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LNH.com propose une analyse en profondeur de chacune des 32 équipes entre le 8 août et le 8 septembre. Aujourd'hui, trois enjeux à surveiller chez les Sharks de San Jose.
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1. Les Sharks seront-ils en mesure de générer plus d'offensive?

San Jose n'a pas participé aux séries éliminatoires depuis 2018 et c'est en grande partie en raison de ses difficultés à marquer des buts.
Les Sharks sont 30e dans la LNH pour les buts marqués par match au cours des trois dernières saisons (2,58) et à égalité au 25e rang en avantage numérique (17,1 pour cent). Comme si ce n'était pas suffisant, ils ont accordé en moyenne 3,28 buts par rencontre (neuvième pire rendement dans la LNH) depuis le début de la saison 2019-20.
David Quinn, le nouvel entraîneur de San Jose, est bien au fait de ces difficultés offensives. Selon lui, la clé sera de trouver différentes façons de marquer, car les Sharks n'ont pas acquis un attaquant d'impact qui pourrait être la bougie d'allumage dans cette facette du jeu.
En fait, San Jose a échangé son meilleur défenseur offensif de la dernière décennie, Brent Burns (594 points depuis 2011-12), aux Hurricanes de la Caroline le 13 juillet.
« Je pense que nous pouvons être une équipe plus productive et ça peut se traduire de différentes manières, a dit Quinn. Je suis encore en train de me familiariser avec l'équipe et mon opinion à propos d'un joueur peut être complètement différente de celle que j'aurai après quelques semaines au camp d'entraînement. C'est la beauté du changement. »

2. Peuvent-ils remplacer Brent Burns?

Non, surtout quand on considère l'ensemble de ce que Burns apportait aux Sharks. Il était leur meilleur défenseur, il est celui qui a été le plus utilisé dans toute la LNH la saison dernière (2144:02, 26:09 par match), il a joué les 82 matchs, il a récolté 54 points (10 buts, 44 passes) et il était le leader sur et en dehors de la glace.
« 'Burnsy' va nous manquer, a admis le capitaine Logan Couture. Sans aucun doute. C'est difficile de le remplacer. Je ne sais pas comment le dire autrement. »
Erik Karlsson devra être celui qui en prendra davantage sur ses épaules. Quinn a soutenu que le double gagnant du trophée Norris est en santé à l'approche du camp d'entraînement et qu'il veut redevenir un vrai défenseur numéro un.
Le vétéran de 32 ans a amassé 35 points (10 buts, 25 passes) en 50 rencontres la saison dernière.

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Les Sharks se fieront également au défenseur Mario Ferraro, qui a inscrit 14 points (deux buts, 12 aides) et joué en moyenne 23:00 par partie en 63 matchs la saison dernière.
Malheureusement pour les Sharks, Nikolai Knyzhov devrait être à l'écart jusqu'en février après s'être déchiré le tendon d'Achille en s'entraînant en août. San Jose espérait que le défenseur de 24 ans soit un joueur d'impact à la ligne bleue cette saison.

3. Ont-ils un véritable gardien no 1?

« Statistiquement, c'est [James] Reimer, n'est-ce pas? » a dit Quinn.
Ça ne signifie toutefois pas que Reimer est officiellement le gardien no 1 des Sharks, lui qui a maintenu une fiche de 19-17-10 avec un blanchissage, une moyenne de buts alloués de 2,90 et un pourcentage d'arrêts de ,911 en 48 matchs (46 départs) la saison dernière.
Le portier de 34 ans rivalisera avec Kaapo Kahkonen, âgé de 26 ans, pour du temps de jeu. Adin Hill était lui aussi dans le portrait jusqu'à ce que les Sharks l'échangent aux Golden Knights de Vegas en retour d'un choix de quatrième ronde au repêchage de 2024.
Kahkonen a conservé une fiche de 2-6-1 avec une moyenne de 2,86 et un taux d'efficacité de ,916 en 11 parties (10 départs) après avoir été acquis par les Sharks dans une transaction avec le Wild du Minnesota le 21 mars.
Aaron Dell représente aussi une option. Le vétéran de 33 ans devrait amorcer la saison avec le Barracuda de San Jose, dans la Ligue américaine de hockey (LAH).
« Nous aimons notre profondeur devant le filet », a indiqué Quinn.