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MONTRÉAL - Partisans des Canadiens, attachez votre ceinture : octobre est arrivé!

L'année dernière marquait le début d'une nouvelle ère à Montréal.

Une nouvelle génération de jeunes talents a intégré la formation et les Canadiens ont joué un tout autre genre de hockey. C’était excitant, libérateur et, pour une première fois depuis longtemps, les joueurs semblaient n’avoir aucune pression sur les épaules.

À travers la province, les attentes des partisans demeuraient vivantes, mais elles étaient tempérées par un désir de soutenir la réinitialisation de l’équipe. Le groupe était en transition et c’est ce que son style de jeu reflétait.

C’était un pas dans la bonne direction pour le Tricolore. Au vu du classement, cette affirmation peut sembler absurde, mais les succès de la dernière saison n’allaient jamais être mesurés en victoires ni en défaites. Il s'agissait plutôt de faire progresser les jeunes, de trouver une identité et de développer une culture qui contribuerait aux succès de l'équipe pour les années à venir.

Les fondations sont coulées à Montréal. Il est maintenant temps de construire sur les bases de l'année dernière.

« Cette année, on ne part pas de zéro, a dit l’entraîneur-chef Martin St-Louis. On est plus avancés dans notre développement. La saison dernière, l'équipe était comme un enfant, un bébé. Ce qu'on demande à un bébé et ce qu'on demande à un enfant de sept ou huit ans, c'est différent [...] Il faut s'occuper d'un bébé, alors qu'un enfant plus âgé est capable de plus de responsabilités. »

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Ce sens des responsabilités dont parle St-Louis est un résultat direct de l'expérience, et un atout que la majorité des Canadiens chercheront à développer par rapport à l'an dernier. 

Commençons par le capitaine du Tricolore, Nick Suzuki. Lorsqu'il est question de responsabilités, le joueur de 24 ans s’y connait, lui qui entame sa deuxième année avec le « C » sur sa poitrine.

Tout bon leader se caractérise par sa capacité à donner l'exemple sur la glace, mais aussi, et c'est peut-être plus important, en dehors de la glace. Ça, Suzuki l’a bien compris. Récemment, le natif de London, en Ontario, a été nommé ambassadeur de la Fondation Asista, un organisme qui vient en aide aux chiens, et il contribue aussi au Club des petits déjeuners du Canada.

Sur la glace, sa production a été tout aussi impressionnante. En 2022-2023, Suzuki a cumulé 66 points, un sommet personnel, et a éclipsé son ancien record individuel de buts en trouvant le fond du filet 26 fois, en plus de ne manquer aucun des 82 matchs des Canadiens. Il reste à voir ce que le numéro 14 du Tricolore fera cette année, mais s'il y a un joueur sur lequel l'équipe peut compter quand il s’agit de constance, c'est bien Suzuki.

Ensuite, il y a Cole Caufield. Ce dernier s’est entendu avec les Canadiens sur les termes d’un contrat de huit ans d’une valeur de 62,8 millions $, le 5 juin dernier.

Le joueur de 22 ans, qui a enregistré 26 buts en 46 matchs l’année dernière (un rythme de 46 buts pour une saison complète), revient d'une opération à l'épaule qui a mis fin prématurément à sa deuxième campagne dans la LNH, mais il affirme qu'il est complètement rétabli et qu'il se sent « à 100 % ».

Peu de joueurs ont un talent de marqueur naturel comme Caufield, mais l’Américain est prêt à parfaire le reste de son jeu au cours de sa troisième année complète dans les rangs professionnels. S'il y parvient, sa place au cœur de l'élite ne sera plus à faire.

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En général, les noms de Suzuki et Caufield sont suivis de celui de Kirby Dach. Mais, bien qu’il était considéré l’an dernier comme le complément naturel du duo 14-22, cette saison, l’attaquant de 22 ans pourrait être appelé à pivoter son propre trio.

Dach, qui a connu des difficultés avant son arrivée à Montréal l'été dernier, a démontré l’ampleur de son potentiel sous la gouverne de St-Louis, affichant des sommets personnels sur l'ensemble de la feuille de pointage. Par conséquent, l’entraîneur-chef des Canadiens croit que Dach – qui peut jouer tant à l’aile qu’au centre – est désormais prêt à jouer un rôle de premier plan.

Parlant de deuxième chance, Mike Matheson a obtenu la sienne après avoir été échangé aux Canadiens avant la dernière saison, et il ne l’a pas saisie qu’en excellant sur la glace. Le 11 septembre dernier, l'organisation l'a nommé adjoint au capitaine pour la prochaine campagne.

Matheson continuera de patrouiller à la ligne bleue des Canadiens cette saison et cherchera à poursuivre sur la lancée des 36 points qu'il a produits en 48 matchs seulement (rythme de 61 points en 82 matchs) l'an dernier, ce qui constitue un sommet personnel.

Dans la lignée des nouveaux départs, Alex Newhook appuiera à son tour sur le bouton de redémarrage cette année. Newhook, acquis du Colorado en juin, a connu sa part d'adversité avec l'Avalanche - non pas par manque de talent, mais plutôt par manque d'opportunités. Cette saison, un monde de possibilités s’offre à lui; reste à voir le chemin qu'il parcourra tout en continuant de se développer.

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Pendant ce temps, les Canadiens regorgent de talents déjà habitués à l'atmosphère du Centre Bell. Des vétérans chevronnés comme Brendan Gallagher, Jake Allen, Sean Monahan, David Savard et Josh Anderson serviront à nouveau de phare aux jeunes Kaiden Guhle, Jordan Harris, Juraj Slafkovsky et Arber Xhekaj, les guidant dans l’incertitude d'une saison complète de 82 matchs.

Par ailleurs, Rafaël Harvey-Pinard, Johnathan Kovacevic et Samuel Montembeault chercheront à consolider leur statut de réguliers dans la Ligue.

Un total de 72 joueurs ont été invités au camp d’entraînement tenu au Complexe sportif CN en septembre et au début octobre et, contrairement à l’an passé, peu de places étaient disponibles dans la formation d’ici au premier match de la saison. Mais, peu importe les 23 joueurs qui ont réussi à inscrire leur nom sur la formation finale, cette bataille pour se tailler une place se poursuivra bien après le 11 octobre.

« C’est toujours une bataille. Même après le camp d’entraînement, c’est toujours une bataille, a dit St-Louis. En tant qu’athlète, tu dois convaincre les autres que tu as ta place. Tu dois toujours chercher la meilleure chaise disponible […] Il s'agit de trouver une chaise et de jouer le rôle de cette chaise, tout en essayant toujours de gagner une plus grande chaise. »

Sur le banc des Canadiens et dans le vestiaire, il n’y a pas de chaise individuelle. Un seul siège unifie l'équipe, réunissant la vingtaine de joueurs en un seul groupe. Selon St-Louis, c'est la base de la victoire.

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« Parfois, le succès sur la glace part de bien plus loin, a expliqué l’entraîneur-chef. C’est dans le vestiaire que ça commence, habituellement. »

Une nouvelle saison offre de nouvelles opportunités et, alors que les Canadiens avancent dans leur phase de transition, ils commencent l’année avec des critères plus élevés et des attentes plus grandes. Pour la troupe de St-Louis, il ne reste plus qu’à y répondre.

Un texte d’Evan Milner, traduit par Hélène Cloutier.