« C’est plaisant de partager cette expérience avec lui », a confié Suzuki via Zoom vendredi. « On a vécu beaucoup de choses ensemble, et c’est juste un autre moment qu’on peut partager. »
Voici quelques-uns des propos tenus par le duo après avoir reçu la nouvelle lors d’une disponibilité média vendredi après-midi.
Veuillez noter que les questions et réponses ont été modifiées à des fins de clarté et de concision.
Deux de ceux qui ont gagné ce trophée sont ton entraîneur-chef, Martin St-Louis, trois fois, et Johnny Gaudreau. Ce prix représente qui tu es en tant que personne. Je me demandais comment les deux ont eu un impact sur la personne que tu es aujourd’hui?
Caufield : Évidemment, l’un est mon entraîneur-chef, tandis que l’autre est mon bon ami, et, à l’extérieur de la glace, ils sont d’aussi bonnes personnes — sinon meilleures — que sur la glace. Ce sont deux incroyables joueurs, et ça démontre qui ils sont et comment ils se comportent. C’est plutôt spécial. Je pense que, évidemment, j’ai appris de Marty et j’ai vu comment il s’occupe des gens dans la ville de Montréal; je ne pense pas avoir déjà rencontré ne serait-ce qu’une personne qui avait une quelconque opinion négative de ces gars-là. Et Johnny était un joueur de hockey incroyable et quelqu’un autour duquel les gens gravitaient et avec qui ils voulaient être. Évidemment, Marty est toujours avec nous au quotidien, et ça rend le tout encore plus spécial à mes yeux. Et je crois que Johnny serait plutôt fier de moi en ce moment, et je suis convaincu qu’il l’est. Je pense que ça en dit long sur qui ils sont, et ça représente beaucoup pour moi d’être reconnu à leurs côtés.
Ton père t’a appris que, meilleur tu es défensivement, plus tu seras bon offensivement. À quel point est-ce spécial de pouvoir partager cette réalisation avec tes parents?
Suzuki : Mon père m’a appris ça il y a longtemps. J’essaie de simplement être un joueur auquel les entraîneurs peuvent se fier, défensivement et offensivement, et je pense avoir vraiment pris ça à coeur quand j’étais enfant. Si tu joues bien défensivement, tu auras davantage possession de la rondelle, ce qui est toujours plus plaisant. Ç’a été génial de leur partager la nouvelle, à eux comme au reste de ma famille. Ils sont une raison importante de pourquoi je suis ici aujourd’hui, et je ne peux les en remercier suffisamment.
As-tu l’impression que, cette saison, Nick a été davantage reconnu parmi les joueurs ou la ligue en général?
Caufield : Au sein de notre équipe, non, parce qu’on voit ce qu’il fait chaque jour. On sait quel type de joueur il est et c’est ce qui le rend aussi spécial, le fait que la ligue n’avait peut-être pas réalisé à quel point il est bon et à quel point il pourra l’être dans le futur. [...] C’est vraiment mérité, ne serait-ce qu’en raison des saisons qu’il a connues auparavant. De passer de la pire équipe de la ligue à là où l’on est aujourd’hui, ce ne serait pas arrivé sans lui ni sans le leadership qu’il amène chaque jour. Il y a énormément de choses qu’il fait qui aident l’équipe dans son ensemble, et on suit vraiment ses pas, donc c’est très mérité. Je pense que les gars dans l’équipe diraient qu’on ne s’y attendait peut-être pas, mais on savait tous qu’il avait ça en lui.
Que représente le fait d’atteindre ces nouveaux plateaux ensemble, compte tenu du fait que vous faisiez partie du noyau d’origine de la reconstruction?
Suzuki : On était les jeunes de l’équipe il y a six ans, et aujourd’hui on fait partie des joueurs plus vieux qui essaient de montrer l’exemple et de mener jour après jour. C’est chouette de voir où notre équipe est rendue comparativement à il y a quatre ans, et on est une jeune équipe excitante. Cole et moi sommes vraiment fiers de faire partie des Canadiens, et on veut simplement donner le meilleur de nous-mêmes et ramener le championnat dans cette ville qui nous a déjà tant donné.
Caufield : C’est une période excitante pour la ville de Montréal, c'est prometteur et il y a de l’espoir quant à l’avenir. […] C'est très emballant et on est chanceux d’être où l’on est, et c’est vraiment spécial et je suis heureux de partage tout ça avec [Nick] parce que je ne serais pas du tout là où j’en suis aujourd’hui sans lui.