TORONTO – Jim Montgomery a eu besoin d'un mot pour décrire ce que c'est que de diriger Auston Matthews.
« Facile », a-t-il lancé.
L’entraîneur des Bruins de Boston a eu la tâche d’être l’entraîneur d’Équipe Matthews lors du Match des étoiles de la LNH 2024 Rogers au Scotiabank Arena de Toronto dimanche. Ses troupiers ont eu le dessus 7-4 contre Équipe McDavid en finale pour remporter les honneurs.
« Vous n’avez qu’à lui dire de sauter sur la glace, et il marque, a ajouté Montgomery. Après, tu n’as qu’à le renvoyer dans la mêlée. Encore et encore! »
Pour une fois, il était heureux d’avoir Matthews de son côté plutôt que sur le banc de l’équipe adverse.
Au cours de la finale, le franc-tireur des Maple Leafs de Toronto a inscrit deux buts et une passe pour mériter le titre de joueur par excellence du tournoi dans l’aréna de son équipe. Matthews a augmenté l’intensité au fil du match et, surtout, quand la victoire était à portée de main.
« On voyait qu’il voulait gagner. J’ai entendu lui et [William] Nylander discuter de replis défensifs. Je ne m’attendais pas à ça », a dit Montgomery (rires).
Matthews connait une saison extraordinaire, alors qu’il a déjà atteint le plateau des 40 buts et qu’il est en voie d’en inscrire 70 s’il conserve son rythme actuel. Il s’agit d’un exploit qu’on n’a pas vu dans la LNH depuis 1992-93, quand Teemu Selanne et Alexander Mogilny l’avaient réussi. Il n’était pas question que Matthews cesse de remplir le filet durant la pause du Match des étoiles.
Matthews, qui compte 58 points en 46 rencontres cette saison, a non seulement été un ambassadeur pour la ville de Toronto, il a aussi démontré tout son talent sur la glace. Tant durant le Match des étoiles que lors des Habiletés des étoiles de la LNH présentées par DraftKings Sportsbook, alors qu’il a terminé au troisième rang derrière McDavid et le défenseur de l’Avalanche du Colorado Cale Makar.
« Je vois tout le travail qu’il accomplit durant l’été », a souligné son bon ami et coéquipier avec Équipe Matthews, Clayton Keller. « Je l’ai déjà dit, mais je ne l’ai jamais vu ralentir la cadence. Il fait comme si tout avait l’importance d’un match, et ça paraît. J’ai appris ça de lui. »





















