Les Canucks sont justement les plus avantagés sur ce point, mais ne semblent guère équipés pour tirer profit de cet avantage. Outre un très bon taux de conversion à forces égales, Vancouver affiche en effet un jeu de possession à forces égales et des unités spéciales plus qu'ordinaires.
C'est donc dire que la porte est grande ouverte pour les Ducks d'Anaheim. Ceux-ci relèvent tranquillement de leur effroyable début de saison et affichent un excellent taux de possession, ainsi que des unités spéciales fort avantageusement représentées aux ratios de tirs. Reste à voir si la poisse des tireurs et, surtout, les performances inégales des gardiens peuvent leur donner du répit.
La bataille qui oppose les équipes de la division centrale semble beaucoup plus serrée. Un peu largués aux points, les Jets de Winnipeg montrent pourtant de très bons taux de possession et, surtout, des performances exceptionnelles dans les filets (merci à Connor Hellebuyck). Ils sont loin, mais ne sont pas encore morts. L'Avalanche vit et meurt par ses gardiens et les taux de réussite de ses tireurs, un mélange des plus instable sans un bon jeu de possession à forces égales. Mais, après les Flames de Calgary l'an dernier, qui sait? Tout ça dépend franchement de l'état de santé de Semyon Varlamov, disons-le.
Les Predators et le Wild sont aussi en contrastes : si le Wild a un meilleur jeu de possession que l'Avalanche, il est loin de celui des Predators, qui, par contre, ont beaucoup de difficultés avec leurs gardiens (Pekka Rinne n'est plus l'ombre de lui-même). Difficile, aux seuls chiffres, de les départager. C'est peut-être bien sur le calendrier (franchement plus facile pour le Wild que les Predators) que tout ça va se jouer.
Dans l'Est
C'est plus serré dans l'Ouest, où aucun club de troisième position n'a vraiment pris le large face au reste du peloton. Les matchs à jouer sont ici plus importants; les Flyers de Philadelphie et les Islanders de New York ont encore 35 joutes au calendrier, les Penguins de Pittsburgh 34.