bon pour mettre les distractions de côté et rester concentré sur la tâche à accomplir. »

Il a mentionné qu'il va laisser son conseiller s'occuper du dossier.

« J'ai zéro chiffre en tête pour ce qui est du salaire que je pourrais exiger », a-t-il répondu quand on lui a parlé du contrat que Chris Kreider a paraphé (sept ans, 45,5 millions$) avec les Rangers de New York, peu de temps avant l'interruption des activités, le 12 mars.

« Je suis déjà passé par là et on a trouvé des comparables de part et d'autre avant de négocier et de conclure une entente.

« L'argent est important, je ne dis pas le contraire. C'est l'occasion pour moi d'assurer ma sécurité financière, mais ce n'est pas au sommet de ma liste de priorités. Ma priorité, c'est de gagner et je ne veux pas avoir de regret à la fin de ma carrière. Je veux me positionner afin de me donner les meilleures chances de réaliser mon objectif. »

La Coupe cette année

Après avoir passé les premières semaines du confinement à Montréal, Gallagher est de retour à son domicile en Colombie-Britannique, où il suit assidûment l'évolution de la pandémie de coronavirus.

« Ça fait partie de ma routine quotidienne. Je regarde les bulletins télévisés, les conférences de presse des politiciens. Ça me permet de suivre ce qui se passe au Québec, qui est durement touché. J'ai hâte de voir descendre le nombre de cas partout. »

Il est également au fait des discussions que tiennent les représentants de chacune des équipes auprès de l'Association des joueurs, en vue d'une éventuelle reprise. L'attaquant Paul Byron est le représentant des Canadiens.

« Paul et moi prenons part à toutes les conférences téléphoniques. Nous nous parlons souvent sur une base quotidienne, a-t-il indiqué. Paul fait du bon travail afin de relayer les informations aux gars. Notre équipe est bien informée et elle a une bonne compréhension de la situation. »

Insistant pour dire qu'il n'est absolument pas dans le secret des dieux, Gallagher a argué qu'il a le sentiment qu'on va recommencer à jouer au hockey au cours des prochains mois.

« Je ne peux pas rien prédire. Tout est entre les mains des professionnels de la santé et des politiciens, a-t-il commencé par dire. Ce que je sais, c'est que (le commissaire) Gary Bettman fera tout en son pouvoir afin que les activités reprennent. Il devra répondre à nos nombreux besoins comme joueurs. Si j'avais à me prononcer, il y a des séries. Je ne sais pas quelle formule elles prendront, on devra se montrer créatif, mais je pense qu'on va accorder la Coupe Stanley cette année. »