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31 en 31 : Analyse des Maple Leafs de Toronto pour les poolers

Alors que Nylander devrait rebondir, Barrie pourrait ralentir avec sa nouvelle équipe

par Nicolas Ducharme @NicolasDucharme / Journaliste LNH.com

LNH.com propose une analyse en profondeur de chacune des 31 équipes pendant tout le mois d'août. Du côté des poolers, nous vous offrons un joueur à cibler au cours de la prochaine campagne, un joueur à éviter, et un joueur à surveiller, qui pourrait devenir une carte cachée si les astres s'alignent. Aujourd'hui, les Maple Leafs de Toronto.

Les deux dernières saisons se sont avérées payantes pour les gens qui avaient choisi des joueurs des Maple Leafs dans leur pool. La campagne 2019-2020 ne devrait pas être différente.

Pour une deuxième année consécutive, les Maple Leafs ont terminé au quatrième rang de la LNH pour les buts marqués (286) grâce à une puissante offensive menée par l'un des meilleurs jeux de puissance de la Ligue.

31 EN 31 MAPLE LEAFS : Analyse de l'alignement | Les meilleurs espoirs | Toutes les analyses « 31 équipes en 31 jours »

Or, les nombreux changements à la formation dans les dernières semaines ne devraient pas ralentir cette production, elle pourrait même l'améliorer. L'acquisition du défenseur Tyson Barrie permettra à Toronto d'avoir une meilleure option sur la deuxième unité d'avantage numérique que ne l'était Jake Gardiner.

Nazem Kadri est le meilleur joueur à ne plus être avec la formation, mais il avait été relégué au poste de troisième centre à la suite de l'arrivée de John Tavares à Toronto en juillet 2018. Acquis dans la transaction Barrie-Kadri, Alexander Kerfoot devrait bien s'acquitter de la tâche de le remplacer, à moins qu'il se retrouve à gauche afin de permettre à Jason Spezza d'évoluer sur ce trio. 

Bien sûr, tous ces scénarios pourraient tomber en pièces si Mitchell Marner ne s'entend pas avec l'équipe avant le début de saison, ce qui entraînerait un jeu de chaise musicale. Sans camp d'entraînement pour trouver son rythme, on peut s'attendre à ce que la production de Marner soit à la baisse. C'est ce qui était arrivé avec William Nylander l'an dernier, lui qui, après avoir signé un contrat le 1er décembre, avait amassé 27 points en 54 parties, une moyenne de 0,5 point par match, ce qui était inférieur à sa moyenne de 0,74 de la saison précédente.

À cibler : William Nylander - La dernière saison a été en montagnes russes pour Nylander. Incapable de s'entendre avec les Maple Leafs sur un nouveau contrat, il s'est entraîné en Suède afin de garder la forme. Puis, une fois la nouvelle entente signée, il a disputé son premier match le 6 décembre, où il a été blanchi de la feuille du marqueur. À vrai dire, il n'a amassé que trois points à ses 19 premières rencontres. En raison de ce lent départ, Nylander s'est retrouvé la majorité du temps sur le troisième trio de l'équipe, en compagnie de Kadri et d'Andreas Johnsson ou Patrick Marleau.

Video: TOR@BOS, #1: Kadri aide Nylander à faire 3-1

Cette faible production ne devrait pas se répéter. Contrat en poche pour les cinq prochaines saisons, Nylander pourra se concentrer sur son jeu dès le camp. Il devrait aussi retrouver Auston Matthews, le centre avec qui il a évolué lorsqu'il a réalisé des saisons de 61 points en 2016-2017 et 2017-2018. 

Or, lors de ces deux campagnes, Nylander n'évoluait pas sur le premier jeu de puissance des Maple Leafs, pas plus que l'an dernier. Le départ de Kadri pourrait se transformer en promotion pour lui, et il pourrait ainsi obtenir une excellente chance d'ajouter des points au compteur.

À éviter : Tyson Barrie - L'acquisition de Barrie est un bon coup de la part du directeur général Kyle Dubas, mais on peut douter qu'il soit en mesure de s'approcher du cap des 60 points comme il l'a fait lors des deux dernières saisons avec l'Avalanche du Colorado.
Barrie aura un rôle différent à Toronto par rapport à Denver, où il était le défenseur le plus utilisé en avantage numérique et le deuxième à 5-contre-5. Morgan Rielly devrait garder ce poste à Toronto, ce qui signifie que Barrie devrait se retrouver sur la deuxième unité du jeu de puissance. Sa production en souffrira inévitablement.

L'arrière de 28 ans pourrait aussi être moins souvent en zone offensive, selon l'utilisation qu'en fera Mike Babcock. Parmi les défenseurs réguliers de la LNH (plus de 41 matchs), il a été le troisième à prendre le plus de mises en jeu en zone offensive à 5-contre-5 (63,12 pour cent), devancé par Torey Krug, des Bruins de Boston, et Jon Merrill, des Golden Knights de Vegas. De plus, il n'était pas confronté aux meilleurs éléments adverses à forces égales.

Video: COL@SJS, #2: Barrie frappe d'un laser

Aussi redoutable soit l'attaque des Maple Leafs, elle n'a pas un premier trio aussi dangereux que celui de Nathan MacKinnon, Gabriel Landeskog et Mikko Rantanen chez l'Avalanche - les trois joueurs ont cumulé une moyenne de 3,42 points par match l'an dernier. Or, aucun défenseur au Colorado n'a eu plus de temps de jeu en compagnie de ce trio que Barrie.

À surveiller : Andreas Johnsson - Johnsson a dû patienter pendant cinq ans après son repêchage (202e, 2013) pour disputer une première saison complète dans la LNH. L'attente en a valu la peine puisqu'il a impressionné.

L'entraîneur-chef Babock lui a fait confiance en l'utilisant avec Auston Matthews, et l'attaquant de 24 ans a obtenu 43 points (20 buts, 23 passes) en 73 matchs l'an dernier, ce qui en a fait la quatrième recrue la plus productive de la dernière saison - lui qui était le plus âgé parmi les 22 meilleures recrues en 2018-2019.

Video: BOS@TOR, #3: Johnsson déjoue Rask du revers

Avec le départ de Marleau et l'absence de Zach Hyman en début de saison - lui qui se remet d'une opération à un genou - Johnsson devrait obtenir beaucoup de temps de jeu, et possiblement évoluer sur le premier trio de l'équipe. Il pourrait aussi se retrouver sur le premier jeu de puissance puisque les Maple Leafs ne regorgent pas d'options sur le flanc gauche. 

Johnsson a peut-être fait le saut tardivement dans la LNH, mais il a produit partout où il est passé, que ce soit dans la Ligue élite de Suède (SHL) ou dans la Ligue américaine de hockey (LAH). Chaque fois qu'il s'est retrouvé dans un nouveau circuit, sa production a été en forte croissance lors de sa deuxième saison. Ça devrait se répéter dans la LNH.

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